rue quincampoix
tes ronds de fumée bleue me mènent en bateau
paris attend l’aveu sur la rue rambuteau
heureuse pluie d’été l’orage ouvre nos mains
j’ai traversé la ville pour t’étreindre enfin
les pavés de la rue quincampoix devenus
voûte piège berceau pour nos corps en cerceau
ta main brise mes doigts et ta salive nue
marque ma lèvre au sang évident de ton sceau
l’oiseau chante trois fois sur le premier matin
la noyée sous ton poids ferme ses yeux vaincus
nos hanches arrimées épaules éperdues
nous voilà donc au bout de l’étrange chemin
2 juillet 2003
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