passage du monténégro
cet amour inutile et blafard au matin
quand le souvenir saoul se réveille incertain
quand il se mêle au souffle tiède de tes yeux
va s’enfle et s’amplifie dans le grand midi bleu
tu brilles sur les toits de paris les coupoles
ta main sans équivoque ploie sur mon épaule
stupéfaite et son poids s’y arrête un moment
l’erreur l’oubli le rêve étalent ton tourment
si je t’oublie mon âme prend feu et s’éteint
un trou dans la nuit bleue avale mon chagrin
10 mai 2003
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