rue au maire
je t’aime évanescent dans les cordons de rêves
je t’aime au trouble sang des vertiges du bal
je t’aime dans le mal du printemps récurrent
tête tendue au fer et littéraire étoile
noirs et bruns cils osés confuse elle miroir
mains jumelles mêlées ronde fervente et rare
vers la seconde ailée où tu pends ton regard
à nos gorges tressées où se noue ton histoire
je te défie que le soleil porte son deuil
j’oublie ta geste et ton odeur au matin blanc
j’oublie les mots brillants où je couchai ton œil
j’oublie une saison encore l’air ardent
26 avril 2003
Chapitre suivant : passage du monténégro