canal saint-martin
où allons-nous joyeux sur la mousse des bières
qui danse sur les cils de nos élans gémeaux
tes yeux sont si profonds quand je m’y désaltère
qu’ils tournent se défont au fond coulent mes os
mais j’ai donné la main qui tremble devant toi
sur la table où tu roules mes fleurs sous tes doigts
et je donne le sein à cet amour narquois
au mépris de la houle au grand péril du roi
je ne sais où mène cette valse d’abeilles
je serre ta main chaude au creux de mon sommeil
tes yeux me font reine mais tu ne diras rien
tacites et brûlants nous allons nos chemins
l’air frémit entre nous sur le quai du canal
ce soir était si doux blanc les fleurs caillaient blêmes
et roses cerisiers l’odeur de l’eau étale
et la fièvre tremblée comme un très vieux poème
25 mars 2003
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