place de la nation
la vague est revenue du printemps rouge sang
grevant le cœur qui saute et qui s’enfle et se serre
agrippe la poitrine et palpite aux artères
l’instant l’instant d’après se replace le temps
la seconde assassine a figé le passant
l’ange à la geste aiguë aux entrelacs puissants
qui coule ses yeux froids dans le calme étang blanc
puis s’enfuit transparent au sursaut du levant
mes doigts tremblent mes yeux troublés troublent tournoient
glissent lisses brillent tes billes dans tes doigts
le souffle de ton corps s’enroule autour de moi
devant nous le voyage l’air frémit la voix
sautille lilas blanc lilas mauve au printemps
sève verte et sincère perle fleur à blanc
qu’elle éclate en couleurs en habit rouge sang
et l’été cognera cette année plus ardent
27 avril 2002
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