Whismerhill - Omnis - texte intégral

In Libro Veritas

Omnis

Par Whismerhill

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Prologue

15 mars 2000, Nancy, 6h32 :
Tant de vies dépendaient de lui désormais ! Charles était assis près de la fenêtre. Les événements des dernières semaines s’étaient un peu précipités. Comment aurait-il pu savoir qu’il en arriverait là ? Personne, sauf Dieu lui-même, n’aurait pu prévoir qu’il vivrait de cette manière. Il réfléchissait en se demandant s’il avait bien fait, s’il ne s’était pas trompé. Avait-il fait le bon choix ? Quelles allaient être les conséquences pour lui, ses proches, la terre et l’univers entier ? Il était persuadé d’avoir agi pour le bien de tous mais il ne pouvait s’empêcher d’avoir un doute au plus profond de lui-même. De là où il était, il pouvait observer dehors et voir son œuvre, sa création ! A 23 ans, personne ne pouvait dire qu’il avait vécu plus de choses. D’ailleurs, personne, de quelque âge que ce soit, ne pouvait se comparer à lui, il était parfaitement unique. Plongé dans ces pensées, Charles se repassait en boucle ce qu’il considérait comme le début de son histoire. Tout avait commencé presque deux mois plus tôt alors que, comme tout étudiant ordinaire en fin de cycle, il se préparait à passer ses derniers examens. Il devait valider son année avant de partir un peu plus tard en stage. Tout avait commencé alors qu’il n’était, selon ses propres termes, pas encore tout à fait un homme. Il lui manquait l’indispensable à ses yeux : une moitié d’humanité, une moitié de vie, un amour. Bien sûr, il avait déjà été amoureux auparavant mais jamais il n’avait été concrétisé par quelque chose de sérieux. Jamais il ne s’était senti assez amoureux pour oser déclarer sa flamme. Voilà ce qui lui manquait quand les lueurs étaient arrivées. Ce dont il ne se doutait pas à l’époque, c’est qu’avec l’amour viendraient aussi les ennuis. Le fait que les deux ne soient pas liés n’empêcherait pas sa vie de basculer tantôt dans la folie, tantôt dans le bonheur.

Chapitre suivant : Les lueurs