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Bienvenu dans le monde réel

- Par Frédéric Marcou
Dans sa collection : Livres
-
- Date de publication sur In Libro Veritas : 28 juillet 2009 à 22h44
- Dernière modification : 29 septembre 2011 à 16h16
- Découvrez par vous même...
-
- Mot clés :
- invention, realite, autobiographie
13 aiment
3 n'aiment pas |
371 lectures |
66 pages
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On publie une bouse bi...
On publie une bouse bien nulle, genre : "Une envie de sexe" et cela fait venir les lecteurs. Juste derrière on colle son "66 pages" et l'on se dit :" Ah ha ! je suis trop fort, je vais pulvériser les statistiques."
Le seul problème, Fred, c'est tellement mauvais que personne ne passera le cap des dix premières pages. Très sincèrement, vous me faites pitié... et Dieu sait si je n'aime pas éprouver ce sentiment. Arrêtez de vous prendre pour un écrivain, vous allez vous faire du mal. Contentez-vous de lire, lire, lire, lire... peut-être en sortira-t-il quelque chose ? Silence et modestie ?
Mea culpa.
Fred, suite à nos échanges en mp, je suis revenu lire "Bienvenu dans le monde réel" au-delà de la page 10. Et je te prie de bien vouloir accepter toutes mes excuses, la deuxième partie est assez bouleversante, je te comprends mieux parce que je te connais mieux. Il faut vraiment s'abstenir de juger les gens trop hâtivement, je me suis fait piéger, je le regrette sincèrement. J'ajouterai que c'est bien écrit, vraiment bien.
Bernard
66 pages bien écrites ...
66 pages bien écrites que j'ai lu d'une traite. Le Chapitre 2 est bouleversant. Merci de nous permettre de vous connaître mieux.
Attiré par les comment...
Attiré par les commentaires des moranivero et de Bernard, et non par votre démarche que je continue de considérer comme très inappropriée, j'ai lu.
Tout d'abord, il n'y a presque pas de fautes et le style fait preuve d'un vrai travail. C'est simplement mais bien écrit. Je salue votre effort.
Ensuite, contrairement à mes prédécesseur peut-être submergés par leur affect, je ne vais pas m'excuser. Vous nous invitez dans « votre monde réel » mais pour moi, il n'y a qu'une réalité : vous êtes l'auteur et je suis le lecteur. Un lecteur qui trouve toujours que vos textes précédents étaient médiocres et que votre démarche était mauvaise.
Mais là n'est pas le sujet. Parlons donc de ce texte et de la réalité justement.
Vous divisez ce texte en deux parties. L'une qui s'ancre dans un imaginaire complètement absurde et l'autre qui résonne comme une confession intime, une autobiographie sincère. En le construisant ainsi, finalement, vous ne brouillez pas vraiment les pistes de la réalité – car il semble que c'est un peu le but de ce texte -. Je m'explique : la première partie est tellement absurde que son caractère irréel nous semble évident, bien réel et en tous cas bien communiqué comme tel par l'auteur. Ainsi finalement, le lecteur décèle le vrai du faux très facilement et du début à la fin, tout le texte semble réel.
Il y a une deuxième solution, surtout si on lit votre dernière phrase : on peut également se dire que tout cela est une fiction et que le petit Fred et professeur Fred sont tous deux des personnages fantasmés. Dans ce cas là, pas d'étonnement non plus : le lecteur ne croit en rien de ce qu'on lui raconte – ce qui ne l'empêche pas d'apprécier. Mais finalement, dès que le lecteur a fait un choix, croire ou ne pas croire, il n'est plus étonné par rien jusqu'à la dernière ligne.
Donc oui, j'aurais préféré que vous nous emportiez dans des incertitudes qui nous désoriente, en mélangeant réel et irréel. La partie « réelle » devrait à mon avis commencer le récit (de plus, vous ferez moins fuir le lecteur) puis être entrecoupée – progressivement et point trop brutalement – de ces délires absurdes.
Pour ce qui est du fond de ce texte (la seconde partie, principalement) : de quoi souffre le petit Fred ? De schizophrénie (on ne voit pas trop ce que vient faire le psychologue là-dedans en sus du suivi psychiatrique) ? De délire de persécution du à ses géniteurs manipulateurs ? De perversion narcissique lui-même ? A vrai dire, le lecteur n'est pas psy et là n'est pas la question. La question est : qu'est-ce que le petit Fred transmet à ses lecteurs ?
Voici ce que personnellement, il m'a transmis : un cruel manque d'amour et de reconnaissance. Le petit Fred a franchi une étape en se séparant de ses parents mais il lui reste encore à grandir, à devenir adulte (il dit lui-même être encore un enfant), à vivre dans le réel et non dans le fantasme. Quand on est enfant, on vit tous dans un fantasme : je veux être pompier, je veux être chanteuse, je veux être écrivain, je veux être comme mon idole Philip K.Dick... mais le petit Fred à 34 ans et n'est plus un enfant alors il doit faire un choix. Vivre dans la réalité ou pas. Le petit Fred vivra-t-il un jour de sa plume ? C'est la question bien réelle que je poserais au petit Fred si je l'avais devant moi.
Au final, j'ai apprécié ce texte. J'y ai trouvé beaucoup d'idées intéressantes à développer, même si son but devrait être plus défini si l'auteur veut l'atteindre.
Alors je pose cette question rhétorique à Frédéric Marcou (et non au petit Fred ni au professeur Fred) : pourquoi avez-vous écrit ce texte qui a du vous demandé un grand travail ? Quel est l'effet que vous voulez produire chez le lecteur et quel est le prix escompté de tous ces efforts ?
Et bien au moins, c'est plus du lynchage
Il y a progrès et questionnement, c'est déjà mieux, je vais essayer de répondre aux questions posés.
Je trouve même que c'est une excellente question le petit fred vivra-t-il de sa plume ?: je vais répondre en tout cas, il se bats pour ça.
Pourquoi écrit-on pour faire partager, pour témoigner, je crois non ?
L'effet ? A vrai dire je l'ignore.
Le prix de tout ses efforts c'est surement que je suis un homme libre maintenant.
Si vous avez d'autres questions ou si je n'est pas répondu justement, vous pouvez continuer de m'interroger, j'y répondrais.
je commence
à lire, ça l'air sympa, même très sympa ?!
As-tu intégré mon bouquet d'éléphants roses ?
Je n'ai pas le temps de m'y mettre maintenant, mais j'ai envie de revenir tourner les pages, Professeur Fred.
C'est à lire...
...Car c'est une oeuvre originale qui mérite le détour.
Il répond à sa souffra...
Il répond à sa souffrance....par ses mots !
on sent affluer les larmes de l'enfance, la douleur, l'indicible !
Frédéric fait de son oeuvre son confident et s'abandonne pleinement à l'écriture...sa liberté...." je suis libre" !.....
Il répugne l'indifférence, l'exclusion, la misère, l'individualisme......"la solidarité est et restera"....
Malgré l'ombre qui l'entoure,il a cette force, cette volonté fulgurante si bien exprimées dans sa poèsie....
La vie sera toujours enivrante tant qu'il aura le frisson de l'écriture....
Il est libre Fred....
Il est libre Fred....
y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler !!!!!
vraiment un grand moment de lecture !
Merci Frédéric Marcou
Cette oeuvre est très ...
Cette oeuvre est très (trop) personnelle, et peut souffrir, non d'amateurisme, mais de non-professionnalisme.
Elle est indispensable pour mieux lire et comprendre Frédéric Marcou quand on est lecteur sur ILV. Sinon, il y a le risque bien illustré par Bernard et sa réaction spontané d'être mal classé dès le départ.
Est-ce qu'une telle authenticité peut permettre le succès (car Fred n'est pas un génie, a un peu de talent (denrée rare), et que c'est l'affect qu'il a su solliciter qui éclaire ensuite ses lignes pour leur donner tout leur sens).
Je ne sais pas. Mais c'est bien d'être un auteur convaincu. En cela, Frédéric Marcou détonne, la plupart des auteurs ILViens ayant plutôt tendance à une modestie maladive. Quoi qu'il en soit, sans être indispensable, Frédéric Marcou est un auteur intéressant à découvrir, déjà par son extrême originalité : comme une fleur du mal, peut-être (mais le mal n'est pas dans la fleur)
Hé ! Hé ! J'ai lu...
Le pauvre père de Fred se tirera les cheveux de la tête s'il lit ce qu'à écrit son fils. Les gens qui souffrent de la triste maladie de Fred survivent toujours, ce sont les autres qu'ils enterrent.
Quel rapport...
entre le monde réel et celui de l'édition ? La marguerite et le rouleau compresseur ?
Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches,
et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous,
ne le déchirez pas entre vos deux mains blanches
et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux...
Paul Verlaine
Fred, mon avis est que le potentiel est important. Bien aidé par quelqu'un de généreux qui ne penserait qu'à vous et pas à se faire mousser, pour l'orthographe, la grammaire, la syntaxe, bref, toutes ces petites choses secondaires qu'on appelle la forme... le fond du texte serait vraiment mis en valeur. J'ai aimé l'authenticité, la mise à nu, la sincérité, le côté pathétique... je suis un peu restée sur ma faim pour la profondeur, l'étoffe, le développement. Je pense que certains passages auraient gagné à être plus développés (sans pour autant tomber dans l'auto-appitoyement et le misérabilisme). Oui, pour moi ce livre est un diamant brut, qu'on devrait pouvoir sortir de sa gangue (si c'est comme ça qu'on dit) avant de le tailler... Dans tous les cas un parcours intéressant dont le partage pourrait effectivement servir à certains. Merci !
c'est super
la deuxième partie est belle et émouvante, elle aurait mérité de figurer en première partie du livre.
Néanmoins le professeur Fred ne démérite pas.
Continue Fred