Fialyne Olivès - Ne touche surtout pas à mon pays - texte intégral

In Libro Veritas

Ne touche surtout pas à mon pays

Par Fialyne Olivès

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Ne touche surtout pas à mon pays

 
Pourquoi murmures-tu la haine dans le cœur des enfants de mon pays, toi qui t'es exilé, toi que ta terre a abandonnée et qu'aux lointains rivages que tu as choisi, tu pleures des flots agrippé aux histoires des Djeddis ?
Djeddis qui d'histoires bernant d'une légende à une autre qu'il était une fois, une pierre, deux pierres, trois pierres  donnèrent  la vie à un enfant, deux enfants, trois enfants.... qu'elles nommèrent Guerre…
 
Mais viens donc voir mon pays, viens…
 Même si dans la poche, il n'y a beaucoup de sous, dans le cœur, il y a de l'amour.
Viens donc, toi qui t'es exilé, viens…
Viens voir les enfants de mon pays, berbères, chaouis, espagnols, turcs tous Imazighens, tous libres, loin d'être enfermés dans une identité, s'ouvrant à leurs pareils, ceux qui veillent la terre de leurs pères, la terre qu'ils sèment et aiment.
Viens donc voir, toi qui t'es exilé…
Toi que ta terre a abandonnée...
Toi qui arrose de mépris de tes histoires d'il était une fois djeddi…
Viens  voir nos enfants fusionner, se tenir par la main de Tamanrasset à Béjaia, d'amour s'embrassant s'aimant et faisant à l'Algérie ses véritables enfants, viens, viens donc voir…
Voir notre beau ciel sourire d'un soleil chaleureux à tous ses Algériens qui n'ont de haine, ceux qui branlent le drapeau de l'universalité, dans le cœur, l'amour de l'humanité et dans l'esprit, l'hymne d'une Algérie unie.
 
Toi qui t'es exilé et qui attends sur ton divan, là-bas aux lointains rivages, que les autres  travaillent, creusent, tournent, retournent la terre et sèment pour fleurir l'Algérie, alors toi là-bas assis, tranquille, reste là où tu es et ne touche  surtout pas à mon pays.
Fialyne Hafida Olivès
Le 27 Juin 2009

 Traduction de Djeddi
: Mon grand-père ou mon arrière grand-père.