Jean-Baptiste Messier - L'élixir de l'alambic - texte intégral

In Libro Veritas

L'élixir de l'alambic

Par Jean-Baptiste Messier

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Table des matières
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Acte VI - EXEMPLE DE ROUTINE

L’initié :

Je te parlais d'un exemple personnalisé (qui a trait à des personnes ou à toi), sinon ce ne serait pas un exemple pratique. Mais ne te sens pas obligé de le faire.

Le curieux :

 (Quelle importance tu ne jugeras pas de toute façon)

Bien prenons le stéréotype du bonheur occidental : enfants, mari, chat, 2 voitures, propriétaire d'une jolie maison, abandon de travail pour faire le devoir de la gentille épouse, vie sociale correcte.

L’initié :

Il est d'ailleurs intéressant que tu préfères qu'on ne uge pas. Parce que tu sais instinctivement que ceux qui s'y essaient n'en sont pas capable

Le curieux :

En fait non quel jugement porté à une vie qui ressemble autant à la vie de toutes les jeunes femmes de la trentaine occidentale

L’initié :

Surtout quel intérêt?

Le curieux :

La vie est bien rythmée sans temps mort et elles ont souvent l’impression de s’être complètement oubliées dans la course absolue au bonheur parfait. Mais où sont-elles dans tout ça ? Qui sont-elles ? Et pourquoi s’ennuient-elles autant ? Comment se fait-il qu’elles ne semblent pas heureuses alors qu’elles ont tout ce qui parait il fait le bonheur ?

L’initié :

Qu'est ce qui les rendrait heureuses?

Le curieux :

Le savent-elles ? C'est ça l’exemple d’impasse. Il n’est pas certain qu’elles le sachent.

L’initié :

Qu’est ce qui ne les rend pas heureuses? Donc tout est parfait! 

Le curieux :

De passer à côté d’elles peut être.

L’initié :

Tu as donné ta réponse: passer à côté d’elles (mais il faudrait savoir pour chacune d’elles, originellement). 

Le curieux :

Elles ont envie de vivre ?

L’initié :

Même réponse. Tu me donnes ton point de vue. Qu'est ce qui les ferait passer à côté d’elles ?

Le curieux :

Les obligations les contingences liées à leur statut de mère et d'épouse, peut être.

L’initié :

Qu’est ce qui leur donnerait envie de vivre? (et qu'est ce que vivre de ton point de vue?)

Le curieux :

Prendre le temps. (Là je n'ai pas de réponse)

L’initié :

Prendre le temps leur donnerait envie de vivre? J’ai bien compris?

Le curieux :

Oui. Tout est bâclé vite fait mal fait elles n'ont pas le temps de se connaître, de s'apprendre, de rire ou de ne rien faire...

L’initié :

Donc si elles commençaient par prendre le temps de faire ce que tu appelles: les obligations, les contingences liées à leur statut de mère et d'épouse, est ce que ça leur donnerait l'envie de vivre?

Le curieux :

Peut être oui. Difficile à savoir sans cobaye.

L’initié :

Qu’est ce qui pourrait les aider à "prendre le temps" dans les conditions qui sont les leurs?

Le curieux :

Mon exemple est peut être mal choisi, il est trop vague et peu personnel finalement.

Reformule si tu le peux je ne comprends pas ta question.

L’initié :

Qu’est ce qui pourrait les aider à prendre le temps dans les conditions qui sont les leurs en ce moment ?

Le curieux :

La solitude. L’ennui.

L’initié :

Donc qu’elles soient solitaires. Est-ce qu'il y a autre chose qui pourrait les aider?

Le curieux :

Savoir ce qu’elles veulent

L’initié :

Ce sont leurs pensées qui créent leur réalité. Si elles se plaignent de ne pas avoir le temps, elles obtiennent dans la réalité de ne pas avoir le temps

Le curieux :

Moui. Elles aimeraient peut être passer à autre chose.

L’initié :

C’est logique que si elles se visualisent dans un entre deux qu’elles obtiennent cet entre deux dans leur réalité, non? Si elles visualisent un changement elles obtiendront dans leur réalité un changement. A elles de visualiser le changement qu’elles veulent vraiment.

Le curieux :

Ce pourrait être amusant que toutes les mères au foyer ou usées plaquent tout plaquer pour aller s'installer sur une île déserte. Mais je ne suis pas certaine que ce soit au goût des contingences actuelles.

L’initié :

Elles se plaignent de leur vie et elles obtiennent dans leur vie ce dont elles se plaignent

Es-tu heureuse?

Le curieux :

Question personnelle directe. Disons que la somme de mes bonheurs ponctuels est plus importante que celle de mes « malheurs ». Je ne comprends pas comment il est possible d'être vide alors qu'on a tout

L’initié :

Tu te caches ta réalité en répondant ainsi. Mais bon, si tu préfères dire que tu es heureuse mais que ce n'est pas parfait. C'est ta façon d'exprimer les choses.

Le résultat me semble qu’elles se plaignent de n'être pas parfaitement heureuses.  C'est la façon dont tu visualises les choses. Elles obtiennent exactement ce qu’elles visualisent.

Le curieux :

Pourquoi font-elles ça ?

L’initié :

On s'en fout de pourquoi elles font ça

Le curieux :

Ah bon... Si on savait pourquoi on trouverait le moyen d'arrêter ça non ?

L’initié :

Non. Ce qui permet d'arrêter ça, c'est de changer sa manière de penser. La question de pourquoi elles en sont là. C'est que c'est lié à leur stade d'évolution actuel. Le jour où tu décides d'évoluer, tu n'en es plus à ce résultat. Le fait que de dire « je voudrais vivre » c'est exactement la même chose. Le principe fondamental de la vie c'est l'évolution. Elles ne sont pas satisfaites de leur vie parce qu’elles ont décidé d'arrêter d'évoluer pour des raisons liés aux apparences. Les apparences de la société occidentale. Les apparences d'une bonne femme à la maison, comme tu l'as dit une parfaite "image" de  la famille "occidentale" mais une image figée.

Le curieux :

Oui. C'est exactement ça. C'est figé.

L’initié :
     La vie c'est la croissance, le mouvement. Il leur faut agir. Ce terme "agir" est un terme générique