Jean-Baptiste Messier - L'élixir de l'alambic - texte intégral

In Libro Veritas

L'élixir de l'alambic

Par Jean-Baptiste Messier

Cette oeuvre est mise à disposition du public sous un Contrat Creatives Commons (by-nc-nd)

Vous êtes en mode de lecture plein écran. Cliquez sur le lien suivant si vous souhaitez afficher la version classique de cette oeuvre

Table des matières
Que pensez vous de cette oeuvre ?

Acte IV - TEMPS ET INTERACTION

L’initié :

Tu oublies quelques petits détails dans le processus de la pensée...

Le curieux :

Un doute raisonnable... Vais-je m'ennuyer dans la perfection de ma réalité ?

L’initié :

Doute déraisonnable... Tu t'ennuieras seulement si tu décides de t'ennuyer... mais quand tu comprendras qu'il n'y a aucune limite.. tu changeras probablement d'avis. Parce que voler est possible, parce que se téléporter est possible, parce que tout ce que tu veux même ce qui n'existe pas encore ni sur la terre, ni dans une pensée créative n'ayant fait appel à aucune analogie de la nature peut être créé.

Le curieux :

Ce qu'il me manque c'est la notion d'infini. Je ne la conceptualise pas en fait je pense. Pour toi si je comprends bien tout est exponentiel à l'infini et moi j'ai du mal à me sortir de l'idée que tout fini à un moment.

L’initié :

Exact. C'est pire que ça même. C'est que les scientifiques n'arrivent pas non plus à avoir une notion de l'infini alors ils créent une réalité dans laquelle l'univers est limité. Ils le visualisent comme une énorme bulle donc avec une limite... mais ils se trompent et d'ailleurs ils le savent très bien…

Le curieux :

Tiens donc une sphère n'est pas infinie ?

L’initié :

Parce que la question qui leur vient à l'esprit ensuite, c'est : « qu'est-ce qu'il y a après la bulle? ». La réponse est simple, il y a l'infini…

Le curieux :

Imaginer ce qui ne peut l'être... Ca ça fait peur.

L’initié :

Ce soir la nuit va tomber tu penses?

Le curieux :

Tomber ? Je n'espère pas !

L’initié :

Je reformule donc !! Est-ce que l'obscurité représentée par le passage "dans l'ombre de la terre" de la région du monde depuis laquelle nous dialoguons va occurer selon toi?

Le curieux :

Elle devrait le faire puisque qu'elle est régie par un cycle.... mais tu es déjà aujourd'hui alors que tu étais hier au début de notre échange et si nous parlons à nouveau nous serons certainement demain alors je te dirais l'obscurité oui mais la nuit ne tombe jamais. Ce que nous observons comme de l'obscurité n'est que le passage à un éclairage différent.

L’initié :

Par cette simple question et la réponse que tu en as fait. Tu peux avoir quelques éléments de réponse quand au processus complet de création de ta réalité. Le doute n'est pas mauvais en soi. Le doute permet le questionnement, il fait avancer. Ce qui ne fait pas avancer, ce sont simplement les pensées destructives qui sont issues de ce qu'on ne sait pas...Tu ne sais pas pourquoi ton hémisphère droit se refuse à lire les informations de tes synapses qui transmettent le signal optique de ton oeil... Tu doutes... et tu émets une pensée destructive dans laquelle ton oeil ne fonctionne pas et tu te confortes dans cette idée, en t'en faisant une "raison", disant que tu ne voudrais pas "détruire" tes autres sens en gagnant une vision 3D.

Mais une vision 3D c'est plus enrichissant qu'une 2D et moins qu'une 11D....Plus tu as de sens et plus tu enrichis ta perception, plus tu enrichis ta perception et plus tu élargis ton champ de conscience. Plus tu élargis ton champ de conscience et plus tu arrives à modifier ton mode de perception. Plus tu fais évoluer ton mode de perception et plus tu peux "matérialiser" ta réalité. Plus tu peux matérialiser ta réalité et plus tu peux construire ce que tu veux (et non détruire.) Plus tu peux construire ce que tu veux plus tu enrichis ta perception (par le processus identique à celui présenté plus haut pour éviter de faire des phrases turbo longue. lol). Donc c'est ce que j'appelle un "cercle vertueux" dans lequel tu augmentes ta complexité (complexe ne veut toujours pas dire "compliqué", complexe veut dire plus performant). En augmentant ta complexité, tu remontes mieux la rivière « entropie » et tu participes à la vie de l'univers.
L'univers ne se dilate pas, il est en expansion, c'est à dire en croissance. Le temps ne se dilate pas, il croit.

Le curieux :

Dur comme fer ?

L’initié :

Oui. Je n'ai pas choisi ce mot par hasard. Parce que croire ou croitre, c'est pareil. C'est douter qui induit la destruction, tu ne vois pas de ton oeil parce que tu doutes de voir quand tu auras assimilé le pouvoir qui est en toi, tu reverras.

Le curieux :

Mais as-tu envisagé que je ne le souhaitais pas pour des raisons personnelles ?

Peut être que la perception que j’ai de ma réalité me convient…

L’initié :

Je ne l'ai pas envisagé.. c'est ce que je t'explique depuis le début. C'est toi qui ne veut pas voir et tu te confortes dans cette idée en te donnant "de bonnes excuses". Bien sûr qu'elle te convient ta réalité, je n'en ai aucun doute… Même les gens qui souffrent finissent toujours pas se dire "peut être que c'est parce que j'aime souffrir finalement..)

Le curieux :

Ce n'est pas comparable je ne souffre pas

L’initié :

C'est comparable. Totalement. J'aurais même pu te dire la même chose pour mon propre comportement.

Je me conforte dans l'idée que je n'ai aucune crainte. Je me trouve des "raisons" pour me le faire dire. Ce n'est pas se mentir à soi-même de se conforter dans une idée. C'est d'ailleurs la raison quelque soit la pensée qu'on crée, qu'elle soit constructive ou destructive, on se cherche une "bonne raison" pour penser ce qu'on pense.

Le curieux :

Où veux-tu en venir ?

L’initié :

Le jour où tu prendras conscience de ton pouvoir, tu reverras et alors tu te donneras de bonne excuse pour bien voir. Tu as le choix. C'est toi qui décides. Personne d'autre. L'influence dans un sens ou dans un autre, c'est toi qui vas la chercher. La "motivation" à voir des deux yeux ou pas aussi…

Le curieux :

Puis-je me faire l'avocat du diable ?

L’initié :

Non. Tu le fais déjà… C'est ce que fait une grande majorité de gens. Ils se font tous l'avocat du diable. Essaie de te faire l'avocat de Dieu pour une fois.

Le curieux :

Est-ce qu'une amputation se répare sur la pensée ?

L’initié :

Est-ce que tu peux interdire de faire tomber la nuit? (ou toute autre formulation similaire). Ce qu'il est possible c'est d'empêcher l'amputation, ce qu'il est possible c'est d'aller au pôle nord en été.

Le curieux :

Tu ne me réponds pas. La pensée ne vient pas à bout de tout.

L’initié :

Si je viens de t'y répondre. Tu n'as pas encore compris...

Le curieux :

Nous sommes tout de même limité par notre environnement notre corps

L’initié :

Il faut 2 éléments pour que tu arrives à comprendre. Non, illimité je te dis. Et pour répondre à ta question, la réponse est oui et le processus est: "éviter l'amputation".

Le curieux :

Oui. Ca je comprends, mais dans le cas où elle se produit.

L’initié :

La jambe coupée ne fait plus partie de ton corps... tu l'as enlevée...

Le curieux :

C'est inexorable on ne revient pas en arrière

L’initié :

Le temps n'est pas linéaire. Le temps n'est pas figé. Le temps est une énergie. On peut le percevoir sur 4 aspects (l'information, la "vibration", l'intensité et la puissance), tu ne peux empêcher que la nuit tombe mais tu peux agir pour qu'elle ne tombe pas sur toi. Tu ne peux empêcher que ta jambe ne fasse plus partie de toi, mais tu peux agir pour qu'elle fasse toujours partie de ta réalité, en créant l'amputation c'est une destruction. Mais le jour viendra où on pourra faire repousser des membres disparus, quand on le fera venir dans notre réalité. C'est d'ailleurs en cours avec les histoires de clonage, de cellules souches.

Le curieux :

Les greffes...

L’initié :

Le jour viendra où la téléportation fonctionnera. D'ailleurs c'est déjà en cours avec la description de l'univers à 11 dimensions (Théorie M, tu te souviens). Il suffit de le vouloir, ce n'est pas en regardant les guerres qu'on arrête les guerres. C'est en visualisant la paix. Pas l'absence de guerre. En visualisant la paix. Et donc en agissant pour la paix pas en agissant contre la guerre. Ce sont les mouvements anti-guerre qui induisent la guerre. Tous les gens qui font les guerres disent la même chose "je ne voulais pas la guerre... " et en disant ça, ils font la guerre. Gandhi a été un pacifiste, un non violent et il est arrivé à ce qu'il voulait en voulant la paix.

Le curieux :

A-t-il eu la paix ?

L’initié :

Il a eu la paix et donc fait s'éloigner la source de conflit. Oui il l'a eu jusqu'à ce qu'on le tue. Sa pensée n'a plus existé dans cette réalité et les gens qui ont été "choqué" de ce meurtre... Quelles sont les pensées qu'ils ont généré?

Le curieux :

Jusqu'à ce qu'on le tue..... sa réalité n'était pas très sure.....

L’initié :

Oui. Ta réalité non plus.

Le curieux :

Elle l'est d'une autre manière

L’initié :

Exact. Elle l'est si tu décides qu'elle le soit. Ce terme "n'est pas très sure" n'a aucun intérêt, tu regardes les apparences d'une certaine manière et tu en déduis: sa pensée n'est pas très sûre. Oui possible, et peut être qu'il a fini par douter de la sûreté de sa réalité. Peut être qu'à force d'entendre des gens autour de lui exprimaient leurs craintes (du genre: "on ne voudrait pas te perdre...").

Le curieux :

Peut être que sa réalité n'était pas partagée

L’initié :

Il a fini par créer une réalité dans laquelle il pouvait recevoir une balle. La réalité n'est pas partagée. Elle est échangée

Le curieux :

Je fais un gros effort mais franchement il a pris une balle parce qu'une autre réalité à croiser la sienne. Nul n'est invincible s'il dépend des autres même en créant une réalité d’invincibilité. Le bout du raisonnement, ce sont les autres ?

L’initié :

 Oui et non. Ta phrase contient les deux sens. Effectivement s'il avait créé une réalité dans laquelle il ne prenait pas de balle, il devait absolument ne pas dépendre des autres. Mais effectivement il était invincible si les autres avaient dépendu de sa réalité.

Le curieux

Nous y voilà. La vision de la pensée salutaire est valable si elle est collective....

L’initié

C'est la même chose que celui qui bat le record. Les autres dépendent de sa réalité.

Non pas nécessairement. Si tu crées ta réalité dans laquelle il n'y a pas de guerre, ton environnement n'aura pas de guerre et cela, malgré les apparences de guerre autour de toi. Si tout le monde agit de la même manière, la réalité de chacun ne contiendra plus de guerre et cet ensemble de réalité "généralement constaté" crée un truc qu'on a tendance à appeler "la réalité" dans laquelle seule la paix existe.
Les apparences sont ce qu'elles sont. Parfois elles sont trompeuses, mais ça ne dépend pas des apparences…

Le curieux :

Cela dépend de quoi ?

L’initié :

Ca dépend du mode de perception utilisé pour créer ces apparences. Il faudrait que je me concentre sur une autre dénomination, parce que "perception" me parait incomplet. Une proposition ?

Le curieux :

Voyons. Veux-tu que je te laisse y réfléchir?

L’initié :

Très bon exemple. J'ai le choix de répondre oui ou non. Si je réponds "oui", je crée une réalité dans laquelle tu restes et nous réfléchissons ensemble..Si je réponds « non », j’accepte à la demande sous entendu, « puis-je me retirer ».

Le curieux :

Mais si tu réponds non..... que se passe-t-il ? Laquelle de nos réalités prendra le pas ?

L’initié :

Qui fait que cette pensée se fait prenante et que venant au devant de ta conscience tu te demandes si nous devons clore cet entretien ? Pour répondre à ta question, je vais te répondre par une question. Qu'est ce que tu veux vraiment toi?

Le curieux :

Je comprends l’idée de l’interaction.