Acte I - LA SOURCE
Postulat de base : Les apparences sont trompeusesL’initié :
Les apparences ne sont pas "trompeuses" de fait. C'est nous qui les rendons "trompeuses". C'est le mode de perception qu'on va utiliser qui les rend trompeuse. Il n'y aura jamais "la" réalité. Et c'est tant mieux.
C'est l'une des caractéristiques de la "tromperie" des apparences que certains modes de perception lui confèrent que de penser que les choses "généralement" observée; parce qu'en plus grand nombre (cette valeur de "plus grand nombre" étant d'ailleurs elle-même soumise à "subjectivité" sont "la réalité".
C'est comme dans les élections : la majorité n'a pas raison... Elle l'emporte. Ce qui n'a rien à voir avec la réalité de la raison. Et pourtant, certaines perceptions donnent raison à la majorité. Comme par exemple dans un jury. Si 9 jury sur 10 votent que l'accusé est coupable, ça ne voudra pas dire que la culpabilité de cet accusé c'est "la réalité". Les gens qui "généralement" font ceci ou cela ne représentent pas "la réalité". Il représente une réalité construite par la personne qui a établi ce constat en fonction de son mode de perception. Et les autres gens qui constatent que leur perception a tendance à les amener à la même conclusion pensent alors: "puisque je ne suis pas le seul à penser cela, c'est que ça doit être LA réalité... Et donc, d'oublier le détail subtil qui les avait l'espace d'un instant "chagriné" d'être éliminé....
La science occidentale "pratique" et notamment la médecine occidentale a cette terrible tendance à faire ainsi, par exemple.
Le curieux :
Ne faut-il pas poser des bases génériques pour que le système social soit disons "stables" ? Si on ne se fie pas à un constat, chacun est libre d'établir ces propres valeurs et c'est la porte ouverte à l'anarchie non ?
L’initié :
Sur quoi tu fondes ces craintes?
Le curieux :
Anarchie n'est pas négatif ou positif.... le terme n'induit pas une crainte chez moi. c'est celui le plus approchant que j'ai trouvé et je ne fonde pas... je questionne comme le nouveau né
L’initié :
Alors pourquoi à la fin de ta question, tu rajoutes le mot "non"?
Le curieux :
Pour la question... je peut écrire "si ?" Tu t'attaches à la forme maintenant plus au fond ?
L’initié :
Il faut se méfier des apparences... Est-ce vraiment la forme que je relève?
Le curieux :
Parfois la spontanéité ne cache rien
L’initié :
Sur quoi tu fondes cette remarque?
Le curieux :
Tu ne réponds pas ?
L’initié :
La réponse va venir d'elle même. Sois patient. Donc sur quoi tu fondes cette remarque: "parfois la spontanéité ne cache rien"?
Le curieux :
Je pense que c'était la forme mais mon engluement étant digne d'un enterrement vivant je ne peux être parfaitement affirmatif. Je t'ai répondu spontanément d'où le "non ?" qui représente une forme d'interrogation pour moi
L’initié :
De mon point de vue, le terme anarchie que tu as associé à "non" (plutôt que oui) est pour toi un "risque". Sinon, tu aurais dit par exemple, que la démocratie représente aussi un "risque" au même titre que l'anarchie ou bien que l'anarchie comme la démocratie comportent des avantages et des inconvénients. Mais ta "spontanéité" t'a fait "choisir" cette formulation et de mon point de vue, cette spontanéité démontre que tu induis un certain "risque" à l'anarchie (bien que ta remarque concernant ton questionnement de nouveau-née tente par la suite de minimiser ce fait) ce qui me ramène à la première question que je t'ai posée sur quoi fondes-tu ton estimation du "risque" que peut représenter la structure sociale "anarchique"?
Le curieux :
Sur rien je ne connais pas ce type de structure. A ma connaissance, il n'existe chez aucune espèce animale
L’initié :
Tu fais une comparaison estimant que l'anarchie "n'existant chez aucune espèce animale" c'est que "c'est la réalité". N'existant pas ailleurs il devient "normal" qu'elle te soit "inconnue" (ou "risquée" ce qui induit donc un autre concept que "l'inconnu" puisse être "risqué"... ça me rappelle un certain bruit par delà les montagnes...)
Le curieux :
Je ne peux te parler uniquement de ce dont je connais, l'extrapolation vient de l'échange de la remise en question et de l'ouverture d'esprit voire de l'exploration. Mon constat n'était pas définitif. Tu as décidé de lire que mon questionnement induisait la crainte ou le risque cela ne veut pas dire qu'il l'était. Je te faisais juste part de mon interrogation, ne faut-il pas des règles à suivre pour assurer la survie de l'espèce dans la mesure où notre seule raison d'être, semble-t-il, soit l'autodestruction ?
L’initié :
Cette réalité que tu "définis" sur la base de tes "connaissances" (qui sont dans ce cas-là des "inconnaissances") n'est fondée que sur la base de tes "observations" (qui sont dans ce cas-là des "inobservations" mais ça pourrait très bien "fonctionner" sur la base d'observation aussi ) et tu observes quoi? oui! Les apparences. Ce ne sont pas les apparences qui sont "trompeuses". C'est toi qui te trompe sur la manière de les observer. Tu ne te trompes pas consciemment car tu le fais en toute "bonne foi". Tu utilises un certain mode de perception.
Le curieux :
Je suis tout oeil.
L’initié :
Pour y arriver, je vais te poser une autre question. Quel(s) langages parles-tu? Quelles langues, si tu préfères. Ou alors combien de langues parles-tu?
Le curieux :
Le langage du corps, des signes, Celui oral, visuel, la télépathie un jour j'espère, l'observation, celui binaire, le silence, as-tu une question plus vaste ?
L’initié :
(Tu es "tous yeux"? ou bien tu as définitivement perdu l'un de tes deux yeux. si tenté que tu n'en aies que deux. ) Je te parlais de langue parlée comme l'anglais, le français, etc.
Le curieux :
(Je suis non voyant d'un oeil, mais peut être ai-je celui de voyance je te l'accorde)
L’initié :
(Définitivement non voyante d'un oeil?) La question sur la langue te pose un problème, on dirait.
Le curieux :
Le français l'anglais l'espagnol et le russe à mes moments perdus et adolescents, j'aimerais bien essayer les langues asiatiques. J’apprécie le velouté du parlé de l'orient. Pourquoi cette question ?
Chapitre suivant : Acte II - LA PRISE DE CONSCIENCE