In Libro Veritas

CAUCHEMAR

Par Louli

Cette oeuvre est mise à disposition du public sous un Contrat Creatives Commons (by-nc-nd)

Vous êtes en mode de lecture plein écran. Cliquez sur le lien suivant si vous souhaitez afficher la version classique de cette oeuvre

Table des matières
Que pensez vous de cette oeuvre ?

Ce que j'ai fais

Je ne sais pas si « confession » est le terme exact, mais j'ai eu envie en cette froide journée du 25 janvier 2005, de vous raconter ce triste passage de ma vie.
C'est l'histoire d'une femme drôle, sympa, souriante, prête pour les délires sachant faire la part des choses pour être a l'écoute de ses amis et leur donner une épaule pour pleurer. Mais seulement personne ne voyait jamais ses larmes. Elle pleurait toujours sous la pluie, enfermée dans un mutisme volontaire, personne ne voyait jamais le mal qui la hantait. Elle jouait tellement bien son rôle de femme parfaite et sans soucis, que quand le mal était trop fort et qu'elle laissait apparaître ses maux, ses amis se refusaient à lui tendre l'oreille, comme si elle n'avait pas le droit à la tristesse de son propre malheur. Devenue celle qui consolait et non pas celle à consoler. Les années passaient, sa vie en lambeau se déchirait, l'homme de sa vie devenait son pire ennemi, entre l'amour et la haine, la haine et la pitié. Puis plus rien ! Mais, de cet amour est né un enfant, sans qui sa vie n'avait aucun sens.
Et vient le jour de son départ. Avec son fils, elle est partie, se résignant à tout quitter pour un avenir meilleur, elle réussit à avoir une garde alternée, se reconstruisant petit à petit dans ce monde de brutes. De nouveau stabilisée, elle avait réussi à sortir la tête de l'eau. Une
semaine sur deux elle assumait son rôle de mère et la deuxième de rétablir sa vie de femme. Fuyant les hommes et tout ce qui s'y rattache de près ou de loin. Finalement rongée par la peur de rencontrer à nouveau, un homme qui la ferait souffrir, les mois puis une année passe, sans câlins ni tendresse autre que ceux d'une mère attentionnée.
Un an et demi est passé en ce mois de novembre 2004, était venue l'heure de la conclusion. Où était passée sa vie ? Où avait-elle fuit ? Quelle conclusion en tirer ? Si ce n'est que du temps perdu à ses yeux.
Tuée par la solitude qu'elle s'était imposée, sa peur des hommes et du passé. A quoi servait-elle ? Pour qui ? Pourquoi ? Tant de questions sans réponse, le vague a l'âme, la douleur au coeur, meurtrie et déchirée par ce semblant de vie, qu'allait-elle devenir ? Puis vient ce matin du 3 décembre 2004, elle décide de baisser les bras, elle en a marre de vivre, elle ne croit plus en rien ni en personne, son coeur est froid. Etendue sur son canapé, les idées noires de plus en plus présentes, son coeur s'oppresse. Elle a mal. Ses larmes coulent sans aucun soulagement.
Elle se lève doucement d'un pas léger et décidé, se dirige vers la salle de bain, ouvre la pharmacie, et la vide. Elle dépose les boite sur la table basse et se dirige vers le bar réservé aux invités puis prend une bouteille. Elle avale tous les cachets puis boit un verre pour que ça passe, elle se sent partir doucement les yeux mi-clos elle s'évade de sa vie, laissant ses larmes continuer de couler.
Je remercie aujourd'hui ceux qui m'ont sauvée, ceux qui m'ont fait réaliser qu'ils m'aimaient, et je demande pardon à mon fils. Je viens par ce texte faire un clin d'oeil à Franz et à toi David dans mon cœur.