X comme X-Files
X-Files : ensemble de dossiers secrets, cachés, ignorés, oubliés volontairement… illustrant le fait que si la vérité est ailleurs, elle n’est surement pas à Bruxelles.
Comme dirait un célèbre chanteur : « On nous cache tout, on nous dit rien »… Cette assertion s’applique particulièrement à l’Union européenne qui veille à faire parler d’elle dans des termes élogieux, bénéficie de coups de com avantageux, fait mine de débattre et de « se rapprocher des citoyens » au travers d’actions qui ne l’engagent pas (forum internet, débats entre gens « de bonne compagnie », etc.), mais s’emploie tout autant, sinon plus, à filtrer et orienter l’information la concernant, taire le débat, occulter à tout prix certains de ces agissements42.
Car oui, manifestement, s’agissant de l’Union européenne et selon ses dirigeants, il semble bel et bien qu’« il n’y a pas que des vérités bonnes à dire. »
L’abécédaire que vous avez sous les yeux recèle de faits et gestes que Bruxelles aimerait mieux garder secrets. Mais parmi ces dossiers « classés », certains d’entre eux méritent particulièrement qu’on lève le voile sur eux (autant que c’est possible !).
Par exemple, faites un simple essai sur le site internet du Parlement européen : vous éprouverez la plus grande difficulté du monde à trouver (lorsqu’elles existent ou n’ont pas disparu pour des raisons inexpliquées) les pages mentionnant comment les eurodéputés français ont voté sur tel ou tel texte crucial. Naturellement, il ne faut pas céder à la paranoïa, mais accepter l’idée que l’institution ne dispose pas d’assez de moyens pour rendre aisément accessible ce genre d’information qui, de toute façon, n’intéresse pas grand monde, n’est-ce pas ?!
La transparence n’est donc pas le fort de cette « démocratie européenne » et de son Parlement. Sur son financement et la rémunération de ses acteurs en particulier. Il en va ainsi d’un audit interne, que le Parlement européen n’a pas souhaité rendre public, estimant à environ 125 millions d’euros par an le mauvais usage de fonds (notamment le budget alloué à leurs collaborateurs) par les eurodéputés. De nombreux assistants vivraient en fait illégalement sous l’égide du Parlement, sans payer d’impôt ni de charges sociales, et d’une manière générale, étaient également sous-rémunérés par leur employeur. L’audit a également découvert que de grandes proportions des 15 500€ que les parlementaires reçoivent chaque mois pour rémunérer leur personnel se retrouvent souvent dans les poches des eurodéputés par toute une série de procédés douteux.
De nouvelles règles concernant les conditions d’emploi des assistants ont donc été approuvées mais ne seront appliquées qu’après les élections européennes de juin 2009 afin que la participation à ces dernières ne pâtissent pas de cette affaire. Le rapport d’audit devait ainsi rester le secret le mieux gardé du Parlement, mais l’eurodéputé Paul van Buitenen (le fauteur de trouble à l’origine de la démission de la Commission Santer en 1999), a révélé le contenu général du document sur son site Internet. Les contribuables européens apprécieront.
La propagande a également son coût. Faute de pouvoir persuader les citoyens du bien-fondé de l’activité communautaire (dumping fiscal et social, démantèlement des services publics et libéralisations en tout genre), Bruxelles a décidé de faire adhérer les citoyens à des principes européens plus généraux tels que la démocratie, la paix, le rapprochement des peuples… et pour mener à bien cette stratégie de communication, la Commission européenne disposait en 2008 d’une belle petite enveloppe de 2,4 milliards d’euros, dont 206 millions d’euros sont affectées spécifiquement au budget de communication directe43.
Mais nos dirigeants savent également mettre la main à la poche lorsqu’il s’agit de fêter l’Europe et laver leur peuple du péché d’avoir dit « NON » en 2005. Ce sont donc 450 000€ qui ont été utilisé en 2006 pour illuminer en bleu la Tour Eiffel. Au programme aussi : autres illuminations aux couleurs du drapeau européen, Hymne à la joie chanté dans 60 villes de France, journée portes ouvertes au Quai d’Orsay et dans les 24 ambassades parisiennes des pays de l’Union etc. Quand on aime, on ne compte pas, dit le proverbe. Mais encore faudrait-il que l’amour en question soit réciproque.
Le saviez-vous ? La Commission de Bruxelles refuse avec acharnement44, contrairement à ce qui se passe par exemple aux Etats-Unis, de réguler l’activité de la foule de lobbies qui campent à ses portes et pèse très fortement sur ses décisions. Les fonctionnaires européens appellent ces lobbies « société civile » et s’appuient largement sur leurs études (impartiales bien sûr !) pour s’acquitter de leur propre travail de réglementation. Institution se contrôlant elle-même ou presque, la Commission est ainsi dans la main des lobbies de tout poil, ce qui pose de nombreuses questions sur l’intégrité de ses membres. Tant et si bien qu’à la fin de l’été dernier, le directeur de la politique antidumping de la Commission, l’Allemand Fritz-Harald Wenig, s’est fait piégé par deux journalistes britanniques45, se faisant passer pour des lobbyistes ayant de juteuses commissions occultes à offrir contre des informations confidentielles.
Le haut fonctionnaire les a reçu à déjeuner à plusieurs reprises, ébruitant quelques informations en évoquant divers moyens de récupérer l’argent promis sans enfreindre trop ostensiblement les règles (manifestement peu solides) de la Commission. Aux dernières nouvelles, ce haut fonctionnaire a fait l’objet d’une suspension… Mais rien de tel n’est arrivé à Mme Kroes, Commissaire européen néerlandais chargé de la concurrence, qui était elle-même la représentante attitrée de nombreuses multinationales américaines de la défense avant de rejoindre Bruxelles. Mais qui douterait de son intégrité lorsqu’elle défend « l’intérêt de l’Europe » dans le cadre de ses fonctions ?
Le saviez-vous ? A la veille de chaque consultation électorale dans un pays membre important (par exemple le référendum français de 2005, la présidentielle de 2007 et maintenant les élections européennes de juin prochain), la Commission met opportunément au congélateur ses directives en préparation les plus impopulaires ?
Le saviez-vous ? Depuis 2005, la France est tenue d’ouvrir ses concours de la fonction publique aux ressortissants de l’Union européenne, ce qui signifie qu’elle est obligée (pour ne pas être traînée et condamnée devant la Cour de Justice de Luxembourg) d’admettre chaque année une certaine quantité de ces ressortissants à des emplois publics de fonctionnaires titulaires. Au détriment des candidats français bien entendu, qui voient leur passer sous le nez ces emplois et n’ont aucune garantie de réciprocité dans les pays dont sont issus ces fonctionnaires non-nationaux (d’ailleurs, ces pays offrent bien souvent des conditions très inférieures à celles de la France à leurs fonctionnaires).
Au détriment de la qualité du service rendu, sans doute (la moindre maîtrise du français et de notre culture nationale entraînant fatalement cette conséquence). Au détriment de l’intérêt général, peut-être ? Car comment prêter à la fois allégeance à l’Etat et à la Nation sans en faire partie ?
Le saviez-vous ? La justice espagnole a reconnu le statut de religion à l’église de scientologie, dont la directrice de Cabinet de Nicolas Sarkozy a elle-même estimé que le caractère sectaire n’est pas établi, sans être pour autant remerciée par son employeur. Or, il n’y a rien d’inconcevable à ce que la Cour de justice de Luxembourg ou celle de Strasbourg, s’appuyant sur la Charte des droits fondamentaux incluse dans le traité de Lisbonne et de portée contraignante, s’empare de la reconnaissance espagnole de cette secte américaine pour l’élargir à toute l’UE. Que resterait-il alors dans notre pays de la lutte contre la criminalité sectaire, que resterait-il de la laïcité ?
Le saviez-vous ? L’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence, va fatalement se traduire par l’explosion des prix du gaz et de l’électricité pour les consommateurs français, les tarifs historiquement bas pratiqués par GDF et EDF devant s’aligner par le haut sur ceux de leurs concurrents européens, sans quoi il ne pourra pas y avoir de concurrence sur le marché français.
Le saviez-vous ? Il existe une foule de professeurs de droit constitutionnel, de scientifiques, d’intellectuels estimés, qui dénoncent la dérive fédéraliste et autoritaire de la construction européenne, mais que les médias n’interrogent jamais, ou brocardent lorsqu’ils en font mention ?
Le saviez-vous ? La Commission et le Parlement européen ont dans leurs cartons un projet de réglementation concernant le recensement des populations de l’Union, qui rendrait légal le recueil et la conservation de données personnelles voire intimes des citoyens ?
Le saviez-vous ?… Non, sans doute pas, mais le meilleur moyen de le savoir davantage serait d’envoyer au Parlement européen des eurodéputés qui ne vous cacheront rien et se feront fort de tout vous dire, malgré l’acharnement de certains à occulter. Les listes de Debout la République vous offrent ce choix : des candidats qui défendent l’intérêt de la France et d’une certaine Europe, qui ne transigent pas avec leurs principes de droiture et de vérité, qui n’émargent à aucun conseil d’administration de telle ou telle multinationale ou groupe d’intérêts. Alors, le 7 juin, ayez le réflexe utile, votez pour les candidats de Debout la République.
42. Jean-Claude Junker, premier ministre du Luxembourg et président de l’Eurogroupe, reconnaissant en septembre 2007 dans des confidences de couloir à la presse que le traité de Lisbonne se traduirait par de nouveaux et importants transferts de souveraineté vers Bruxelles, s’est ainsi empressé d’ajouter : « Mais serais-je intelligent d’attirer l’attention du public sur ce fait ? » CQFD
43. Cf une étude de Open Europe http://www.openeurope.org.uk/research/hardsell.pdf44. Dernière tentative en date : en 2006, le Commissaire Kallas en charge de ce dossier a renoncé à tout encadrement, à toute mesure de transparence, contrairement aux conclusions d’un « livre vert » qu’il avait lui-même commandité un an plus tôt.
45. Le Monde, 10 septembre 2008.
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