Torpilles verrouillées.
Ceci est une Fanfic, un petit UA (univers alternatif) où un jeune officier doit prendre le commandement du navire alors que celui-ci est sous le feu de l'ennemi... une peur à maîtriser pour sauver des centaines de vies humaines...
***
Je suis assis sur le fauteuil et j'ai peur ! Je dois sauver plus de six cents vies et leur espoir en un monde meilleur. La sombre menace est là devant nous, et je suis pétrifié. Le reste de l'équipage a foi en moi et attend un miracle. Mes bras sont crispés sur les commandes manuelles du gouvernail. Je demande l'accès à la navigation, car l'ordinateur central est incapable de diriger seul un navire au milieu d'un champ d'astéroïdes. Mes manœuvres pour l'instant n'ont pas provoqué de dommages irrémédiables pour l'intégrité du navire. À chaque impact, mon cœur se soulève, je crains une dépressurisation qui nous tuerait tous. L'ennemi a verrouillé ses torpilles sur nous, je dois absolument trouver un vecteur d'approche qui nous permette de survivre. Ma peur est une lame qui transperce mon âme jusqu'au plus profond de mon être.
L'officier en second que j'ai nommé faisait encore l'amour hier soir avec moi. Nous étions unis dans une même et douce félicité. Loin dans les étoiles à partager une tendresse bien au-delà des normes humaines. Elle m'a dit « je t'aime » et à cet instant mille soleils se sont embrasés simultanément dans notre âme.
Le navire tremble, deux émotions contradictoires ont traversé mon esprit et altéré mon jugement sur la tactique de l'ennemi. Le bouclier arrière va lâcher. Si l'ennemi touche l'un des moteurs, nous nous transformerons en une boule de lumière et de chaleur qui irradiera l'espace durant plusieurs minutes. Un spectacle grandiose car l'explosion d'anti-matière est très colorée et jolie à regarder. Je ne veux pas mourir, capitaine à moins de vingt ans n'est pas possible dans la flotte de combat.
J'ai remplacé le commandant du navire sur un coup de tête, une impulsion irraisonnée. Ce dernier a brutalement péri avec tous ses adjoints lors de la première explosion. L'attaque de l'ombre noire venue d'un autre univers nous a surpris dans notre sommeil. Elle a surgi du néant à travers un tourbillon d'obscurité. Deux salves avaient rendu inopérante notre balise Métronex, celle qui permettait les communications à longue distance avec la Terre. Nous sommes séparés du reste de la flotte et sans défense. Une autre explosion secoue le navire, j'ai toujours ses souvenirs trop proches et ancrés dans mon esprit pour me concentrer.
Le navire tremble, deux émotions contradictoires ont traversé mon esprit et altéré mon jugement sur la tactique de l'ennemi. Le bouclier arrière va lâcher. Si l'ennemi touche l'un des moteurs, nous nous transformerons en une boule de lumière et de chaleur qui irradiera l'espace durant plusieurs minutes. Un spectacle grandiose car l'explosion d'anti-matière est très colorée et jolie à regarder. Je ne veux pas mourir, capitaine à moins de vingt ans n'est pas possible dans la flotte de combat.
J'ai remplacé le commandant du navire sur un coup de tête, une impulsion irraisonnée. Ce dernier a brutalement péri avec tous ses adjoints lors de la première explosion. L'attaque de l'ombre noire venue d'un autre univers nous a surpris dans notre sommeil. Elle a surgi du néant à travers un tourbillon d'obscurité. Deux salves avaient rendu inopérante notre balise Métronex, celle qui permettait les communications à longue distance avec la Terre. Nous sommes séparés du reste de la flotte et sans défense. Une autre explosion secoue le navire, j'ai toujours ses souvenirs trop proches et ancrés dans mon esprit pour me concentrer.
Je tire brutalement sur le gouvernail pour faire face à nos attaquants. L'équipage crie en pensant que c'était la fin. Je hurle aussi en faisant pivoter le navire brutalement sur son axe. Il bascule sur une position théoriquement impossible et se retrouve sur le flanc, la superstructure gémissant sous l'énorme pression des propulseurs. De nombreux techniciens tombèrent de leur console, projetés violemment contre les parois. Des étincelles crépitèrent annonçant une fin proche. Les lumières vacillaient, mon visage se durcissait, ma main se crispait sur la commande de profondeur pour obliger le gouvernail à tenir ses promesses.
Ma peur est à son paroxysme, c'est le moment de prendre le dessus où de pleurer sur mon triste sort. Tous les regards sont sur moi, et celui de mon second encore plus. Elle s'est approchée et me prend la main dans une dernière et ultime union du cœur. Je crie de rage « verrouiller les torpilles » car son amour m'a donné cet ultime espoir. Tel un robot, l'officier armement tire deux projectiles au moment où les lasers du navire ennemi transpercent notre coque. À l'endroit même de la machinerie... et des moteurs...
Ma peur est à son paroxysme, c'est le moment de prendre le dessus où de pleurer sur mon triste sort. Tous les regards sont sur moi, et celui de mon second encore plus. Elle s'est approchée et me prend la main dans une dernière et ultime union du cœur. Je crie de rage « verrouiller les torpilles » car son amour m'a donné cet ultime espoir. Tel un robot, l'officier armement tire deux projectiles au moment où les lasers du navire ennemi transpercent notre coque. À l'endroit même de la machinerie... et des moteurs...
Une explosion illumine l'éther, un voile noir recouvre ce mini-soleil en formation et notre navire émerge de la vague de plasma et d'acier déchiré en fusion. Nous sommes vainqueurs et mon second dans un sursaut de joie a sauté dans mes bras pour m'embrasser. Elle est si heureuse d'avoir survécu avec moi à l'impossible : l'attaque d'un navire ennemi mieux armé.