Ronchon -- chronique
JE PRÉFÈRE L'AUTOMNEhttp://www.inlibroveritas.net/auteur1591.html
Tu parles d'un sujet « le Printemps de Prague ». Dans quelle galère je me suis embarquée. J'ai plus l'âge de faire des rédactions. Le comble, quand je l'avais encore, l'âge, et qu'un sujet me passait largement au dessus de la tête, j'en rédigeais un, sur un autre propos, en me moquant complètement de me faire taper sur les doigts. Je me ramollis.
Simplement parce qu'on te l'a demandé te voilà aujourd'hui face à une page blanche pour parler d'un truc, de quel truc d'ailleurs ? D'un peuple qui rêvait timidement de liberté et de se désolidariser petit à petit du totalitarisme soviétique. Chez nous, pendant ce temps-là, le parti communiste était à son apogée et ne condamna jamais la normalisation imposée par les Russes. Où étaient-ils nos intellectuels de gauche toujours prêts à défendre le pauvre et l'orphelin ? En tout cas, pas sur le pied de guerre pour s'insurger suffisamment fort afin de faire pencher la balance en faveur de ce peuple opprimé.
Ce ne fut pas une révolution, ni une révolte. Juste une victoire sans combat de la force contre les idées. Un petit malin sut donner à cette timide insurrection un titre qui frappe, qui parle : « Le Printemps de Prague » alors.... On ne l'oublie pas.
Sur l' « automne de Budapest » alors là, oui, j'aurai eu quelque chose à écrire. Le soulèvement hongrois avec son caractère national et surtout spontané m'a laissée émerveillée et pantoise.
Dix jours de sang et d'espoir où toutes les couches de la société tendaient à l'unisson vers le même but : vaincre le despotisme soviétique. En bravant les chars, puis en prenant tous les risques pour franchir le rideau de fer afin de ne pas enterrer à tout jamais leurs attentes de liberté, ce peuple est arrivé à réveiller nos intellectuels les plus gauchisants.
Même, Jean-Paul Sartre se sentit obligé de démissionner de la
présidence de France-URSS en novembre, alors qu'il s'intéressait de très près au communisme sous Staline, malgré la terreur et les mensonges que celui-ci infligeait à son peuple.
J'arrête là, je suis hors sujet. En plus, nous ne sommes plus à une époque où l'on admire ceux qui choisissent de mourir pour des idées, ou alors comme Brassens « de mort lente-en-en-en te ».
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