13. Épilogue
— Un choix ? Je ne souhaite qu'une chose, retrouver mon mari et oublier toute cette histoire. Que s'est–il passé et où est Phœnix ?
Comme pour répondre à sa question, un orage gronda au loin, et la pluie commença à tomber. Shazam ouvrit son parapluie. Florane, par réflexe, s'abrita aussi et l'interrogea du regard.
— Vous me devez une explication, nous étions dans l'espace en lutte avec le mal. J'avais un grand pouvoir et me voici ici, en terre de Rowallan à discourir avec vous, tranquillement sous la pluie.
— Phœnix a expié ses fautes, il vit actuellement une nouvelle forme d'existence. Il ne reviendra plus jamais vous importuner. Je ne dirai qu'une chose, vous avez sauvé votre galaxie de la destruction. Vous étiez la seule à pouvoir le faire, le galien a toujours su que seule la gardienne des améthystes pourrait l'aider.
La porte du carrosse s'ouvrit, et Aiman apparut, revêtu de son costume de parade, faisant des signes à Florane. La jeune femme était impatiente de le retrouver, mais sa curiosité prit le dessus. Aiman semblait ne plus se souvenir de ce qui s'était passé. La quête de la vérité fut la plus forte, elle se tourna vers Shazam.
— Qui êtes–vous vraiment ? Pas un cocher ordinaire au service de nos personnes.
— Je suis quelqu'un à qui vous avez rendu un fier service. Le champ d'astéroïdes cométaires était une aberration de mes lointains ancêtres. Nous ne pouvions pas nous en débarrasser sans risquer de faire disparaître notre galaxie. Votre aide nous a été précieuse. Elle n'existe plus grâce à votre intervention. Je ne vous cache pas que nous n'avons pas été totalement francs avec vous. Mais c'était un mal nécessaire. Je savais votre amour infini envers Aiman. C'était la seule force capable d'inverser le destin tracé par Phœnix.
— Je devrais vous arracher les yeux pour cela. En ce qui concerne le pouvoir cosmique, est–il toujours en nous ?
— Qui sait ? Peut–être... mais pour l'instant il ne vous est d'aucune utilité. J'ai repris ce qui m'appartenait et j'ai aussi désactivé pour toujours le pouvoir des améthystes. Vous allez pouvoir vivre votre propre cycle d'existence.
La pluie se calma et le soleil réapparut, Shazam referma son parapluie et le tendit à Florane.
— Je dois vous laisser, je ne dois pas manquer mon prochain rendez–vous.
— Vous comptez vous rendre quelque part ? Nous pouvons vous déposer.
— Non, inutile ! Là où je vais, personne sur votre planète ne pourra m'y emmener. Quelque part du côté de la galaxie d'Andromède, mes frères m'y attendent.
Sans prévenir, Shazam disparut dans les airs, Florane resta quelques secondes sans voix. Aiman, qui était sorti, s'approcha, et la tira de sa torpeur en l'embrassant. La jeune fille se mit à rougir et se précipita avec lui vers le carrosse en pensant aux multiples périples vécus ensemble qu'elle ne manquerait pas de lui rappeler. Notamment une aventure extraordinaire au mont de l'Aigle.
FIN