Conclusion : Bouddha est il une figure paternelle ?
ConclusionLa thématique du père absent, qui est un thème « à la mode » est sans doute présente depuis l’aube des temps, et elle tient au rôle social de l’homme qui jusqu’encore maintenant est plus présent au moulin ou à la « chasse au mammouth » qu’au foyer.
L’exemple de Kierkegaard nous suggère qu’il n’est sans doute pas absurde d’établir un lien entre la recherche du père et l’interrogation sur Dieu, que ces deux figures dans certains cas peuvent se superposer en partie. Que le sentiment ambivalent au sujet du père peut se transférer sur la figure de Dieu.
Au niveau de la méthodologie, il est sans doute possible d’objectiver une variable comme l’angoisse, grâce à des questionnaires mais plus difficilement un complexe paternel. Et quand il s’agit de pénétrer dans l’intimité de l’homme, nous ne pouvons plus prendre des échantillons de 25 individus. Et qui nous dit que lors des entretiens cliniques, nous tomberons sur un cas suffisamment parlant ? là se situe la difficulté de cette recherche, car son intérêt ne pourra découler que d’un cas au moins qui s’insère dans la problématique soulevée.
Nous avons parlé du lien entre manque de père et développement d’une névrose obsessionnelle de type religieux, exclusivement dans les religions monothéistes. Mais il serait sans doute possible de l’étendre à d’autres traditions religieuses comme le bouddhisme (qui dans sa pratique concrète dans les pays d’Asie ressemble à une religion même s’il n’y a pas de Dieu). En effet, on peut tout à fait imaginer que le Bouddha représente une figure paternelle.
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