Jean-Baptiste Messier - Manque de (re)père et névrose obsessionnelle religieuse - texte intégral

In Libro Veritas

Manque de (re)père et névrose obsessionnelle religieuse

Par Jean-Baptiste Messier

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Table des matières
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L'énoncé des hypothèses

4. L’énoncé des hypothèses
4.1 Hypothèse générale
Il y aurait un lien entre le fait d’être orphelin de père et avoir un terrain plus propice pour développer une névrose obsessionnelle de type religieux.
4.2 Hypothèses spécifiques
-          les orphelins de père connaîtraient un complexe paternel important dû à l’absence physique du père et à un sentiment d’angoisse ou de « désaide » important.
On peut remarquer qu’implicitement un lien est fait entre régression au stade anal et complexe paternel non résolu, à travers l’ambivalence de sentiments qui est propre au complexe paternel par rapport au père, ambivalence des sentiments par rapport à un même objet, caractéristique aussi du stade anal. Pourtant la formation du complexe paternel appartient au stade suivant, le stade phallique, il est donc utile de voir les liens.
-          la religion monothéiste pourrait être un terrain propice pour développer une névrose obsessionnelle de type religieux en réaction à cette angoisse forte.
En l’absence de père, il peut être naturel pour l’adolescent de se tourner vers un substitut de figure paternelle qui présente l’avantage d’être toujours « présent », donc de se tourner vers Dieu. Sa paradoxale absence concrète peut être vécue comme un remplaçant plus stable qu’une autre figure paternelle humaine celle-ci. Il s’agirait un trouble obsessionnel et compulsif si ce TOC est lié à l’absence du père.
En l’absence de père le complexe de castration serait plus difficile à survenir.
Donc la libido pourrait plus difficilement se réinvestir sur un autre objet que celui de Dieu.