page noire

Lorsque la nuit déplie ses ailes,
quand mes mots fourbus avalent leurs salives,
Je repars errer aux confins de mes nuits blanches,
M’accrochant aux phrases qui s’envolent,
Sur la page de tristesse embarquée dans ma tête.
Dans un sombre apaisement, mes mots dérivent,
Flottant au gré de rimes cernées âprement de noir,
Mots déchainés à la tempête de mes lambeaux de nuit,
Ce soir, mes mots ne seront que buvard imprégné d’obscur.