Des traces de détresse
Des traces de pas sur un ponton battu par le sable.
Des traces de doigts sur les voilures couleur de lait.
Des traces de confiture sur la table basse.
Des traces de corps allongés sur le matelas.
Des traces de rires qui se sont cognés au plafond de la cabine.
Détresse amère dans le fond de cette capsule, coquille, coque, appelez là donc comme vous voulez.
Détresse dans le blanc des yeux, dans le bol de lait qui a tourné, dans les draps froissés pour rien.
Des traces de rien, détresse de tout, comme un symbole oriental dont on aurait abusé, une enveloppe vidée de son fruit originel.
Des traces de souvenirs qui se sont allongés sur l’horizon.
Détresse d’un soleil crépusculaire qui joue avec les ombres comme un enfant.
Il nous reste des traces, de pas, des traces de doigts, les miettes de ceux que nous fûmes, pendant une brève éternité.
Il nous reste la détresse humide, celle qui coule même par temps clair, par mer d’huile.
Des traces de sable blanc et de lagons azur strient ma conscience restée en mode monochromatique.
Détresse des cocotiers qui baissent les bras et qui courbent les épaules sous le poids d’un modèle impossible à reproduire.
Des traces de doigts sur les voilures couleur de lait.
Des traces de confiture sur la table basse.
Des traces de corps allongés sur le matelas.
Des traces de rires qui se sont cognés au plafond de la cabine.
Détresse amère dans le fond de cette capsule, coquille, coque, appelez là donc comme vous voulez.
Détresse dans le blanc des yeux, dans le bol de lait qui a tourné, dans les draps froissés pour rien.
Des traces de rien, détresse de tout, comme un symbole oriental dont on aurait abusé, une enveloppe vidée de son fruit originel.
Des traces de souvenirs qui se sont allongés sur l’horizon.
Détresse d’un soleil crépusculaire qui joue avec les ombres comme un enfant.
Il nous reste des traces, de pas, des traces de doigts, les miettes de ceux que nous fûmes, pendant une brève éternité.
Il nous reste la détresse humide, celle qui coule même par temps clair, par mer d’huile.
Des traces de sable blanc et de lagons azur strient ma conscience restée en mode monochromatique.
Détresse des cocotiers qui baissent les bras et qui courbent les épaules sous le poids d’un modèle impossible à reproduire.
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