XXV
J'ai tant vécu chétif, en ma langueur,Qu'or j'ai vu rompre (et suis encore en vie)
Mon espérance avant mes yeux ravie,
Contre l'écueil de sa fière rigueur.
Que m'a servi de tant d'an.s la longueur ?
Elle n'est pas de ma peine assouvie ;
Elle s'en rit, et n'a point d'autre envie
Que de tenir mon mal en sa vigueur.
Doncques j'aurai, malheureux en aimant,
Toujours uil coeur, toujours nouveau tourment
Je me sens bien que j'en suis hors d'haleine,
Prêt à laisser la vie sous le faix :
Qu'y ferait-on, sinon ce que je fais ?
Piqué du mal, je m'obstine en ma peine.
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