X
Je vois bien, ma Dordogne, encore humble tu vas :De te montrer Gasconne, en France, tu as honte.
Si du ruisseau de Sorgue on fait Alors grand conte,
Si a-t-il bien été quelquefois aussi bas.
Vois-tu le petit Loir, comme il hâte le pas ?
Comme déjà parmi les plus grands il se compte ?
Comme il marche hautain d'une course plus prompte
Tout à côté du Mince, et il ne s'en plaint pas ?
Un seul olivier d'Anne, enté au bord de Loire,
Le fait courir plus brave et lui donne sa gloire.
Laisse, laisse-moi faire ; et un joué, ma Dordogne,
Si je devine bien, on te connaîtra mieux ;
Et Garonne, et le Rhône, et ces autres grands dieux,
En auront quelque envie, et, possible, vergogne.
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