… s’il s’en dit, indubitablement !"
Poésie "libre", mais rimant
deux par deux, et fort platement,
en cris de quatre octosyllabes :
De libre, il n’y a que le vent.
À condition, évidemment,
Qu’aucun Dieu ne lui dise : « Cesse
La volupté de ta caresse ! »
De libre, il n’y a que l’oiseau.
Oui, mais pour cela, il ne faut
Aucune Diane chasseresse
Qui, dans l’azur, son envol blesse.
De libre, il n’y a que le ciel.
À condition, c’est officiel,
Qu’il n’y ait point de grands orages
Pour inonder les pâturages.
"De libre ? Il y a la pensée !"
Crie la libertaire offensée.
Oui, bien sûr mais à condition
Qu’à autrui on fasse attention.
Libre ? Il y a le mouvement.
À la condition, forcément,
Qu’il ne soit pas trop militaire,
Dans l’air, sur la mer ou sur terre.
"De libre, il y a mon beau corps !"
Redit la libertine encor.
Oui mais alors, comme une offrande,
Sans qu’ensuite elle ne le vende !
De libre, y aura-t-il l’humain ?
À condition que le "Demain"
Ne soit fait que de la promesse
De paix, d’amour et de richesse.