Pamela Lefranc - Meurtre de fée - texte intégral

In Libro Veritas

Meurtre de fée

Par Pamela Lefranc

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Meurtre de fée

Meutre de fée

Dans la fraîcheur d’une clairière
Aux herbes hautes et aux passions subtiles,
Tous valsaient mélangeant allégrement les chairs
Et les essences des corps si joliment graciles.

A cet instant le ciel s’assombrissait doucement.
C’est alors que son souffle fut coupé.
Elle ne put que lever les yeux vers le firmament
Tout en tombant droit vers le sol sans se rattraper.

Ses yeux s’embuèrent des larmes de la peur
Et elle sentit le froid envahir sa peau bleutée.
Dans ses cheveux couleur de mousse décorés de fleurs,
Sa couronne aux pierres de lune ne savait plus briller.

Les étoiles seraient bientôt flamboyantes dans les cieux.
La petite fée savait qu’elle ne pourrait plus chanter
Tête fièrement dressée vers le ciel de ses aïeux,
Même si son cœur autrefois amoureux le lui réclamait.

Elle, créature de la nature, être sans âge
Venait de faire sa dernière chute, sa plus grande frayeur,
Pour perdre en un instant tous les présents offerts dans son sillage
Et à jamais se perdre dans une dernière torpeur.

 
Ses suivants et fidèles amis déjà pleuraient
A chaudes larmes, les larmes de la tristesse et de la mort.
Les larmes et les lamentations de sujets soudainement esseulés.
Accablés de découvrir la destruction en un simple sort.

Le sort en question venait d’un enfant,
Humain venant de prononcer d’une voix candide et innocente :
« Je ne crois pas aux fées ! »