De la communication opportuniste inversée...
Vous n'avez pas aimé cette histoire, non, vous ne l'avez pas aimé. Dès lors, tout ce qui suit ne vous intéresse pas, mais je n'ai pas pu m'empêcher de l'écrire. Je suis un auteur compulsif légèrement masochiste sur les bords, mais dans le fond je suis tout doux. Mais ma vie ne vous intéresse probablement pas. Pas plus que de savoir où vous pourrez lire d'autres textes de votre serviteur, et là j'utilise une pronomination toute à propos pour vous suggérer que je me tiendrai à votre disposition aussi longtemps que vous ne m'en demanderez pas trop, ce qui est le propre du commun des mortels, leur hygiène mise à part.Dès lors, peu importe, que j'aie écrit un ou plusieurs livres dont l'intitulé lui-même, "La Fuite du Cerceau", renvoit directement à mon travail lorsqu'il est saisi sur n'importe quel moteur de recherche, vous permettant rapidement de passer à la caisse pour en recevoir pendant que j'en fais. Quoi que vous ne receviez pas réellement une caisse si vous y passez, puisque c'est plutôt sous format lettre ou carton, selon la quantité, que la missive vous sera transmise. Une missive digne du plus grand intérêt et que vous apprécierez sans modération, tout d'abord parce que vous l'aurez payée, ça aide, mais également parce que vous l'aurez choisie. Bien entendu, si vous êtes un acheteur compulsif, la règle ne s'applique pas, puisque de toutes façons, vous n'aurez jamais le temps de la lire. La missive, pas la caisse. Non je précise au cas où.
Ah, mais on me fait signe que l'heure est venue de laisser la place à une petite page de publicité. Oui, comme à la télévision, exactement. On vous bassine des heures, pendant vos émissions de divertissement, avec des oeuvres de qualité douteuse dont on ne citera que le paragraphe pertinent; ne passera que l'extrait intéressant; bref ne montrera que ce qui est réussi; dans l'espoir de provoquer chez vous le besoin d'en savoir plus, et on aura malgré tout le culot, après vous avoir gavé de toute cette douteuse promotion, de vous faire subir une page du publicité vantant les mérites de produits qui ne cadraient pas assez avec le sujet de l'émission pour y passer directement. Non mais c'est vrai, imaginez le présentateur bouffer du yaourt pendant l'interview pour montrer que ceux-ci sont si irrésistibles qu'il ne peut pas tenir plus d'un quart d'heure d'émission, entre deux pages de pub, pour s'en gober le prochain ! Quoi qu'à la fois, ça serait amusant. Qu'importe, après tout, si on a besoin de faire de la publicité, c'est que ce qu'on propose est trop médiocre pour acquérir la notoriété de ses propres ailes.
Et ça tombe assez bien qu'on en soit venu là parce que j'ai justement un ouvrage à vous proposer ! Permettez que je le mette en forme comme un outrage publicitaire mais néanmoins journalistique.
Je me chauffe la voix, un, deux, un deux, un puis deux, hop, douze, c'est parti.
Passionné de musique, de lecture et d’écriture, Stabbquadd (Hey, c'est moi ! Oups, pardon, reprenez.) cumule depuis de nombreuses années déjà les activités non-lucratives. En Avril 2008, il décide de se lancer dans une nouvelle aventure, un pari risqué, encore tenu aujourd’hui (Enfin ça dépend si le texte que vous avez sous les yeux commence à dater ou pas. Si ça se trouve je suis mort.). Tous les jours, il devra écrire une nouvelle ou un article satirique, absurde, ironique ou complètement décalé et le publier, seul et sans faute. (Bon, là, puisque je vous ai distrait, je précise que "il", c'est moi. Non, pas "moi" vous, "moi" moi, donc pour vous "vous". Non c'est pas grave laissez tomber...)Le talent aidant (Quelque chose me dit que la prétention n'y est pas étrangère non plus.), la recette attire du monde, et, en Août 2008, alors qu’il a déjà écrit l’équivalent de 600 pages d’un livre de poche, il répond à l’appel de ses lecteurs et publie un premier recueil de ses textes, agrémenté de divers bonus. Le premier contact avec le public s’avère être une totale réussite, et la rumeur le consacre bientôt comme la relève des regrettés Vian et Desproges (Là c'est pas mis en gras parce que c'est gonflé, bien que, mais surtout pour attirer le chaland, comme gratuit, promotion, réduction et toute la famille.), poussant l’auteur à se rapprocher du Collège de ‘Pataphysique (Ce qui est en outre parfaitement faux, mais comme ça ne veut rien dire, "se rapprocher", hein, on s'en fout, n'est-ce pas ?).
En Novembre 2008, la maison d’édition ILV-Edition, qui s’illustre depuis de nombreuses années déjà dans le domaine de l’art libre et de la publication sur mesure (Probablement par son incompétence.), devance les lubies de l’auteur et lui propose d’offrir plus de cent cinquante exemplaires de son livre à des oeuvres caritatives et des hopitaux, afin de répandre la folle parole. Le projet prendra corps cet hiver (ou pas... cf dernière remarque), dès le mois de Décembre 2008, et espère apporter pour les fêtes un peu de bonheur et de dérision là où il n’y a guère plus que ça pour se réconforter.
Voilà voilà, merci d'avoir suivi ma promotion. Non non, après la pub il n'y a rien. Bah non, vous êtes idiots vous aussi, s'il y avait eu quelque chose de prévu après la pub, j'en aurais parlé avant la coupure, pas après. Ben oui, faut être logique des fois vous aussi. Maintenant, si vous en voulez plus, va falloir l'acheter, mon bouquin. Ha ha ha, quel personnage machiavélique que vous vous dites, il a su susciter en nous l'intérêt et la frustration pour nous forcer à l'acheter, sa merde. Non, vous ne vous dites pas ça ? Ah. Bon. Tant pis alors. Et bien, euh, bonne journée. Oui, voilà, et bonne lecture. Euh, à bientôt peut-être ? Non, même pas ? Salut alors. Merci au revoir...
(Pourquoi j'ai dit ça moi ?)