Un tropical perroquet bavard comme un peinard et vert comme un avocat.
- Hé toi le nouveau ! Dit le coq, étirant sa voix,
Ici, je suis le Roi et le chéri adoré:
Tiens le toi pour dit une bonne fois.
Reste à ta place, ne t’avise pas de m'imiter.
- Compatriote, répliqua le perroquet, ne te méprends pas s’il te plaît
J'aime tes chants déployés et je dois l’avouer
Leur flamboyance me font m’incliner
N’aie nulle crainte, jamais votre place je n’entends usurper.
Néanmoins et sans tenter de détourner tes finalités,
A toi je voudrais être associé pour fêter, réveiller et alerter.
A la fin de la journée, le coq a été vendu par le fermier.
Pour garder la tradition et marquer la journée le perroquet a continué de chanter.
Les poules et les poulets, snobs et arrogants, faisaient des commentaires à la fois sur l'accent à la fois sur le flamboyant mais sans y voir jamais de l'importance
« Des vrais chants sortent seulement des gorges historiques jamais d'une nouvelle » - disaient tous à la cour de l'outrecuidance.
Malgré le mépris le perroquet n'a pas chômé
Du haut de la branche les renards voyant, vite le chant du danger fort est lancé.
Au poulailler tous se sont tordus les becs à rire et cela d'une double euphorie!
Les gueules affamés s'y sont vite infiltrées et en quelques minutes à peine le poulailler s'est transformé en boucherie!
Tous les gallinacés autour y revenaient car un grand carnaval ils croyaient y trouver
Dans cet étourdissement des cris et mort rien avec des plumes y est sorti seulement belles fourrures avec les ventres étirés
De ce macabre festin le grand fermier n'a rien entendu car de la fête au poulailler il était fort habitué.
Ça c'est le problème quand on ignore le fond et de la forme on est esclave.
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