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Dans la froidure

- Par syhemalik

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- Date de publication sur In Libro Veritas : 22 octobre 2008 à 19h39
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En mémoire d'un certain "fait d'hiver"... et d'une certaine forme d'intervention divine.
En bonus, un exemple de magazine qui lutte efficacement contre le phénomène de l'itinérance au Québec :
http://www.itineraire.ca/
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2 pages
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Dans la froidure...
Dans la froidure... et l'indifférence des coeurs en jachère, la Providence ne peut être que niée.
En avoir conscience, le dénoncer... essayer d'être un bon citoyen... c'est déjà beaucoup... Et après ?
Notre impuissance me fait peur... mais cela dure depuis, depuis que le monde est monde paraît-il, alors... MAIS CELA NE PEUT PAS NOUS SATISFAIRE !!!
Ce poème...
Vous donnera vraiment froid dans le dos. J'ai connu de ces matins là, dans un Paris vide, à une heure où l'on sent la mort roder.
froid sec sur nos cons...
froid sec sur nos conscience.
réussi,
Au début c'est une statue, et la même peut-être, à la fin, ce serait... la mort, pour tous les chiens sans doute derrière
les médias ordure.
Il neige dans la froidure et les moralistes ne pourront pas réchauffer la neige qui tombe sur la vie dure.
J'ai bien aimé cette idée de l'inscription, au départ sur une statue sans doute de bronze, et au final sur un visage. Les visages aussi, du moins pour ceux qui en ont encore un, sont la signature de la providence. Celle-là même que l'on lit sur les visages figés à la morgue, dernière expression et résumé de l'existence, ou du moins du sens que le mort lui donna.
Le poème réussi est pris en sandwish (quelqu'un avait faim) entre la statue du premier jour et la mort du septième.
J'ai aussi aimé que l'on prenne en compte les chiens, dans le poème, car dans la réalité les sans-abri n'ont pas le droit d'en avoir à l'hébergement. Leur chien meurt sans doute aussi dans les ordures.
Belle image aussi que la neige sur les ordures; j'avais déja remarqué qu'il y avait là comme un signe de la providence, une sorte de signature de la vie, qui prévient. Sortons donc de ce résumé, et allons voir ailleurs que la société, pour ne pas finir dans les ordures glacées des bien pensants idéalistes.
Arthur, où t'as mis le corp ?
Bien aimé ce texte d'un compatriote qui profite du débat de l'heure sur la virtualité d'un «poète» de la rue pour créer un série de personnages plus intéressants que le chien original. Mon seul regret fut que l'auteur ait confondu le guenillou (c'est à dire le vendeur de guenilles et d'articles recyclés qu'on retrouve dans la mythologie québécoise, chez Mordecai Richler par exemple) et le guenilleux (c'est à dire celui qui s'habille de ce qu'il arrive à trouver pour se tenir au chaud).
Autrement, c'est binbô, mon Stevooo.
Mais pas de note, comme d'habitude. Surtout pas avec la fameuse grille justificative/limitative imaginée par dieu sait qui...
Effectivement, Benoît,
Le terme "guenillou" évoqué dans le texte renvoie davantage au "guenilleux" tel que tu le définis dans ton commentaire. Ma mère m'a déjà habillé dans une fripperie qui s'appelait "les glaneuses", alors...
Ma seule excuse vient peut-être du fait que, n'ayant pas lu Mordecai Richler, je me suis limité au terme utilisé dans mon quartier "de naissance" (Hochelaga-Maisonneuve) pour qualifier le personnage de ma complainte. (Et non de mon poème.)
Cela étant dit, je vais procéder à la modification puisque je trouve le terme plus précis et plus "chantant".
Merci du tuyeau ! :-)
Pour ce qui est de la note... chacun ses habitudes. Tout est dans le commentaire, la plupart du temps.
Chacun ses habitudes, pour ma part, j'aime bien l'échelle graduée comme elle l'est.
Rien n'est parfait... même pas les guenilleux qui dorment dans les déchets pour rester au chaud l'hiver, au Québec.
Arthur, où t'as mis le corps ? (prise 2)
Suis revenu voir le texte parce que ça me trottait dans la tête et que je voulais en avoir le cœur net.
Alors oui, c'est bien ce que je pensais:
Le guenilleux n'a pas de nom, mais le chien, lui, en a un !
Ça c'est une bonne trouvaille, et c'est d'une justesse !!
P.S. Moi c'est chez «Requin Chagrin» que je trouvais mes beaux vieux habits «nœufs» (pour faire comme les vrais robineux).
P.P.S. On lit tous avec notre propre sensibilité. Peu importe ce que l'auteur a bien voulu mettre dans son texte. Si on ne peut pas accepter ça, ça ne sert à rien de proposer des poèmes ou des complaintes.
Salut !
A nous maintenant !
A nous maintenant !
C'est votre texte !
C'est moi : Stone et non Laroche.
Ecoutez: j'ai beacoup aimé.
Effrayant, beau
Enfin c'est un texte, un vrai, un poème.
Rien à la légère !
Rien pour top 20 !
Tout pour le lecteur ! A fond !
Note?
Imaginez
Merci Steve de cette h...
Merci Steve de cette habilité à pointer du doigt la misère du monde, ça n'arrive pas qu'au pays sous developpés, alors qu'est ce qu'il a donc l'homme à ne pas vouloir se regarder en face?
Complainte
Tres réussi (en plus d'émouvant) , Sonia Traumsen dit finement pourquoi : l'aller-retour sur la statue, le "vous tend la main" qui change de sens, le chien Artur etc. C'est cet aller retour qui en fait une complainte.
Comme je ne suis pas du coin, serait-ce possible un message d'auteur sur la statue en illustration ?
La forme est maitrisée...
et on ressent une vraie sensibilité derrière
la froidure apparente.
dans la froidure d'une...
dans la froidure d'une nuit....
Il pleut...
tout est mouillé...
tout se dégrade...les vêtements...la peau...les cheveux...
l'homme est transformé en chiffon...
en serpillère humide...
comme un papier mouillé dans le canniveau...
dans l'indifférence totale....
que vaut notre compassion face à ces échoués de la vie ????
personne ne veut nous entendre !!!!!!
merci Syhemalik...
Avec le froid qui s'ac...
Avec le froid qui s'accentue, froidure du temps, froidure du coeur, vos mots s'avèrent une véritable gifle, une réelle prise conscience.
Et vraiment
bravo pour la simplicité de votre écriture dont l'efficacité est ici admirable. Il manque juste une musique sur ce texte.
Merci
pour le "message d'auteur" sur la statue, Emilie Gamelin et le parc !