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Perséphone en personne

- Par Francine Ségeste

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- Date de publication sur In Libro Veritas : 15 octobre 2008 à 19h21
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Enfant, Véronique a vu son amie Madeleine perdre à la guerre son fiancé et en mourir. Hantée à jamais par ce souvenir, elle va errer toute sa vie entre le royaume des morts et celui des vivants, jusqu'à ce que sa propre fille Ada reprenne l'héritage de l'espoir.
Ainsi Déméter, la déesse-mère sur qui tout repose, à qui le dieu des Enfers avait arraché sa fille Perséphone, obtint qu'elle renaisse chaque printemps sous le nom de Koré (la Fille), dans le cycle et l'héritage de générations de femmes.
Ce roman peut dorénavant être commandé en livre chez ILV-Edition : http://www.ilv-edition.com/librairie/persephone_en_p...
Le tableau et les dessins sont de l’auteure, comme celui reproduit en couverture de « La femme à le fenêtre » http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre19626.html . Ils datent des années 1960 (cf chapitre 11) et elle exposait alors sous le nom de Florence Authier. -
- Mot clés :
- transmission, renaissance, onirisme
- L'auteur
- Pas de vente papier
- 8 commentaires
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c'est de la bonnne
on savait que les écrits de Francine Ségeste étaient d'une qualité professionnelle. Ce début de roman en apporte encore une fois la preuve, où chaque phrase est porteuse de sens et n'offre guère de prise aux critiques que je fais habituellement.
Un texte remarquable et à lire.
Sur ce site, c’est tot...
Sur ce site, c’est totalement merveilleux, on tombe par hasard sur un texte merveilleusement bien écrit, rempli d’émotion, dont on se sépare à regret.
j'ai commencé ! Je c...
j'ai commencé !
Je confirme : c'est plein d'émotion, de simplicité. Dans une écriture sobre et réaliste.
Un décor et des personnages que je vois naître sous mes yeux.
Une belle histoire en perspective.
J'y reviendrai.
Véronique et Léa
Il serait intéressant de comparer le destin de Léa (l'héroine du roman précédent, La femme à la fenêtre, http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre19626.html), étant donné leurs "bases" communes.
Destins croisés....
Evidemment ! J'ai lu à la suite les deux romans, "La femme à la fenêtre" et "Perséphone en personne". Il y a celle qui va vers l'obscurité (Léa) et celle qui va vers la lumière (Véronique) ou plus exactement celle qui ne sait pas échapper à son "côté obscur", qui y sombre, et celle qui finit par le dépasser, le dominer, en faire un destin positif... L'une (Léa) va de la vie vers la mort et l'autre va de la mort (de "Madeleine-elle-même") vers la vie... J'écris cela très vite mais je pense qu'on peut faire une analyse beaucoup plus approfondie de cette dynamique. Qu'on me pardonne, mais si j'ai vu dans "La femme à la fenêtre" une tragédie grecque, dans Perséphone je découvre un texte beaucoup plus dionysiaque, une formidable envie de vivre. Je suis peut-être complètement à côté, mais tel est ma première impression. Elle est renforcée par le fait que la dernière partie du second roman est écrit à la première personne par Adeline, la fille de Véronique, celle qui continue la vie, celle qui a été défendue, protégée des "noirs desseins du destin"...
Bien sûr, "Perséphone en personne" est un roman publié en cours d'écriture, celle-ci est difficile avec ses parties oniriques, et par conséquent d'une terrible exigence. Sans aucun doute aurait-il mérité un peu plus de temps, mais le destin en a décidé autrement, celui de Francine Ségeste. Cela n'enlève rien à l'intérêt de ce texte, car il est l'oeuvre d'un grand auteur....
Pas du tout à côté
Merci, JYD, pour votre commentaire très juste de « Perséphone ». En effet, Francine Ségeste a préféré que je mette en ligne tel quel cet ouvrage interrompu par sa « fin de vie » comme on dit, mais sous son stricte contrôle, acceptant ou refusant des suggestions, y compris sur des points où la tentation était forte de « faire joli » ou de donner une interprétation simple au lecteur (notamment dans les passages les plus oniriques, les plus obscurs, comme le chap 10)
En fait une première version, intitulée « Madeleine », date des années 60. L’auteure me l’a fait découvrir quand j’ai fait sa connaissance au début des années 70. On trouve dans son ordinateur une version de 2003-2004 (donc réécrite en parallèle avec la rédaction de « La femme à la fenêtre ») : « Tour à tour les saisons », avec des titres. Un calvaire pour Francine Ségeste que de choisir un titre ! cf. « Destin de sable » où chaque titre de sous-recueil est un poème en soi. Cette version 2004 était beaucoup plus « chargée » poétiquement, presque baroque, entrecoupée de poèmes surréalistes.
« Perséphone » est donc le produit d’une épuration, d’un élagage, sur un manuscrit qui a « germé » (puisqu’on est chez Perséphone) en presque un demi-siècle. Je mettrai peut–être en ligne à titre posthume la version 2004, dans un but documentaire (en plus il y a de très belles choses « non retenues »). Mais il est rageant que son destin lui ait enlevé les « combien de jours encore » qui auraient permis de parachever son roman (ne serait-ce qu’en trouvant des titres, ce que d’un commun accord nous avons compensé en puisant dans son œuvre plastique, sans trouver de solution satisfaisante pour la quatrième partie).
L’auteur a donc fondamentalement voulu cet aller-retour du réalisme poètique de l’enfance à la sécheresse (relative !) des derniers chapitres (y compris la partie 4 avec sa tranquille assurance), en passant par le réalisme psychologique douloureux des 3 histoires d’amour et le point d’onirisme souterrain que constitue le nadir (opposé du zenith) du chapitre 10, sans doute prescience de ce qu’elle « vit » en ce moment-même.
Cet aller-retour stylistique me semble en concordance avec le contenu, la trajectoire assez orphique (descente aux enfers de l’amour malheureux, renaissance par l’art et par la procréation d’une fille « libre », mais peut-être suis-je influencé par ma propre lecture de Mallarmé…) Donc, quoique inachevé, le roman répond aux exigences d’une œuvre d’art achevée (adéquation de la forme au fond, pour aller vite), même s’il manque ici ou là tel coup de pinceau ou de ciseau qu’aurait voulu donner l’auteure.
« Dionysiaque » dites-vous. Oui bien sûr ! En fait les « tragédies grecques » sont des cérémonies en l’honneur de Dionyssos (le « deux fois né »). Leur coté sombre est porté devant la Cité (comme l’histoire de Léa) afin que par le débat celle–ci renaisse, meilleure, à elle-même (comme l’histoire de Véronique et de sa fille Ada)
Héraclite a dit : « Dionyssos et Hadès sont un seul et même dieu ». Dionyssos est le dieu du cycle de la mort et de la renaissance (fondement des société agraires réglées sur les saisons), qu’illustre autrement le mythe de Déméter (la déesse Terre-mère) et de sa fille Koré-Perséphone, enlevée pour épouse par Hadès, dieu du monde souterrain, et qui renaît dans l’efflorescence de chaque printemps. (Cf. wikipedia ou mon étude « Phédre : identification d’un crime » : tous ces gens sont de la même famille. Perséphone est la demi-épouse d’Hadès, Phédre la belle sœur de Dionyssos).
Il y a en effet un aspect « Ariane à Naxos » dans le second roman de Francine Ségeste, qui n’a pas choisi par hasard pour pseudo le nom d’un temple dorique de Sicile, l’île de l’enfance de Perséphone.
Ce livre est bien. La ...
Ce livre est bien. La facon qui l'est écrit on si croit comme spectateur car en lisant on imagine les personnages. Tres beau livre.
Un chef-d'oeuvre, que j'ai mis dans mes favoris.