Dans la peau de Liloo, la psy pour couple
Dans la peau de Liloo :Le radio-réveil fait entendre sa musique. Dans le brouillard, je tâtonne à la recherche du funeste objet. Voilà, c’est arrêté. A côté de moi je sens le corps chaud de mon aimé. Après tant d’appels au loin, le voilà enfin. Je ne bouge pas et savoure ce moment. Immobile, un peu de côté sur le ventre, je sens ma longue chevelure brune d’orientale qui caresse le bas de mon dos. Mes seins amples et fermes se pressent doucement contre le lit, le rebord du drap caresse le haut de mes fesses voluptueuses. Mes yeux badins admirent mon amoureux dans la semi-obscurité. Je sens mon sexe encore humide de nos ébats de cette nuit… certaines nuit, il ne sait pas très bien pourquoi, il se réveille dans un état un peu second avec une envie de faire l’amour et l’érection qui l’accompagne énorme. « le dormeur du val » s’éveille comme il dit… et dans ces moments là où il est lui tout en étant un peu autre, il est d’une sensualité, d’une sexualité qui sue par toutes les pores de ses mains, de ses lèvres, de tout son corps… J’ai appris à reconnaître ces états quand il me réveille la nuit, et je jouis d’avance à ce qui va se passer… oh ces moments là ne sont pas vraiment tendres mais quelle vigueur ! j’en salive encore intérieurement à l’évocation de ces moments sauvages. Je passe une main sur ses fesses rebondies et douces, il frémit et fredonne mon nom doucement.
Finalement je finis par me lever et me dirige vers la salle de bain qui est en accès direct vers notre chambre. J’aime bien me lever tôt en avance pour m’apprêter comme j’aime. Je fais couler l’eau dans la baignoire en forme d’hexagone que nous avons installée… pendant que l’eau coule, je me brosse soigneusement les dents… Inutile de préciser que je suis toute nue. Finalement je pénètre dans le bain, je saisis la fleur de bain violette et la passe sur mes belles jambes douces un peu rondes. Puis je m’allonge dans la baignoire…. Dans le grand miroir, je vois que mon Etranger à moi me zyeute attentivement par la porte entrebâillée… je lui souris et lui tire un peu la langue… il adore… N’y tenant pas, il me rejoint dans la baignoire. je continue de me laver soigneusement, son regard sur moi rendant encore plus sensuels chacun de mes gestes… j’ai l’impression de participer à un ballet… je « joue » un peu avec mes seins pour lui faire plaisir, les faire durcir délicatement. Je sors du bain, m’essuie rapidement et passe dans notre chambre… je suis nue et je sais qu’il me trouve magnifique comme ça. Je farfouille dans l’armoire et trouve un porte jarretelles noir avec les bas. Un peu plus loin je trouve le tanga en dentelle transparente. Je file dans la salle de bain et me ceins avec des gestes lents et précis, j’accroche les bas aux agrafes et les lisse doucement tout le long de mes jambes, une par une. Je juge de l’effet dans le miroir, je suis parfaite. Je surprends le regard brillant de mon amoureux aux yeux bleus, posé sur moi. Je mets mon tanga bien échancré sur les hanches par-dessus.
Je me sens humide de sensualité… mon chéri me caresse doucement les hanches par derrière. Nous nous regardons en toute conscience par le biais du reflet… il me prend les seins, les malmène gentiment…. Sa main sur mon ventre qui l’effleure… un bref instant, garce que je suis j’imagine le nombre d’hommes qui aimeraient être à sa place, y penser me rend encore plus braise…. Instinctivement je me cambre contre son sexe qui est déjà tout dur. Il me caresse partout, me parcourt d’ un souffle chaud dans le cou, le long de ma colonne vertébrale… ses mains chaudes m’auscultent… il me caresse à travers mon tanga, mes lèvres sont humides, mon sexe ouvert, je suinte, il me fait vibrer comme une corde à un Luth. Il écarte un peu mes cuisses et les parois de mon tanga , je sens son sexe large et fier à l’entrée de mon sexe… je m’appuie petit à petit dessus et le fais rentrer en moi. Ses hanches, son torse se collent à moi, m’enveloppent, en même temps il me prend les seins dans ses mains… il bouge légèrement en moi. Je sens son sexe tout dur en moi qui m’emplit, qui touche mes zones de plaisir. Je gémis. Et je m’assieds de plus en plus sur son sexe. Là comme ça…. Je me désengage lentement et sensuellement le long de son sexe tout imprégné de ma suavité… et je prends en bouche son pénis… voilà il est au maximum de sa vigueur. Je le regarde et l’entraîne vers la chambre et notre lit bas japonais. Il sait ce que je veux, il se met tranquillement en tailleur, le sexe bien dressé…. Je l’entoure de mes cuisses et de mes mollets qui se pressent légèrement contre son dos et je descends en même temps très doucement le long de son sexe, tout autour de son sexe en contractant mes muscles pelviens… il gémit… il m’appartient… je remonte… divine sensation…je redescends, ne pas me précipiter sinon il va jouir trop vite… ses mains se promènent sur mes hanches, glissent sur mon dos, serrent mes belles fesses qu’il adore « prendre », la chaleur monte entre nous comme une onde…. Je me presse contre lui, et nous nous embrassons avec tellement d’amour, de plaisir… il est à la limite, il respire fort pour se contrôler… j’accélère le rythme, j’ondoie un peu des hanches…. Mon plaisir grandit, enfle, me déborde… nous explosons ensemble et je sens son sperme qui jaillit… et je le dégorge, le dégorge en moi… délice supérieur pour la gourmande que je suis, il s’affale épuisé contre moi.
Après ces agapes, je m’habille très rapidement, et saute dans ma voiture. La cigarette aux lèvres, j’écoute un morceau de gnawi, musique traditionnelle algérienne que j’adore, elle convient très bien à mon humeur sensuelle et à fleur de peau du moment. Je sens encore en moi le sperme chaud de mon amant. L’Algérie en ce moment est bien loin et ici je fais ce dont j’ai envie ou presque.
Mon cabinet de psychologie. La journée promet d’être longue. En fin d’après-midi, je reçois mon amie Dana Sexy et son collègue Fox Ardeur. Depuis le temps qu’elle me parle sans même s’en rendre compte de sa relation avec son collègue, je sais déjà ce qu’il se passe, enfin je suis curieuse de voir son beau brun. Voilà nous y sommes.
La fin d’après-midi place le psychologue parfois dans une sorte de clairvoyance tranquille… on écoute les personnes et on les comprend sans efforts, c’est comme si après de multiples rendez- vous, on arrive à se connecter sur leurs esprits et surtout à voir leurs points de blocages que ce soit individuels ou relationnels. Donc j’écoute Dana et Fox me raconter à mots couverts la réalité de leur relation. Jamais ils n’emploieront directement les mots « amour », « désir », « frustration », ou même « peur »… mais pourtant il n’est pas difficile de voir ces émotions qui tournoient autour d’eux et qu’ils n’arrivent pas à libérer. Dana avec sa volonté de tout expliquer rationnellement, de tout maîtriser présente le comportement type de quelqu’un qui n’a pas encore tout à fait dépassé le stade anal que l’on décrit dans le complexe d’Œdipe. Bien sûr ce n’est qu’une grille de lecture mais qui donne de bons points de repères. Quant à Fox, en me racontant l’enlèvement de sa sœur par des extraterrestres, il est clair qu’il souffre d’un complexe d’abandon c’est à dire la peur d’être abandonné. Complexe qui le ligote et qui l’empêche de prendre le risque d’avouer tout son désir de Dana… qui fait pourtant littéralement vibrer toute la pièce. Cette alchimie entre l’une qui veut tout maîtriser et l’autre qui a peur d’être abandonné ne favorise évidemment pas l’éclosion de leur relation amoureuse et sexuelle. Comment leur faire comprendre sans provoquer leurs résistances ?
Cependant je vais utiliser leur souffrance pour les motiver dans la direction du changement que tout leur être appelle. Je leur dis que leur « problème » n’est pas superficiel qu’il concerne les couches les plus profondes de leur être émotionnel, affectif et … je laisse traîner un silence, je dis « physique ». tous les deux à ce dernier mot sont légèrement gênés mais ne protestent pas. Voilà j’ai gagné. Et je leur dis que dans ces conditions, pour faire éclore tout le potentiel profond de leur relation, je vais les confier à une amie, une prêtresse tantrique qui saura les amener en douceur vers leur voie… mais j’ajoute qu’ils doivent être prêt à tout sans rechigner, ils font semblant de devoir prendre sur eux pour approuver mais en réalité ils sont bien soulagés. J’en souris en moi-même. Nous nous quittons et je sais que Dana me tiendra au courant, leurs épaules déjà se redressent, comme si une partie du poids s’était enlevé.
Chapitre suivant : Tantrisme sexuel.