Epilogue
Un an plus tard...
Florane et Aiman passaient un agréable moment au bord de l'étang à contempler des colverts qui se laissaient porter par le ondulations paisibles de l'eau.
— Que la nature est belle en cette saison, fit remarquer Aiman, en se délectant du paysage qui avait revêtu sa parure d'été.
Les allées du parc étaient bordées de massifs fleuris contrastant avec le tapis de velours d'un vert uni.
— Nous pouvons dire que cette année nous a été très favorable ! remarqua Florane, un sourire flottant sur ses lèvres. L'arrière-saison est magnifique et la douceur du printemps nous a permis de passer toutes nos soirées au jardin des mimosas.
— Ce doux royaume dans lequel nous pouvons désormais nous rendre quotidiennement... Sais-tu quel jour nous sommes ? demanda soudainement le prince.
— Lundi, pourquoi ? fit la jeune femme en fronçant les sourcils.
— Cela fera exactement un an ce soir que nous nous sommes retrouvés pour ne plus nous quitter.
— C'est vrai ! Le temps passe si vite à tes côtés que j'ai l'impression de n'être avec toi que depuis quelques jours.
— Tu sais, ma chérie, tu avais raison, en assurant que le destin était de notre côté. Depuis ton retour dans le domaine, nous baignons dans un océan de bonheur.
— C'est une chance pour nous que la mère de la comtesse de Monteburg ait été souffrante au moment où nous nous sommes retrouvés et qu'elle ait dû se rendre à son chevet.
— Le plus surprenant est sa rencontre avec le comte de Montgery. Nous ne l'avons plus jamais revue depuis ce jour.
— C'est vrai, mais elle est toujours légalement ton épouse, ajouta Florane d'un air triste.
Aiman sourit à cette remarque. Il sortit de sa poche une feuille pliée en quatre qu'il déplia pour la montrer à la princesse. Cette dernière resta bouche bée à la lecture de la lettre écrite de la main de la comtesse. Cette dernière ne souhaitait plus revenir en Écosse et demandait expressément le divorce. Elle était prête à renoncer à tous ses droits pour obtenir l'annulation au plus vite.
— C'est incroyable, ma chérie, n'est-ce pas ?
— Elle doit vraiment être éprise de ce comte pour agir ainsi ! Tu m'avais bien dit que c'était une femme cupide qui ne songeait qu'à la reconnaissance mondaine ?
— C'est exact.
— Ô Aiman, si tu savais comme je suis heureuse. Cela me torturait te savoir lié à cette horrible femme.
— Je suis tout à toi maintenant... ma famille m'a même donné son approbation pour que je t'épouse.
— Comment ?
— Oui, tu as très bien entendu. Mes proches estiment que je mérite d'être heureux. Ils pensent que la comtesse de Monteburg m'a blessé dans mon amour propre. Afin de réparer le mal qu'ils m'ont fait en m'obligeant à épouser cette femme sournoise, ils sont prêts à bénir mes désirs les plus fous.
Aiman se mit alors à genoux et déclara d'un ton solennel :
— Ma douce princesse de Flodden, accepterais-tu de devenir la princesse de Rowallan ?
Émue, la jeune femme sentit une larme rouler le long de sa joue. Puis elle afficha son plus grand sourire et acquiesça d'un signe de tête avant de se précipiter dans ses bras pour le couvrir de baisers.
... une suite a été écrite par Richard Gehenot, une "aventure au Mont de l'Aigle" à découvrir ici :
http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre22387.html
FIN