Guy MASAVI - Sarkozy bistrot politico cartoon - texte intégral

In Libro Veritas

Sarkozy bistrot politico cartoon

Par Guy MASAVI

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Table des matières
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Sarkozy et le politico cartoon


Le candidat Sarkozy disait :
« Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain .Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement »

Vous l'avez entendu le nain de jardin aux dents en or serties de diamants qui brillent quand il sourit, qui tintent quand il les serre.
 Des nains comme lui il y en a peu, faut dire, quand on a  la blanche Carla  et la noire Sego et son miroir magique qui lui dit qu'elle est de plus en plus laide au PS, on baigne carrément dans le politico cartoon.
 Aujourd'hui Sarkozy, il dit tout le contraire et pour cause!
 « c'est les défaillances d'un "capitalisme financier qui a imposé sa logique à toute l'économie et a contribué à la pervertir ».
Voilà c'est dit ! La cause c'est le vilain capitalisme financier contre le gentil capitalisme de l'effort et du travail. Avant, il y avait le vilain communisme et la guerre froide, puis le vilain terrorisme et le vilain Saddam.
Le vilain capitalisme financier, c'est nouveau ça vient de sortir. C'est, il est vrai, la première fois que le capitalisme est vilain. Pourtant à la chute du mur de Berlin, le monde libre, le libéralisme allait enfin nous libérer de l'interventionnisme des états, les privatisations annonceraient la prospérité de nos économies. La concurrence serait le moteur infaillible de la croissance.
Ben oui !  Mais, c'était sans compter sur ce capitalisme financier, on ne l’avait pas vu venir !
Zut ! Alors! et le gentil capitalisme du travail s'est fait rouler.
Oui ! Le bon capitalisme, celui des 20 % de chômeurs et de précaires en France, celui du management agressif et du stress au travail, celui de la mondialisation et de la privatisation de tous les services publics, celui de la famine organisée en Afrique pour satisfaire aux ajustements structurels du FMI, celui de la dette des pays pauvres, celui de la croissance aveugle et du réchauffement climatique.
Saisissez–vous la différence, la nuance ?
Moi non. Et vous ?
Et si le nain blingbling se foutait de notre gueule ! Et si tous les dirigeants, libéraux, sociaux–démocrates se foutaient de notre gueule !
Non impossible ! Réfléchissons. C'est clair, il faut bouter hors du capitalisme, le capitalisme financier parce que le bon capitalisme n'est pas financier.
Me suivez–vous ? Non ? J'explique.
Le capitalisme d'avant 1960, gentil et tout, était  orienté vers la production et son corollaire le profit. Mais, pas un grand profit, non juste un peu, tu vois, assez pour vivre dans un palace sans trop bousiller la vie des ouvriers dans les usines ou les mines ou les hauts fourneaux. Aprés 1960 et surtout après 1980, il s'est métamorphosé en système orienté vers la recherche du profit maximum, coûte que coûte et pour cela il est devenu financier. T'as pigé ?
Avant beaucoup de profits, après très beaucoup.
Alors le nain Sarkozy il va te refonder ça. Le capitalisme va devenir humain, tu vois? Finis les palaces, l’yoat des copains clean comme Bolloré , les coups de pouce à Bouygue ou Dassault, le mariage du fiston avec la fille Darty, et j'en passe. À présent on va réguler et moraliser le marché, nationaliser les banques, et les actionnaires vont mettre, vite fait, leurs économies dans des bas de laine.
C'est fort ça !
Ce qui est con, c'est que ça va s'appeler encore capitalisme, faudra trouver autre chose.
Et profit! faudra aussi trouver autre chose.
J’ai une idée !
SOLIDARITE !
Un autre monde est possible !
OUAIS ! ça aura de la gueule. Puis ça pourra pas être pire!