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La femme à la fenêtre

- Par Francine Ségeste

-
- Date de publication sur In Libro Veritas : 21 septembre 2008 à 17h40
- Dernière modification : 17 octobre 2008 à 18h31
-
Léa aime ses enfants. A en devenir folle.
Le roman cruel d'une "vie de femme", désormais en livre chez ILV-Editions :
http://www.ilv-edition.com/librairie/la_femme_a_la_f...
- L'auteur
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1210 lectures |
142 pages
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Superbe, terrifiant ! ...
Superbe, terrifiant ! Un ton très juste, une histoire extraordinairement prenante. Quelle magnifique écriture !
des mots qui émergent ...
des mots qui émergent de ces plongées solitaires...
Des mots d'une femme...
des mots dont on ne sort pas indemne !
bouleversant d'authenticité !
merci Francine Segeste
c'est émouvant de réal...
c'est émouvant de réalisme et de sincérité.
L'histoire d'une femme, qui me semble bien névrosée, défile comme un train ordinaire. Un ordinaire fascinant par son apparente vacuité qu'il suffirait d'approcher autrement pour en faire une merveille de petits bonheurs quotidiens.
Mais, toujours centrée sur elle-même,Léa en est-elle capable ?
Très bien écrit, je trouve. Avec beaucoup de finesse dans l'analyse.
Touchant sans être mélo.
J'aime beaucoup.
Que nous révèlera la suite ?
...
[Commentaire supprimé par l'auteur de l'oeuvre]
Jocate emprisonnée
Quand j’ai eu fini de mettre en ligne ce roman, j’ai demandé à Francine : « Mais comment peux-tu avoir écrit quelque chose d’aussi terrible ? — Oh, mais ce n’est qu’un roman, ce n’est pas moi du tout… C’est une vie qui est venue en recouvrir une autre, et puis ça c’est vissé. »
Quand même. Un écrit aussi personnel, une telle intimité de l’auteure avec ce personnage de « Médée par amour névrotique », écrit avec une telle puissance, ne peut pas ne pas avoir de résonance personnelle.
Bien sûr, sous cette forme, le roman a été écrit pendant la durée du cancer de Francine (entre 2003 et 2007). Mais les poèmes de cette époque, « Corps irradié », irradient justement de courage et d’optimisme.(http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre16523.html)
Bien sûr, ce roman est le développement d’une des nouvelles de « Cité des solitudes », « La fenêtre » (http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre14045-page25.html#page). Il reprend la même anecdote, mais la développe en étude minutieuse, hallucinante, de la lente dérive d’une « mère célibataire » qui ne s’en sortira pas.
D’où vient donc la nouvelle initiale ? Francine était alors active dans le Groupe Femmes du XIIIè arrondissement de Paris, qui essayait de monter une crèche parentale. En faisant du porte à porte, elle est tombée sur une femme écrasée par ses taches de mère, et l’homme qui était avec elle a interdit à Francine de revenir. De cette anecdote est née la nouvelle, vers la fin des années soixante-dix. Oui, ce genre d’histoire « arrive », comme au temps des Fantine et des Petits Poucets.
Est-ce qu’elle aurait pu arriver à Francine, cette histoire terrible qui s’est « vissée » sur une histoire qui aurait pu être ? Oui, objectivement (l’authenticité des détails du récit en témoigne). Non, parce que justement Francine a vécu l’histoire qu’elle voulait vivre, avec ses enfants, avec les hommes qu’elle a aimés. Et elle l’a même théorisée dans « Jocaste délivrée » (http://catalogue.cdeacf.ca/Record.htm?idlist=1&record=19160882124919880649) , bilan de son expérience de féministe et de mère de 4 enfants. Un livre où elle explique comment une mère est normalement « suffisamment bonne » pour ses enfants, que le père biologique compte moins que le triangle d’amour qu’elle parvient à construire avec son enfant et un ou d’autres adultes, parent biologique ou non, homme ou femme, pour peu que cet adulte sache exalter la mère en tant que femme devant l’enfant.
Derrière la dynamique terrifiante de ce roman, je crois que se cache une sorte de parabole inversée, le contre-exemple de « Jocaste délivrée » : un destin « raté » de femme (et non de femme ratée), toujours menaçant. Un livre aussi nécessaire donc que « Mémoire de la mer » (http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre14491.html).
Lisez, relisez et fait...
Lisez, relisez et faites lire « la femme à la fenêtre », témoignage si fluidement, si précisément, si férocement écrit, mais sans le moindre reproche à qui que ce soit. Si vous êtes un homme, vous découvrirez « le continent noir », ici lumineux grâce au courage et à la grâce de Francine Ségeste. Instruisez vous.
Et si vous êtes femmes, n’ayez plus peur de votre solitude, de votre drame si bien habillé, si bien caché, si courageusement déguisé et ce depuis des millénaires. Ce livre remet si tendrement, si élégamment, si tragiquement en question l’image judéo-chrétienne de la maternité, l’image machiste de l’amour féminin. Quel courage et quel succès, tant de mythes détruits par ce petit bout de femme, ces petits bouts de femmes : l’héroïne et son auteur ; A diffuser d’urgence pour que commence à diminuer le malheur.
...
[Commentaire supprimé par l'auteur de l'oeuvre]
Si j'en crois les comm...
Si j'en crois les commentaires de Sonia Quemener et de Agnès Andersen, leur avis est très favorable à cette oeuvre. Leur pseudo ne souffre d'aucune présomption de "camaraderie" visant à surévaluer une oeuvre.
C'est l'oeuvre, et non les commentateurs, fussent-ils suspectés d'être partisans, complices ou de carton qui doit être estimée à un juste avis.
Cette note est une atteinte à la règle, et s'attaque à l'auteur comme à l'oeuvre.
Un commentaire peut aussi être incendiaire en étant écrit posément. On n'a pas à régler des comptes ainsi...C'est anti-ILVien
...
[Commentaire supprimé par l'auteur de l'oeuvre]
Hé ! Hé ! Brian....
Est-il besoin de mettre 1/10 à une oeuvre d'un auteur parce que t'es pas contente ? Tu changeras jamais ! Tu pollues ILV.
Je découvre par hasard...
Je découvre par hasard ce roman, en furetant sur le forum.
J'ai lu. Tout. J'y ai retrouvé une et les femmes, je m'y suis retrouvée, cette chose qui peut s'exprimer de mille manières différentes et qui pourtant est nouvelle et unique à chaque fois. Etrange impression d'un rassemblement au-delà des mots.
Et puis l'écriture d'un journal, comme un journal.
Tout "comme". Avec des qualités littéraires qui ne gâchent rien.
Merci pour ça.
Suppressions
Deux calomnies de Bian Storming contre un tiers supprimées: Cette page d'un site littéraire est consacrée aux commentaires de La Femme à la fenetre, il y a d'autres terrains pour les trolls.
Un message de Lancelot effacé et corrigé de quelques unes de ses fautes d'orthographe.
Bouleversant...
Bon, c'est pas un roman, c'est une authentique tragédie grecque, écrite au scalpel, parfaite dans ses engrenages, son déroulement, avec un langage qui s'adapte en permanence à l'évolution de la folie, qui nous conduit vers l'entrée dans le néant...
C'est un texte insoutenable et oh combien salutaire parce qu'il met le doigt sur une douleur bien réelle, et qu'on y croit, parce qu'on connaît forcément, si l'on regarde un tant soit peu autour de soi, des femmes qui ressemblent à Léa, des Léa possibles...
A lire, à faire lire, à relire sans aucune retenue !!!
Léa et Véronique
Après la mise en ligne du second roman de Ségeste, Perséphone en personne (http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre20032.html), il peut être intéressant de comparer le destin de Léa et celui de Véronique.
Bravo
Quelle lecture captivante ! J'ai tourné les pages (numériques) comme si ç'avait été un thriller...
Convaincue comme je le suis que ce que l'on devient, ou non, ne tient souvent qu'à très peu de chose, je ne suis pas étonnée d'être si bien entrée dans le personnage. Ni que Francine Ségeste l'ait inventé. Mais là, il faut tout le talent de l'écrivain(e)!
Suzanne
Magnifique !
On lit ce texte à toute allure, effrayée d'y retrouver tant de nos gouffres et de nos ombres, ces abîmes de folie que l'on sent palpiter au fond de notre coeur de mère, et de celui de nos mères... la dette des femmes à ce "trop" grand amour pour sa progéniture... amour qui si l'on n'y prend garde mène vers la folie et la mort... merci pour ces pages magnifiques, ce cri d'une femme dans la nuit et la solitude de son désespoir, ces mots qui restent gravés à l'envers de notre âme, et cette pulsion joyeuse qui en résulte, celle de se préserver en tant que femme, de se respecter, pour pouvoir aimer ses enfants sans les détruire...sans en mourir...
Remarquable de justesse
On connais la fin dès la première page, et on dévore ce roman comme un thriller. La chute dans l'isolement, tous les liens qui craquent les uns après les autres, l'arrivée de la folie. Ce roman est remarquable de justesse, le ton, le style, tout y est . Bravo
avec Trames Etranges
je développerai plus tard cette merveille de retour en France, les claviers qwertz ne sont pas simples.
C'est une lecture bouleversante.
Un peu comme tout ce que j'ai pu lire de cet auteur... J'ai tout lu ! Je ne me suis pas ennuyée ce dimanche... Le style, la profondeur de la réflexion, la justesse de l'analyse, l'intelligence, la sensibilité ... Tout y est. Un bijou qui semblait vouloir me réconcilier avec la littérature sur le net. C'était presque surréaliste cette "qualité".
Pas de mots pour dire.
Et bien sûr, j'ai mis cette oeuvre dans mes favorites.