Adella - Rien que votre voix. - texte intégral

In Libro Veritas

Rien que votre voix.

Par Adella

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Table des matières
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Rien que votre voix.

    

Rien que votre voix… Je ferais l’amour à votre voix.
A votre voix et ma poitrine se gonfle.
Mon ventre fait des vagues, mon corps ondule et se tend.
Mes orteils cherchent un appui, creusent les draps.

    Je sens mes fesses décoller, le mont d’amour chercher vos doigts, votre ventre, l’amas doux de votre chair.

    Quelque chose de vous enfin…
Mes yeux se ferment et s’ouvrent cherchant dans votre regard votre envie de ma peau, de mes yeux. Et mes yeux, à la lame chaude de votre regard, partent, partent, se voilent, m’emportant dans des fulgurances de désirs, des incandescences infinies.
Ma bouche vous cherche… vos lèvres se dérobent mais je retourne sans cesse à leur source.
Exaspérée, dans un spasme, je me courbe, me relève, ma bouche ouverte sur votre ventre.  Mon corps se tend, creusant encore l’espace entre les draps et mes reins.

    Les lèvres entrouvertes sur ma langue qui frémit d’avance, se préparant à l’affleurement indicible de votre épée de soie.

    Votre gland est là offert, le frein tendu à l’extrême, il se tend vers ma bouche qu’il devine, gourmande, joueuse mais si appliquée aux variations de votre désir. A le faire monter, à l’abandonner pour un autre moins… facile d’accès mais que je sais aussi sensible, sinon plus ? Vous ne vous l’avouez pas. Mais je sais…

     

    Vous faites comme si un égarement des sens m’y aurait conduit incidemment.
Mais que nenni… si mes sens sont égarés, mes yeux perdus, mon cerveau, reptilien, lui est là, bien présent. Attentif, sensitif à l’extrême, palpable, presque, au bout de ma langue, de mes doigts dont la pulpe est un de ses prolongements, chaque pore, chaque minime orifice, de ma peau, de mon corps respire, aspire, expire de sensations.

    Comme votre voix, qui me parle, me presse de mots qui viennent avant qu’ils soient « dits » s’exalter sur ma peau.

    La houle de mon ventre vous happe. Vous accueille et tels les doigts d’un potier, je malaxe de mes chairs cette hampe qui ne finit pas d’enfler, grandir, faire sa place et frapper mes sens au-delà de ses contours. Me transperçant délicieusement. Mes reins accompagnent vos vagues, les pressent d’aller plus loin, plus loin encore. Je veux épouser chaque brin de vous.

    
Vos soupirs, vos mots qui n’arrivent plus à sortir complètement de votre bouche, que votre langue n’arrive plus à former. Vos cris muets décuplent mon désir, mes papilles vous goûtent mieux… Votre odeur vient à moi comme un parfum ajoutant à mon délire.
J’ai envie de prendre tout de vous. De vous contraindre à tout me donner.

    Et ma bouche, a autant envie de vous maltraiter que de vous câliner. De vous faire violence que de vous amener avec une douceur de paradis à vous abandonner, à m’abandonner enfin cet extrait de vous.

    J’accompagne vos spasmes que je veux prolonger, infiniment… indéfiniment.
Je me repais de ces instants d’éternité, les suspendant à ma volonté.
 Vous faites comme si un égarement des sens m’y a conduit incidemment.
Mais que nenni… si mes sens sont égarés, mes yeux perdus, mon cerveau, reptilien, lui est là, bien présent, Attentif, sensitif à l’extrême, palpable, presque, au bout de ma langue, de mes doigts dont la pulpe est un de ses prolongements, chaque pore, chaque minime orifice, de ma peau, de mon corps respire, aspire, expire de sensations, comme votre voix, me parle, me presse de mots qui viennent avant qu’ils soient « dits » s’exalter sur ma peau.
Vos soupirs, vos mots qui n’arrivent plus à sortir complètement de votre bouche, que votre langue n’arrive plus à former, décuplent mon désir, les papilles vous goûtent mieux… Votre odeur vient à moi comme un parfum ajoutant à mon délire.
    J’ai envie de prendre tout de vous. De vous contraindre à tout me donner. Et ma bouche, a autant envie de vous maltraiter que de vous câliner. De vous faire violence que de vous amener avec une douceur de paradis à vous abandonner, à m’abandonner enfin cet extrait de vous. J’accompagne vos spasmes que je veux prolonger, infiniment… indéfiniment.
    Je me repais de ces instants d’éternité, les suspendant à ma volonté.