La désinformation
1) Roswell : les faits indiscutables1978 - Les ufologues américains entreprennent de nombreuses enquêtes et recueillent des affidavits (déclarations écrites sous serment et notariées) et des témoignages filmés. De nombreux témoins déclarent que des militaires, en juillet 1947, les ont menacés de mort s'ils parlaient (vidéo). Selon certains témoignages, a quelque distance du champ de débris, l'armée aurait trouvé la carcasse d'une sorte de planeur spatial et des cadavres de
petits humanoïdes.
Septembre 1994 - Le secrétariat d'Etat de l'Air Force publie un rapport sur Roswell : les débris trouvés dans le ranch ne peuvent être ceux d'un avion ou d'un missile; ce sont probablement ceux d'un train de ballons du projet secret Mogul.
Le général Ramey, pour protéger le secret, a fait croire à un ballon météo, dont les matériaux (enveloppe et réflecteur radar essentiellement) sont les mêmes.
Le rapport tronque les affidavits de certains témoins pour que les débris étranges qu'ils décrivent apparaissent comme des débris de ballon Mogul.
Il ne mentionne pas la carcasse et attribue les 'témoignages de bonne foi sur les humanoïdes au "brouillard du temps'.
juillet 1995 - Le rapport du GAO mentionne la nouvelle version de l'Air Force, et déclare :
- page 1, "Le débat sur ce qui est réellement tombé à Roswell continue.
- page2, "Tous les documents administratifs de la base pour la période mars 1945-décembre 1949 ont été détruits, et tous les messages radio envoyés par la base d'octobre 1946 à février 1949 ont été détruits. Le bordereau de destruction ne mentionne pas quand, par qui, et sur l'ordre de qui cette destruction a été effectuée.
L'enquête du GAO ne lui a pratiquement pas apporté de documents intéressants concernant l'incident de Roswell, malgré ses demandes à de nombreuses institutions (CIA, FBI, DoD, DoE, NSC ... ).
Été et automne 1995 - Un film sur l'autopsie d'un prétendu ''cadavre humanoïde à Roswell", en 1947, est projeté par environ trente télévisions dans le monde. Son authenticité est douteuse, mais surtout rien dans le film ne prouve que le cadavre ait la
moindre relation avec l'incident de Roswell.
L'amalgame est pourtant fait dans une grande partie de la presse écrite et télévisée, ridiculisant ainsi l'affaire de Roswell.
Les conclusions du GAO et les vidéos des principaux témoins, présentées par TF1, passent inaperçues, noyées au milieu du film de l'autopsie.
- Questions et Opinions sur Roswell.
- Des interviews et témoignages vidéo très concordants décrivent la
découverte d'un matériau qu'on ne sait pas fabriquer de nos jours : une feuille mince d'apparence métallique, de très grande résistance, et si élastique qu'après avoir été froissée en boule elle reprend spontanément sa forme initiale, sans la moindre trace de
pli résiduel.
- Il semble bien que le crash se soit produit le 4 juillet, "Indépendance Day', vers 23 h30. La date et le lieu symbolisent la puissance américaine, d'où la question suivante: si le crash est bien celui d'un vaisseau extraterrestre, est-ce vraiment un accident, ou est-ce un crash délibéré, constituant un message et/ou l'authentifiant ?
Les disparitions d'archives et les tentatives maladroites d'explication de l'armée de l'Air montrent que les militaires américains cachent quelque chose d'important survenu à Roswell en juillet 1947, de même qu'ils ont caché leurs expériences sur des être humains relatives aux effets du plutonium.
L'hypothèse d'un vaisseau extraterrestre, qui s'appuie sur des témoignages de qualité, ne peut être écartée.
Pour protéger le secret, les deux types principaux de désinformation, réductrice et amplifiante, ont été mis en oeuvre dans l'affaire Roswell.
Il convient toutefois de noter que la diffusion d'informations et d'analyses contradictoires, par des urologues par exemple, peut en être un effet induit.
La désinformation réductrice est manifeste dans le rapport de l'Air Force: les témoignages sur les débris sont tronqués, de façon à accréditer l'hypothèse du ballon Mogul. On la trouve aussi, plus subtile, dans Roswell in perspective, un livre de "l'urologue" Karl Pflock, ancien de la CIA et du DoD.
Des témoignages mentionnant le matériau indéchirable et infroissable, sont intégralement cités en annexe, mais ils sont ignorés ou cités de façon tronquée dans le texte.
En France, le sociologue Pierre Lagrange apparait comme une victime de cette désinformation réductrice. Après s'être efforcé de faire la part des choses sur le rapport de l'Air Force et les publications de Karl Pflock, il conclut:
"Un peu de psychologie pour finir. Pourquoi beaucoup ne croient-ils pas à la soucoupe de Roswell comme ils croient aux ballons Mogul ou aux V2 ? Parce qu élle leur rappelle trop la science-fiction populaire.
Comme le souligne Bertrand Meheust, le thème de l'engin martien, en qui a l'exquise politesse de venir s'écraser à proximité d'une base militaire relève de l'imaginaire technologique du début du siècle, tout comme le détail sur les matériaux ultra légers et ultra résistants qui ont servi à sa fabrication. "(Revue Ovniprésence, février 1995).
C'est globalement la thèse réductrice sur les OVNI dite des " sociopsychologues "français.
Elle peut se réfuter ainsi: la science-fiction populaire décrivait au début du siècle des rayons lumineux capables de tuer ou de guérir. Les lasers militaires ou médicaux n'en existent pas moins aujourd'hui.
La désinformation amplifiante s'est manifestée lors de la projection du film sur l'autopsie de la "Créature de Roswell". En amplifiant l'affaire de Roswell par cette autopsie spectaculaire, mais douteuse, certains ont réussi à la discréditer, et surtout à masquer la publication du rapport du GAO et la diffusion de témoignages vidéo. Il est tentant de croire à une manipulation bien orchestrée.
L'Air Force l'a pratiquée dès le début, comme l'a révélé l'astronome Hynek, son consultant de 1948 à 1966, qui décrit de quelle façon il a aidé à banaliser de nombreux cas en leur donnant des interprétations astronomiques non justifiées.
La politique de désinformation a été renforcée à la suite des recommandations d'un comité "scientifique" réuni par la CIA en décembre 1952, le comité Robertson, invitant à "dépouiller le phénomène OVNI de son aura de mystère".
Le même comité a recommandé de "surveiller" les mouvements ufologiques, lesquels ont été infiltrés par la ClA notamment.
Quelques personnalités ont tenté de réduire à néant de nombreux cas importants. Philip Mass, alors rédacteur d'aviation Week and Space Technnology, s'est entre autres chargé de trois grands cas aéronautiques: Lakenheath en 1956, RB-47 en 1957, Téhéran en 1976.
Il n'est guère convaincant. Dans le cas de Téhéran, par exemple, il cite correctement les témoignages au début de son exposé, mais n'en prend pas en compte certains aspects lorsqu'il les discute.
La désinformation réductrice est efficace sur ceux qui ne souhaitent pas admettre la possibilité de l'hypothèse extraterrestre. La désinformation amplifiante s'adresse aux autres.
Elle a été mise en oeuvre très tôt; les prétendus contacts d'Adamski avec un Vénusien en 1952 en relèvent sans doute.
Elle a pris une ampleur considérable depuis la résurgence de l'affaire Roswell, à la fin des années 70.
Le point de départ est l'affaire Bennewicz. Ce physicien ufologue enregistre, en provenance d'un terrain d'essais de la base aérienne de Kirtland (Nouveau-Mexique), des micro-ondes pulsées. Il les attribue à des OVNI exerçant un contrôle sur des "abductees" (humains enlevés) munis d'implants !
Craignant, semble-t-il, la publication de ses enregistrements, l'Air Force Office of Spécial Investigation (AFOSI), et notamment son agent spécial Doty de la base aérienne précitée, ainsi peut-être que d'autres organismes, le conduisent à faire des "révélations" fantastiques : les enlèvements seraient nombreux, avec pose d'implants pour le contrôle des "abductees".
Plus, des transferts de technologie seraient pratiqués sur des bases du Nouveau-Mexique et du Nevada, communes à l'armée américaine et à des extraterrestres baptisés EBE, Extraterrestrial Biological Entities.
Bennewicz diffuse ces informations aux soucoupistes américains, dont beaucoup se coupent ainsi, de plus en plus, de l'opinion commune.
John Lear, le fils du constructeur d'avions, apporte de son côté des précisions qu 'il tient d'amis de lAir Force : la base du Nevada est celle de Groom Lake, dans la zone 51.
Pourtant Groom Lake existe bien; elle est si secrète que l'armée de lAir ne reconnaît pas son existence, elle est néanmoins mentionnée dans lejane's Defence Weekly de juin 1996.
Plus tard, un ancien officier marinier du 2e bureau Marine, Bill Cooper, révélera que le Council for Foreign Relations (CFR), qui, selon lui, gouverne le monde au travers du Bilderberg et de la Trilatérale, le ferait en étroite union avec les EBE (nous) ...
La désinformation amplifiante a probablement permis de protéger des recherches sur l'arme à microondes à Kirtland, et sur de nouveaux types d'aéronefs à Groom Lake (zone 51). Elle a sûrement permis d'utiliser l'arme du ridicule contre certains urologues crédules. Soucoupe, sphère ou cylindre lumineux, vol stationnaire, suivi d'accélérations foudroyantes, absence de bruit, vitesse largement supersonique sans bang sonore, effets
électromagnétiques associés perturbant le fonctionnement des dispositifs radioélectriques ou électriques proches.
A l'évidence, ces extraterrestres sont intellectuellement doués et technologiquement en avance sur les terriens, pour avoir su réaliser ce qu'ils ne savent pas encore faire.
Mais le reste demeure mystérieux, pour eux, les terriens !
Morphologie, constitution physique, type de vie, forme de communication et de société, sens des valeurs, notion de temps, motivations...
S'ils les observent.
Il faut noter une apparente contradiction entre l'intérêt qu'ils paraissent témoigner aux terriens et leur furtivité à la vue de ces derniers.
Plutôt que de les observer, il semble qu'ils veuillent se montrer à eux et les acclimater progressivement à l'idée de leur propre existence.
Depuis 1947 (Roswell),les manifestations sporadiques d'OVNI et même l'apparition de vagues répétées se sont poursuivies.
Ces visiteurs, forts de leur supériorité, montrent leur intention de continuer à se faire connaître dans les lieux les plus divers de la planète et de poursuivre l'exécution de plans, dont les finalités et les moyens échappent encore aux terriens.
Chapitre suivant : Pourtant nous sommes là !