In Libro Veritas

Et pourtant nous sommes là !

Par Claude Cotard

Cette oeuvre est mise à disposition du public sous un Contrat Creatives Commons (by-nc-nd)

Vous êtes en mode de lecture plein écran. Cliquez sur le lien suivant si vous souhaitez afficher la version classique de cette oeuvre

Table des matières
Que pensez vous de cette oeuvre ?

Les moyens complémentaires de recherche

De nombreux organismes civils (publics ou privés) et militaires concourent aux expertises effectuées durant les enquêtes et les travaux du GEPAN/SEPRA. Ces interventions se font à deux niveaux, soit pour la collecte des données sur le terrain et
l'exploitation des rapports d'observation, soit pour l'analyse des données après expertise et les recherches théoriques et expérimentales jugées nécessaires.

Des conventions de coopération ont été établies, en particulier avec divers organismes qui peuvent bénéficier en retour des résultats des enquêtes intéressant leur propre domaine d'études, par exemple :

- la foudre (EDF, CEA, Météorologie nationale, ONERA, CEAT),
- les météores (CNRS, DGA),
- les perturbations de ligne (EDF, France Télécom),
- la sociologie de groupe et en particulier les sectes (CNRS, universités),
- la photographie, l'étude de films, le traitement d'imagerie spatiale (Fleximage).


Les trois applications suivantes méritent d'être soulignées :

Le GEPAN/SEPRA s'appuie sur différents laboratoires civils et militaires, dont ceux de l'établissement technique central de l'armement (ETCA), pour analyser les prélèvements de sol et de végétation recueillis au cours des enquêtes.

Des travaux sur le traitement d'images ont été conduits entre 1981 et 1988 au sein de l'ETCA. Ils ont permis de définir les techniques et les procédures, reprises dans la note technique no 18 du GEPAN, pour l'étude des photographies présumées d'OVNI. Des filtres de diffraction ont été mis en place dans les gendarmeries, pour permettre le recueil d'informations sur le spectre lumineux émis.

Un système, "ORION", a été étudié et déployé par la Défense, dans le but de surveiller, d'identifier et de prévoir le passage des satellites, au-dessus du territoire national en particulier.
Il devrait permettre de répondre, du moins partiellement, au besoin de surveillance des phénomènes lumineux de type OVNI. Le système comprend:

- les moyens radars actuels de veille et de poursuite et les antennes d'écoute du navire Monge,
- deux systèmes de veille radar et optique et un système d'imagerie optique:
- le radar de veille "GRAVES", qui sera capable de détecter des objets de 1 m à 1 500 km de distance.
- le système de veille optique "SPOC", qui utilise des caméras CCD pour détecter et déterminer la trajectoire des satellites défilant ou des débris spatiaux de magnitude 7 à 8 (deux sites sont en cours d'équipement),
- enfin est envisagé le développement du télescope "SOLSTICE" de 4 m de diamètre, qui pourra être doté d'une optique adaptative, pour l'observation des objets sur l'orbite géostationnaire (36 000 km).

La détection radar en France est réalisée au travers de deux réseaux de stations radar, l'un militaire équipé à la fois de radars primaires et secondaires, l'autre civil équipé en quasi totalité de radars secondaires.
Le radar primaire permet de détecter et de visualiser sur un écran (ou scope) la position géographique et l'altitude (radar tridimensionnel) de tous les mobiles par réflexion des ondes radar sur le corps du mobile.
A l'inverse, le radar secondaire ne permet de détecter et de visualiser, sur écran, que les mobiles équipés d'un "répondeur" capable de répondre aux signaux codés qu'il émet.
Ainsi tout mobile non équipé du cc répondeur" ne pourra pas être détecté par un radar secondaire.
Cette particularité est extrêmement importante, dans le cas qui nous préoccupe, car seuls les radars primaires, équipant les Centres de détection et de contrôle (CDC) militaires et les avions de détection radar, les Awacs de l'armée de l'Air et bientôt les Hawkeye de la Marine, sont susceptibles de déceler un OVNI, à condition que celui-ci ne soit pas "furtif", ce qui est pourtant généralement le cas pour nos angins.

Il faut savoir enfin que toutes les informations radar détectées par l'ensemble des stations radar du territoire, les avions de détection aérienne et les stations radar des pays voisins sont collectées et traitées dans le réseau STRIDA (Système de traitement des
informations de défense aérienne), permettant ainsi d'avoir une couverture de détection couvrant un carré de plus de 4 500 km de côté.

Les astronomes qui devraient être aux premières loges, ne relatent pas de telles observations.
Mais en fait l'astronome professionnel se concentre sur un très petit champ du ciel, observé à travers un instrument, dans une coupole ; il a donc moins de chances qu'un "touriste" d'observer un phénomène lumineux relativement rare.
Les astronomes amateurs, qui passent beaucoup plus de temps à regarder le ciel, généralement en plein air, sont bien mieux placés pour observer un phénomène inhabituel, sans le confondre avec un objet astronomique ; mais on peut s'attendre de leur part à une forte réticence à relater une telle observation, par crainte du ridicule, car les amateurs sont généralement très désireux d'une reconnaissance "professionnelle".
En tout cas, aucune enquête spécifique n'a été menée, à ma connaissance, sur cette population particulière.
Le résultat de deux études indépendantes, effectuées par des astronomes professionnels auprès de leurs collègues, est assez différent: Hynek, dans les années 50, a interrogé informellement une quarantaine d'astronomes, dont un peu plus de 10 % avaient
effectivement observé des phénomènes inexpliqués.
Parmi ces derniers, Josef Allen Hynek cite le professeur Lincoln La Paz, directeur de l'Institut de météorisme de l'université du Nouveau-Mexique, et Clyde Tombaugh, le découvreur de la planète Pluton, décédé en 1997.
Dans les années 70 cette fois, Peter A. Sturrock a envoyé un questionnaire détaillé aux 2611 membres de l'Association astronomique américaine, en leur garantissant l'anonymat; la moitié a répondu, et on retrouve une soixantaine d'observations.
Aucune étude systématique de ce genre n'a été menée en France.
Il apparaît donc que le pourcentage d'observations par des astronomes est comparable à celui constaté dans la population globale, même s'il y a une réticence certaine chez une grande majorité à en faire état sans être certain de l'anonymat.