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Et pourtant nous sommes là !

Par Claude Cotard

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Table des matières
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Organisation de la recherche en France

En 1976, un comité de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), préside' par le général Blanchard de la Gendarmerie nationale, a ouvert le dossier des objets volants non identifiés. L'objectif : faire des propositions pour organiser la
recherche et la collecte des données sur ces phénomènes. Le but a été atteint, car les recommandations de ce comité ont été suivies lors de la création du Groupe d'étude des phénomènes aérospatiaux non identifiés (GEPAN), précurseur de l'actuel Service d'expertise des phénomènes de rentrée atmosphérique (SEPRA), organisme du Centre national d'études spatiales (CNES), en charge de ce dossier.
Par commodité de langage, nous utiliserons généralement le terme OVNI (Objet volant non identifié), au lieu du terme plus scientifique de PAN (Phénomène aérospatial non identifié).

Le Centre national d'études spatiales a reçu en 1977 la mission de mettre en place une structure d'étude permanente des phénomènes aérospatiaux non identifiés (PAN) : le Groupe d'études des phénomènes aérospatiaux non identifiés (GEPAN).
Cet établissement disposait en son sein de compétences et de moyens adaptés pour cette mission, en particulier des ingénieurs et cadres de haut niveau technique en relation avec les milieux scientifiques. La garantie que ce sujet complexe et délicat serait traité avec toute la rigueur nécessaire fut apportée par un conseil scientifique, présidé par Hubert Curien, composé de douze membres, représentatifs des sciences humaines et exactes.
Ce conseil avait pour tâche d'orienter, organiser et examiner annuellement lestravaux du GEPAN.
On peut distinguer trois phases dans l'évolution de l'activité liée à l'étude des OVNI en France qui ont abouti en 1988 à la création du Service d'expertise des phénomènes de rentrée atmosphérique (SEPRA), qui prend la suite du GEPAN, toujours au sein du
CNES :
- une phase de mise en place de l'organisation et de définition des procédures de collecte et de traitement des données, décrite dans le présent chapitre :
- une phase de définition de la méthode scientifique d'étude des cas,
- une phase de mise en application des méthodes et des procédures définies précédemment, traitées toutes deux dans le chapitre suivant.

Le SEPRA a, pour l'étude des OVNI, une vocation plus restreinte que celle du GEPAN, dont le conseil scientifique a terminé sa mission.

LE GEPAN :
La phase de mise en place de l'organisation

La première tâche du GEPAN a été d'associer différents organismes publics civils et militaires en vue d'organiser la collecte et l'analyse de données qui soient fiables. La Gendarmerie nationale, les aviations civile et militaire, la Météorologie nationale, etc.
ont été sollicitées et associées à cette organisation par l'intermédiaire de conventions et de protocoles établis avec le GEPAN. Le premier objectif fixé a été l'acquisition et la fourniture rapide des données recueillies sur les lieux où un phénomène était observé.
Pour cela, le GEPAN, selon les directives du conseil scientifique, a reçu pour mission de former des équipes d'enquêteurs spécialisés pour le recueil des données psychologiques et physiques, par exemple le prélèvement de traces au sol.
Parallèlement à cette organisation, divers laboratoires de recherche, civils et militaires, ont été sollicités pour participer aux expertises et aux analyses des données recueillies lors des enquêtes, par exemple le traitement des documents photographiques et des enregistrements radars.

La méthode développée par le GEPAN

Le GEPAN a développé une méthode originale d'étude des phénomènes rares ' à occurrence
 aléatoire. Les météorites font partie de ces phénomènes. Les scientifiques ont longtemps
 refusé de prendre en compte les observations de pierres tombées du ciel rapportées
 généralement par des paysans. Fort heureusement, le physicien Jean-Baptiste Biot a effectué en 1 803 une enquête approfondie au village de Laigle, dans l'Orne, environ trois semaines après qu'on y ait rapporté des chutes de pierres d'origine céleste.
Biot a examiné de nombreuses pierres et certaines traces (branches brisées, toits perforés, incendies) et interrogé de nombreux témoins indépendants. Il a produit un rapport convaincant qui a donné aux météorites une existence scientifique.
La méthode mise au point par le GEPAN a été approuvée par son conseil scientifique.
Elle consiste essentiellement à cerner les phénomènes initialement inconnus en effectuant l'analyse conjointe de quatre types de données concernant :

- les témoins : physiologie, psychologie, etc.,
- les témoignages : récits, réactions aux questions, comportement général, etc.,
- l'environnement physique : météorologie, trafic aérien,
photographies, données radar, traces sur l'environnement, etc.,
- l'environnement psychosociologique : lectures et croyances des témoins, influence éventuelle des médias et de groupes divers sur ces témoins, etc.
Les rapports de gendarmerie contiennent souvent des données suffisantes pour que l'on puisse identifier le phénomène observé. Dans bien des cas, celui-ci s'avère être un avion, une planète, un satellite, etc. Dans d'autres cas, une enquête complémentaire, plus ou moins importante, est effectuée par le GEPAN/SEPRA.

Une étude approfondie peut durer jusqu'à deux ans. L'analyse des traces sur l'environnement peut conduire à faire appel à des laboratoires spécialisés (voir les cas de Trans-en-Provence et de "I'Amarante".
Enfin des recherches ont été effectuées en liaison avec les universités pour perfectionner la méthode d'enquête. Le CNES, par souci de rigueur scientifique, a adopté le terme "PAN" au lieu et place du terme d'OVNI, plus connu, mais plus restrictif Le GEPAN est le groupe d'étude des PAN.

Première classification des PAN (Phénomènes aérospatiaux non identifiés)

Après les études, chaque cas est classé par le GEPAN/SEPRA dans l'une des quatre catégories suivantes, en fonction de son degré d'identification :

 - catégorie A. phénomène parfaitement identifié,
- catégorie B : phénomène probablement identifiable, mais qui ne
peut être identifié de façon certaine par manque d'éléments,
- catégorie C phénomène non identifiable par manque de données,
- catégorie D phénomène non identifiable malgré l'abondance et la qualité des données.

Ces PAN de catégorie D représentent 4 à 5 % des cas et sont appelés PAN D.  Ils englobent des observations de phénomènes dont certains près du sol à quelques mètres des témoins.
Les cas les plus étranges et les plus mystérieux de cette catégorie sont généralement intitulés RR3 (rencontres rapprochées du troisième type), selon la classification proposée par le professeur A. Hynek, astronome et conseiller de l'USAF, dans le cadre du projet Blue Book. L'analyse statistique détaillée des PAN D permet de préciser la distribution de leurs caractéristiques physiques: vitesse, accélération, silence, forme, effets sur l'environnement.
Il est intéressant de noter que des études statistiques faites en URSS ont donné des distributions comparables à celles déterminées par Claude Poher, premier responsable du GEPAN, à partir de quelque 200 cas français, ou de 1 000 cas mondiaux.
Il serait souhaitable de pouvoir développer en France les études statistiques sur les PAN D.

Une centaine d'enquêtes ont été menées par le GEPAN/SEPRA. Certaines ont mis en valeur des phénomènes physiques atmosphériques rares, liés par exemple à la foudre, d'autres ont révélé des comportements psychologiques inhabituels des témoins, causés, par exemple, par la prise de médicaments hallucinogènes. Quelques enquêtes très approfondies, appuyées sur des analyses de traces, ont, enfin, montré la présence physique d'un phénomène dont la nature et l'origine restent inconnues.
Douze cas aéronautiques français ont été portés à la connaissance du GEPAN/SEPRA; seuls trois ou quatre d'entre eux peuvent êtres considérés comme relevant de la catégorie D.
- Le premier cas de PAN D recensé date de 1951. Il impliquait des avions militaires de type Vampire dans la région d'Orange.
Les cas de PAN D aéronautiques connus depuis 1942 ont fait l'objet d'un premier recensement dans un document intitulé Rencontres dans le ciel, réalisé par Dominique Weinstein, auquel le SEPRA a contribué pour la partie française. Le catalogue des observations mondiales comprend la description de 489 cas d'observation de PAN D aéronautiques bien documentés et dont les sources ont été dûment vérifiées. La plupart des informations sur ces PAN D
aéronautiques sont puisées aux sources officielles, autorités gouvernementales, armées de l'Air de différents États, ou d'organismes comme le SEPRA.
Ce catalogue présente une classification suivant des critères de qualité d'observation.
Cela va des simples observations visuelles, décrivant des performances ou évolutions particulières du phénomène observé (vitesse, accélération, manoeuvrabilité, silence, etc.),
aux observations plus élaborées mentionnant des perturbations engendrées par les PAN D aéronautiques sur l'environnement telles que: brouillage radio ou radar, dysfonctionnement des instruments de navigation, voire des effets physiques sur l'équipage (chaleur,
aveuglement, etc.).

Entre 1947 et 1969, c'est-à-dire pendant la durée du projet Blue Book de l'armée de l'Air américaine consacré aux OVNI, 363 observations ont été recensées. 1952 est l'année ou le plus grand nombre d'observations furent constatées : 68. Au total, 63 pays sont cités comme ayant été le théâtre d'au moins une observation aéronautique.

Les cas "radar/visuel" sont ceux qui lient une observation visuelle et une détection radar de bord et/ou radar au sol.
On observe que : 1 - les premières observations au Japon et en URSS datent de 1948,
- 30 pays sur 68 cités dans le catalogue font état de cas "radar/visuel ",
- sur les 489 cas du rapport, 101 sont des cas "radar/visuel " (21
- sur les 363 cas du rapport Blue Book, 76 sont des cas "radar/visuel" (21
- en 1952, sur 68 cas, 16 sont des cas "radar/visuel " (23,52).

En conclusion, nous pouvons établir clairement que, depuis 1942 jusqu'en 1995, au moins 500 observations bien documentées et avérées de PAN D aéronautique, dont près de 20 % sont des cas "radar/visuel ", ont été recensées dans le monde.
Ils apportentla preuve d'une réalité physique de phénomènes aux évolutions paradoxales.
Nous avons vu que les travaux du GEPAN/SEPRA montraient qu'il y avait toute une catégorie de phénomènes physiques rares à occurrence variable qui ne pouvaient être assimilés à des
phénomènes naturels ou artificiels connus. Ces phénomènes, PAN D, que nous avons mis en évidence, tant dans le domaine aéronautique (cas aéronautiques civils et militaires), que près du sol (cas de rencontres rapprochées), recoupent d'autres cas d'observation bien
documentés et vérifiés par des autorités officielles dans le monde. Il est intéressant de noter que, dès novembre 1947, au tout début de la toute première vague d'observations modernes d'OVNI, aux États-Unis, le général Twining, responsable de l'Air Material Command, a rédigé un rapport sur les 'disques volants", dont les conclusions sont très explicites :
1. Le phénomène rapporté est quelque chose de réel, il ne s'agit pas de visions ou d'imagination.
2. Il existe des objets ayant la forme d'un disque et dont la
dimension est comparable à celle de nos avions.
3. Il est possible que certaines observations correspondent à des phénomènes naturels.
4. Les vitesses ascensionnelles très élevées observées, la manoeuvrabilité et les manoeuvres de fuite, lorsque les disques sont détectés, laissent supposer qu'ils sont  pilotés ou télécommandés.
5. La plupart des témoins décrivent des objets à surface métallique, de forme circulaires ou elliptiques, avec la partie supérieure en forme de dôme, volant sans bruit en formation de trois à neuf objets...

Nous ne disposons pas de preuves matérielles irréfutables, sous forme de matériaux entiers ou fragmentés confirmant la nature physique des PAN D et leur caractère d'artefact.
Néanmoins, le travail de collecte et d'expertise, réalisé au GEPAN/SEPRA depuis plus de 20 ans, confirme les déclarations du général Twining en 1947.
Étude des PAN D aéronautiques militaires français (Orange 195 1, Tours 1976, Luxeuil 1977) recoupe les conclusions du général Twining, et notamment la quatrième.
Les témoignages des pilotes laissent en effet supposer que les objets sont, 'soit pilotés, soit télécommandés ": tous les pilotes ont rapporté que c'est "l'objet qui semblait faire mouvement vers eux, et non l'inverse. De même, tous ont considéré que les capacités d'évolution de l'objet étaient très supérieures à celles qu'ils connaissaient.

Des cas rapprochés de PAN D en France

Les cas rapprochés de PAN D en France correspondent bien de leur côté aux conclusions 4 et 5 de Twining.
À Trans-en-Provence (Témoignages), les expertises réalisées sur le site recoupent le témoignage local, et montrent que l'objet d'aspect
métallique et de forme circulaire a atterri, puis décollé silencieusement dans un espace très réduit, à très faible distance d'un mur de 2,50 m de hauteur. Aucun aéronef moderne n'est capable de ces évolutions silencieuses, ni de cette précision d'atterrissage. Il est difficile de ne pas voir dans l'objet une machine volante pilotée, télécommandée, ou sinon disposant d'une cybernétique très évoluée.


Les autres affaires françaises de rencontres rapprochées  suggèrent
elles aussi fortement l'existence d'une intelligence qui se profilerait derrière les PAN D.
Il s'agit de Valensole, de "I'Amarante". Dès que le ou les témoins sont confrontés au PAN D, tout se déroule généralement assez vite, et l'objet s'échappe sans avoir marqué la moindre agressivité à l'égard des témoins.
L'étude de certains cas étrangers conduit à des conclusions analogues à celles tirées des cas français.
Il se dégage de cet ensemble de faits une conclusion forte : certains PAN D paraissent bien être des machines volantes totalement inconnues, aux performances exceptionnelles, guidées par une intelligence naturelle ou artificielle.

Chapitre suivant : Gendarmes et pilotes