Sur la trace de tes pas
Quand s’ouvre grande la porte de la vie
Du premier regard au tout premier cri
Du premier pas dandinant aux suivants
L’homme s’empresse à être très prenant.
Il retient ce qu’il atteint de mille mains
Etreint de mille bras au détriment des deux
Pour orner d’étoiles luisantes chaque vœu
Peindre une toile sur le voile du lendemain
Comme il ne sait ô combien il ne sait plus
Que sur chaque pas des larmes s’entassent
Et s’inscrit le chagrin des instants perdus
Tombés d’une insatiable étreinte fugace.
Et le temps passe et se creuse son ventre
Avide de bonheur qu’ainsi ne se rencontre
Car oublié sur le chemin, se réduit en cendre
Fait pleurer le ciel la mort d’un cœur tendre.
Quelle est cette envie folle à toujours vouloir
Chercher loin l’impossible et ne jamais voir
Quand la joie et l’amour ne sont que là
A portée de la main, sur les traces des pas?
Repose-toi et entends parler le vent
L’amour est dans ces rayons de soleil
Dans l’immensité du sable d’or mouvant,
Du désert calme aux oasis en merveille.
Prends le temps de fouler ces plaines
Caresse de tes cils les feuillages verts
Sens les parfums des fleurs sereines
Ecoute les oiseaux chantant des airs :
L’air du vent, l’air des fleurs l’air du temps
Ecoute l’océan quand se couche l’astre rouge
Doucement, discrètement sur l’eau qui bouge
Et frémit, vibre la nature de l’amour passant.
L’amour, le bonheur ne sont que là
Ils sont juste là sur la trace de tes pas.
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