En suspension
A un temps où le temps est une douleur ruisselant du gris d'un ciel immense, des larmes coulant à flot, les yeux levés vers le seigneur, le coeur blessé, saignant et accusant le destin, un homme et une femme se rencontrent à un même point, au croisement des désillusions.
Ils se regardent et chacun, plongeant dans l'univers de l'autre, ils s'accordent, se mêlent, s'entremêlent, s'entendent: Ils s'aiment ainsi vibrent les pulsions.
A l'heure où l'amour, les yeux grands ouverts sur l'autre, ne voit rien, ne sent rien que cet intense désir de l'autre, lui appartenir, se confondre, frémir, flamboyants, ils fusionnent en une seule âme, s'envolent loin suivant les sensations.
Ils planent, dansent dans les airs, des rires éclatants faisant de l'hiver le plus beau printemps. Chantent alors les oiseaux et s'épanouissent les plus belles fleurs grisées par les brises caressantes. L'extase règne Là où tout est calme, douceur et volupté en multiples vibrations.
Il était un temps où le temps n' étant un temps des fleurs, balayé par mille torpeurs, des vents forts puissants, un temps des corps brûlants, aux cris hurlants, appelant les âmes en évasions.
IL était un temps, un amour se décomposant, deux âmes s'écartent doucement, triste envol gagnant les corps gémissant d'envies meurtris par les incorrigibles interdictions.
Se retrouvent encore l'homme et la femme. Ils marchent à reculons, loin plus loin encore et encore, jusqu'à ce qu'ils deviennent un point invisible; puis s'en vont, disparaissant dans d'autres dimensions.
Chapitre suivant : Je panse avec mon coeur