I
Seth priait :- seigneur ! ‘‘demandez et l’on vous donnera’’ as-tu dis ? eh bien ! je veux quatre maisons, quatre voitures, six femmes : l’une africaine, l’autre asiatique et le reste à ta convenance.
Je veux beaucoup d’argent, tellement que ça n’en finira jamais. Je veux…
- hé, toi ! l’interrompit le seigneur. Ne déforme point le sens de mes propos. ‘‘Demandez !’’ ai-je dis. Mais je n’ai point précisé que c’était à moi qu’il fallait demander. ‘‘l’on vous donnera !’’ ce qui ne veut pas dire que ce soit à moi de donner. Garde donc tes doléances pour un autre.
- Mais à qui d’autre puis-je demander ? qui d’autre que toi peut donner ? - Cela est ton affaire, ne t’adresse plus à moi.
- S’il en est ainsi, je deviendrais athée. Hurla Seth bien fâché.
Le seigneur se retira faisant mine de ne point avoir entendu.Seth perplexe resta assis à même le sol. Juste devant lui, un trou se fît dansla Terre ; une tête cornue en émergea:
- psitt ! psitt ! siffla la tête cornue.
Seth leva son regard et elle lui chuchota comme craintive d’oreilles indiscrètes :
- viens, viens ! moi j’en ai des choses à te donner.
Seth prit ses jambes à son cou et s’enferma chez lui une semaine durant.Ab mor s’inquiéta de ne plus le voir. Aussi vint-il ce jour là frapper à sa porte. Personne ne lui répondit.Alors, il s’enquit à travers la cloison : - hé Seth ! ne te rendras-tu pas au temple en ce jour béni de Dieu ?
- ho, toi ! homme de rien ! répondit Seth de fort méchante humeur. Passe ton chemin et ne vient point m’embêter