Corinne Vomscheid et Richard Gehenot - Percement du mont Olympus sur Mars - texte intégral

In Libro Veritas

Percement du mont Olympus sur Mars

Par Corinne Vomscheid et Richard Gehenot

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Table des matières
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Édition du 16 juin 2608

    Lors de la construction du réseau ferroviaire Martien, les ingénieurs se sont tôt ou tard heurtés aux montagnes. Elles sont mal situées à l’extrémité de la grande plaine, soit entre les deux plus grandes villes martiennes. Comme il ne fut pas possible de contourner ces obstacles naturels, les techniciens se sont attaqués directement à la difficulté en prenant la décision de percer la montagne à sa base. Les travaux de terrassement sont totalement différents d’un chantier terrestre. A cause du faible taux d’oxygène et des températures extrêmes, les conditions de travail ont dû être totalement adaptées.
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    Le mont Olympus est un défi de taille, ce géant planétaire est le plus célèbre des volcans martiens. Avant même la colonisation de la planète rouge, il portait le nom Nix Olympica (les neiges de l'Olympe), sa formation nuageuse le couvrant ressemblant à une cime enneigée. Le mont Olympus a 26 km de hauteur et un diamètre de 600 km. Sa superficie est de 500 000 km2. L'édifice volcanique et ses multiples coulées pourraient donc recouvrir un pays comme la  France aux Etats-Unis d’Europe !
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    Depuis 700 ans, les anciennes techniques d’excavation consistaient à  creuser des logements dans la roche pour insérer des capsules géantes explosives à base d’hydrogène. Les trous étaient lentement et péniblement creusés, à l'aide d’un verrin hydraulique équipé d’une fraise et d’un trépan tenu par un ouvrier qui le faisait tourner tandis qu'un autre le guidait dans la roche. Les premiers mineurs payèrent souvent de leur vie à effectuer ce travail dangereux. L’hydrogène instable, explosait en effet  beaucoup trop tôt, faisant des dizaines de victimes. Les ingénieurs ont donc inventé de nouvelles générations de foreuses totalement automatiques pour traverser des collines puis enfin les montagnes.
    Un opérateur peut désormais les guider à l’aide d’un satellite équipé de caméras Mars Global Utopia (MGU) utilisées pour prédire la météo (cf l’article du 30 mai 2608). Elles peuvent voir à travers la roche et ainsi guider le réseau de foreuses réparties dans le sol. Le percement du mont Olympus est une première car trente tunnels ont été percés simultanément sans encombre et surtout sans explosifs.
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    Les ingénieurs ont relevé un défi de taille à vouloir percer une montagne sur une longueur de 600 kilomètres alors qu’ils ne disposaient que d’anciens outils de forage (hydraulique). Le tunnel est enfoui à une profondeur de plus de 1600 mètres sous terre. Or, la température s'élève régulièrement au fur et à mesure que l'on s'enfonce sous le sol. On s'attendait à rencontrer au milieu du tunnel Olympien une température si élevée qu'elle rendrait le travail des foreuses délicates en risquant de les endommager.
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    De 2590 à 2607 le chantier prit du retard, vers 2604 un inventeur, Tibernus Jhonson, permit réellement l’accomplissement du premier grand tunnel en imaginant une foreuse autonome à l’aide d’un cerveau bio-électrique. Grâce à elle, les réseaux de foreuses venant de New Chicago et celles de New Dallas se rejoignirent enfin sous 1600 mètres de roches en décembre 2607. Le coût du tunnel est de 7 milliards de Néodollard. Les banques Terriennes et Martiennes ont pour la première fois de l’histoire financées intégralement le projet. C’est une somme pas trop élevée par rapport au prix de construction et surtout d'exploitation d'une ligne devant escalader la montagne. Les rampes d'accès devant atteindre une altitude de près de 26 kilomètres. Une entreprise jamais réalisée à cause de son coût trop élevé.
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Malgré les difficultés considérables des premiers chantiers, l’aménagement des tunnels est en cours, une première ligne a été ouverte au public et permettra enfin de relier par voie ferrée terrestre les 2 villes les plus importantes de Mars.