kurisu - L'âme du livre - texte intégral

In Libro Veritas

L'âme du livre

Par kurisu

Cette oeuvre est mise à disposition du public sous un Contrat Creatives Commons (by-nc-nd)

Vous êtes en mode de lecture plein écran. Cliquez sur le lien suivant si vous souhaitez afficher la version classique de cette oeuvre

Table des matières
Que pensez vous de cette oeuvre ?

Un conteur célèbre

(ES) Ca y est!  J'ai l'idée d'un conte.

(EC) Ah bon?

(ES) Les deux personnages principaux seraient Mirghzill, le chat noir à la tache blanche au cou et Sirghzill, le serpent à la peau d'ambre.

(EC) Où vivraient-ils?

(ES) Comment-cela, "où vivraient-ils"?

(EC) Cela ne se fait plus de ne plus préciser le lieu "Un pays lointain... et cetera et cetera..." Tout le monde l'a entendu 100 fois cette tirade. Elle est finie, la phrase! Les lecteurs en ont marre! Ce n'est plus à la mode! Out!

(ES) Le pays (où se déroule l'intrigue) peut-être le monde commun: l'homme peut-il se targuer de connaître tous les mystères de l'Univers? En vérité, il en sait bien peu de choses: ce singe savant aux sens limités est toujours tiraillé entre son immense curiosité et sa crainte que le savoir qu'il développe et les forces qu'il déclenche le dévorent. Plus que son entendement, c'est sa sagesse qui laisse à désirer...

(EC) oui, oui, oui, je sais! Continue donc.

(ES) L'histoire se déroulerait donc placé dans une ville étrange, plutôt aux abords de sa campagne.


(EC) Quelle ville?

(ES) Mais voyons! Tu le fais exprès?! La ville que nous avons inventé, élaborée dans d'autres contes: Grise-mine Ville!

(EC) Quoi!?

(ES) Oui, oui, pardon. Dans la ville que TU as inventée.

... Bon... Voyons...

J'ai trouvé le symbole!

(EC) ...?

(ES) La morale si tu préfères: chaque conte a une morale. Mirghzill, est un chat aventureux - note! - il faut savoir qu'à l'abri des regards des hommes, les animaux parlent dans cette ville.

La scène prend place dans la forêt.
Sirghzill, mère de trois enfants, est l'une des créatures les plus belles, fortes et intelligentes de la forêt.  Un jour donc, Mirghzill entend parler de Sirghzill et la provoque en duel. Meilleur combattant, il gagne ce duel. Avec la peau du vaincu, il se fait un chapeau et une cape, pour exhiber ensuite ce trophée dans toute la forêt. Félicité de toute part, il ne se sent plus de joie, quand soudain, à la lisière de la tanière du vaincu, il  aperçoit ses enfants.

Le lendemain, personne, son ami le tigre inclus, ne comprit pourquoi il s'était délaissé de son trophée.

(EC) Et la morale?

(ES) Peut-on exhiber un trophée dont on est fier quand on a détruit pour cela les espoirs ou la vie de quelqu'un?

(EC) Excellent! Ce conte est délicieusement rétro: on y retrouve le petit poucet ou le grand méchant loup. Demain j'appelle mon éditeur! Tu peux réintégrer ton monde, démon.


 

- Et il effaça le pentacle -

*****

Chapitre suivant : L'agent littéraire