Chapitre VII
Dehors, le ciel fait preuve d'un magnétisme affolant.
Il faut se tenir debout et basculer sur l'axe du genou.
Quand le crâne touche terre, on pousse très fort jusqu'au ciel.
Et voila, je monte en l'air.
Là-haut, c'est agréable, j'ai les pieds anesthésiés, immergés dans la voute céleste.
J'ai l'impression de flotter.
Comme ce qui est en bas est en haut, de même ce qui est en haut est en bas.
Je cours en riant comme une mouette.
Am YaAcov 'hai, je parcoure les étoiles.
Quand je redescendrai, je me ferai tatouer un truc, genre, une belle vache avec sur son cuir, une mouette rouge interstellaire.
Prendre son pied, avec les étoiles c'est phénoménal. Des vagues d'orgasmes. D'énergie pure. Un voyage halluciné au pays de la joie.
J'en oubliais de regarder la terre et Pan ! Voila qu'elle me rappelle.
Mon crâne vient de heurter une immense tour.
Je me redresse sur son toit, en douceur.
Pas à pas,
je marche à l'envers, qu'est-ce que je fais sur terre ?
Il faut se tenir debout et basculer sur l'axe du genou.
Quand le crâne touche terre, on pousse très fort jusqu'au ciel.
Et voila, je monte en l'air.
Là-haut, c'est agréable, j'ai les pieds anesthésiés, immergés dans la voute céleste.
J'ai l'impression de flotter.
Comme ce qui est en bas est en haut, de même ce qui est en haut est en bas.
Je cours en riant comme une mouette.
Am YaAcov 'hai, je parcoure les étoiles.
Quand je redescendrai, je me ferai tatouer un truc, genre, une belle vache avec sur son cuir, une mouette rouge interstellaire.
Prendre son pied, avec les étoiles c'est phénoménal. Des vagues d'orgasmes. D'énergie pure. Un voyage halluciné au pays de la joie.
J'en oubliais de regarder la terre et Pan ! Voila qu'elle me rappelle.
Mon crâne vient de heurter une immense tour.
Je me redresse sur son toit, en douceur.
Pas à pas,
je marche à l'envers, qu'est-ce que je fais sur terre ?
J'ai oublié. J'ai oublié quoi ?
Je descends dans la cage d'escalier. Sur le palier, il y a ma porte entrouverte et une échelle.
Tiens, j'ai toujours rêver de voir ce qu'il y a dans ce grenier.
40 étages de souvenirs ?
En haut de l'échelle, rien, un fauteuil moitié crevé dans un coin.
Je m'assois, j'essaie d'imaginer ce qu'a pensé la dernière personne qui s'y est installée.
J'ai dans mes mains un fusil, qui devait trainer là.
Je regarde sa gueule et c'est le vertige, comme si elle me tête le crâne.
J'ai entendu le déclic de l'arme.
Une vague montante de souvenirs me submerge, je suis resté perché, un sacré moment.
Je descends dans la cage d'escalier. Sur le palier, il y a ma porte entrouverte et une échelle.
Tiens, j'ai toujours rêver de voir ce qu'il y a dans ce grenier.
40 étages de souvenirs ?
En haut de l'échelle, rien, un fauteuil moitié crevé dans un coin.
Je m'assois, j'essaie d'imaginer ce qu'a pensé la dernière personne qui s'y est installée.
J'ai dans mes mains un fusil, qui devait trainer là.
Je regarde sa gueule et c'est le vertige, comme si elle me tête le crâne.
J'ai entendu le déclic de l'arme.
Une vague montante de souvenirs me submerge, je suis resté perché, un sacré moment.
DISPARITION
Hunter S. Thompson.
Né le 18 juillet 1937 à Louisville (Kentucky)
Mort le 20 février 2005 à Woody Creek (Colorado)
Merci à Hunter S. Thompson, à B. Corty, à E. Grangeray et P. Kéchichian.
Merci à Emmanuel Jouanne, à Philip K. Dick, à Michel Jeury.
Merci à Theleme.
Un reportage du Grand Requin Rouge sur l'explosion d'un magnétar, commandité par l' Oeil de la réalité, traduit par Morne au Champ du Possible, le 27 février 2005.
Hunter S. Thompson.
Né le 18 juillet 1937 à Louisville (Kentucky)
Mort le 20 février 2005 à Woody Creek (Colorado)
Merci à Hunter S. Thompson, à B. Corty, à E. Grangeray et P. Kéchichian.
Merci à Emmanuel Jouanne, à Philip K. Dick, à Michel Jeury.
Merci à Theleme.
Un reportage du Grand Requin Rouge sur l'explosion d'un magnétar, commandité par l' Oeil de la réalité, traduit par Morne au Champ du Possible, le 27 février 2005.