In Libro Veritas

Un livre pour te lire

Par JOST VINCENT

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Table des matières
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Extérieur

Là, oui, tu te souviens de ce petit rien à présent et qui représentait tant pour toi. De ce blouson que portait l’un de tes copain de classe, ce cartable qu’il avait ou bien encore sa force ou sa grandeur qui en faisait un adversaire redoutable pendant les petits combats de court d’école.
Tu te souviens bien de tous ces petits riens qui te manquaient, qu’il te fallait. Et ainsi tes peurs ont accru en toi ; peur de ne pas avoir suffisamment pour être valorisé auprès des autres, peur de ne pas être à la hauteur face à l’autre. Et ces peurs t’ont fait être de plus en plus exigeant envers ceux qui se sont occupés de toi. Leur impossibilité à répondre à toutes tes attentes est devenue pour toi des manques d’attention, des manquements à ton intégrité face à la société extérieure vers laquelle ils t’avaient eux−mêmes placé : l’école, l’Extérieur.
Et c’est ici, en grande partie, que ta vie actuelle s’est lentement dessinée.
La peur à cela de positif, elle est assimilée dans ton corps, dans ton esprit à une action. Et comme toute action donne lieu à une réaction, il a bien fallu que tu réagisses face à tes peurs.
Ta première réaction fut de réagir comme tu avais appris à le faire ; tu te mis à crier. Crier pour que l’on te remarque, crier pour qu’autour de toi tout se fasse comme par le passé, que le monde extérieur comble tes manques.
−Et comme tu es de ces pauvres mais très rares personnes à qui le
monde extérieur donne tout ce qu’ils demandent, en lisant ces lignes tu te demandes comment l’extérieur aurait dû réagir à ce moment clé de ta vie.
−Et comme tu es certainement de ces nombreuses personnes à qui le monde extérieur donne la chance de réagir autrement, tu as appris à le faire.
Ta découverte forcée de l’extérieur a donc été, pour toi, une nouvelle source de besoins, une nouvelle source de manques, une nouvelle source de peurs.
Et que ton enfance ai marqué ta vie à jamais à cause de traumatismes liés à une maltraitance que t’aurait infligée un Autre, ou qu’elle se soit passée simplement sans que tu ne puisses plus t’en souvenir précisément, elle t’a forgé tel que je te vois, tel que je te sens, tel que je t’écris.En fait, le fond de l’Homme qui se trouve face à moi à présent n’est autre que le résultat des interactions qui se sont produites entre tes attentes et leurs gestions par l’extérieur ; ton enfance.

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