Combattre les idées reçues
Platon a–t–il bien compris les enseignements diffusés dans les Temples ou a–t–il caché la Sagesse sous des images ? Revenir sous la peau d'un animal, est–ce symbolique ?
Le jeu de l'Oye est une antique façon de diffuser des enseignements sous la forme d'un jeu facilement mémorisable. Comme le Tarot, les jeux circulent sans inquiéter les Pouvoirs et mêmes si les Sages disparaissent, les outils restent dans les mains des enfants. Soyez comme des petits enfants...
Il est évident que la Vie et la Nature suivent un Chemin d'évolution. Rien ne régresse, tout évolue... Alors, pourquoi baisser de niveau, devenir un animal, pour apprendre une leçon ? Il y a assez de situations déplaisantes pour apprendre les conséquences de nos actes et redresser la situation.
Certains croient que nous renaissions toujours dans la même cellule familiale, tour à tour, père, mère, garçon ou fille, pour expérimenter chaque situation, racheter ses erreurs.
D'autres affirment que le cycle des renaissances est de 108 ans. Les expériences sous hypnose ou les ouvrages de Stevenson prouvent que l'on n'attend pas pour renaître que 108 ans se soient écoulés depuis la naissance précédente. Peut–être est–ce une moyenne ?
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Les animaux ne se réincarnent pas.
Pourquoi pas ? Où se situe le niveau de conscience nécessaire à la réincarnation, gaz, liquide, minéral, végétal, champignon, animalcule, vivipare, ovipare, mammifère ?
Au fait, l'homme n'est qu'un mammifère doué de la parole consciente et articulée, plus une réflexion inductive après l'enfance.
Les religions associent l'âme à ce processus de réincarnation.
Qui a une âme et qui n'en a pas ?
Pour mémoire, les Pères de l'Église ont longtemps discuté pour savoir qui a une âme et qui n'en a pas. Pour eux, il était évident que l'Homme a une âme et que les animaux n'en ont pas. Qu'en était–il de la femme (sans majuscule volontairement) ? Ces braves hommes en robe assimilaient la femme à l'animal, juste bonne à procréer. Oui, mais, répondit l'un d'eux, nous avons interdit que les hommes forniquent avec les animaux, si nous refusons une âme à la femme, elle est reléguée au rang d'un animal et la reproduction sera interdite. Donc accordons une âme à la femme.
À la Renaissance, en 1550, la Controverse de Valladolid porta sur le statut des Indiens d'Amérique et opposa le dominicain Bartolomé de Las Casas et le philosophe Sepulveda, une grande discussion a eu lieu pour savoir si les Indiens d'Amérique avaient ou non une âme. Le verdict du légat du Pape fut prononcé en faveur de la position de Las Casas : les Amérindiens ont bien une âme, c'est–à–dire qu'ils sont intégralement humains.
Un jour une amie très chère m'a raconté... Elle avait un petit chien d'une race très rare. Ce petit chien avait la manie de fouiller dans les ordures. Un jour, l'acide lui a creusé un trou dans la langue, un trou parfaitement circulaire. Ce petit chien est mort de vieillesse, sa maîtresse en a eu beaucoup de chagrin. Elle ne désirait pas avoir un autre animal jusqu'à ce que son mari lui annonce qu'un chiot de la même race était né, non loin de là. La curiosité étant plus forte que son chagrin, elle est allée voir ces petits chiots. L'un deux a rampé vers elle... Vous devinez la suite, dès qu'il a été sevré, le chiot a été adopté. Quelle ne fut la surprise de mon amie aux premières chaleurs quand le chien a tiré la langue ! Il avait le même trou parfaitement circulaire au même endroit. Ne dites jamais à cette femme que les chiens ne se réincarnent pas.
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Conventionnellement, les êtres bons reviennent avec des bons points, les méchants avec des épreuves pour s'améliorer.
Pourtant, des personnes bonnes et sensibles souffrent de leurs expériences passées. La médecine n'ayant pu soulager ces personnes de leurs troubles, des recherches ont été faites sous hypnose. Ces malades ont raconté les tortures et agressions dont elles ont été victimes. Elles ont transporté ces traumatismes à travers leurs morts et leurs renaissances.
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D'après les recherches de Stevenson : Ce chercheur a interrogé des jeunes enfants n'ayant pas accès à la radio ou la télévision. Il a ensuite vérifié leurs dires. Je ne conserve qu'un cas : un bébé est né vers l'Afghanistan avec une vilaine cicatrice à l'épaule. Quand il a été interrogé, il a dit être un guerrier de la vallée voisine, tué par une balle à l'épaule.
Pourquoi la victime a–t–elle une blessure résultant de son agression ? Ce devrait être l'assassin qui porte la marque de son forfait ?
En fait, d'une vie à l'autre, nous conservons les marques résultant des événements passés. (Voir note sur les marques de naissance) A notre décès et à notre renaissance, le bagage n'est pas allégé de ce qui est bien ou mal, le bien et le mal sont des notions relatives inconnues de Mère Nature. La pauvre victime d'une agression conserve son traumatisme et continue à en souffrir.
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Alors, les compteurs ne sont pas réinitialisés lors du décès ! Notre âme personnalité conserve la mémoire de tous les traumatismes vécus et elle doit les assumer, encore et encore.
Dans la petite enfance, à travers les cauchemars et les blessures, nous revivons ces meurtrissures. Ensuite, nous devenons assez mûrs pour être responsable de la vie en cours.
Chapitre suivant : Matérialité de la réincarnation