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Fragments

- Catégorie : Chroniques
- Par Odalisque
-
- Date de publication sur In Libro Veritas : 22 mars 2008 à 11h28
- L'auteur a posté 1 message à propos de cette oeuvre
- Dernier message : Obokuri
- J'aime à me dire qu'à la manières des impressionnistes, on pourrait peindre le monde par petites touches, impressions fugitives décrites au fil de la plume.
-
- Mot clés :
- impressions, morceaux, vie
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131 lectures |
9 pages
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sont autant d'étoiles filantes dans le ciel d'ILV. Bravo et merci !
J'ai beaucoup aimé la page 4. Pas compris le bis repetita V et VI et encore moins le sens de "l'inflachissable".
J'aime le court. J'aime cette recherche de peu pour suggérer le maximum. Une théorie que j'essaie de mettre en pratique, mais si dure.
A mieux connaître Odalisque.
Je vais donc lire plus de Odalisque.
Oui, je me suis perdue dans mes fichiers pour le double chapitre... et pour le "inflanchissable" espèce de réminiscence de confusion de mots, je voulais dire "infléchissable". Merci à vous =)...
Ça me fait bizarre qu'on dise "lire du Odalisque"... Je crois que ce pseudo, même si je l'aime bien, ne me correspond pas tout à fait... Si quelqu'un a une idée ^^
Un très bon moment de lecture et de poésie : vous avez beaucoup de talent et je ne doute pas que vous saurez le faire croitre et prospérer.
Le "Obokuri", notamment, est très impressionnant. Bravo.
Odalisque a du talent, un véritable talent, cette oeuvre en est la preuve. Odalisque vient de quitter In Libro Veritas, elle qui pensait trouver ici un espace dédié à la Littérature et non au sectarisme dont certains ont fait preuve à son égard, sans parler des insultes qu'elle a subies.
ces neuf fragments jouent ici sur plusieurs temps, plusieurs étants.
Un être pluriel s’y révèle, à peine, par touches successives et délicates, multiple et morcelé. «Je n’ai aucune prétention ni certitude politique» nous dit-elle humblement.
Il semblerait que l’ensemble pointe vers la 8ème pièce qui se différencie du reste par un titre : Obokuri, alors que les autres sont désignées par un chiffre romain.
Obokuri, écrit en écoutant la musique qui porte le même nom, un nom japonais, évoque une mélancolie profonde où la narratrice, «affrontant le vide et l’ombre », prend conscience d’une souffrance rouillée, - souvenir d’amour contrarié, chagrin, départ, solitude existentielle ? - en même temps qu’ «elle protège l'intime lueur». L’intime lueur d’une œuvre qui va vers la musique.
Chaque fragment nous chante et nous enchante.
La répétition des temps se joue dés les premiers mots, «ce matin» - le même matin ? – car d’emblée il récidive. Répétition qui ne mène qu’à quelques traces, «deux traits roses à la craie», très peu pour suggérer beaucoup.
Le VIème fragment révèle comme en miroir un visage morcelé, qui se voit magma indifférencié d’une foule solitaire, rassemblement d’êtres divisés, chaîne continue au sein du discontinu :
« Elle voit qu’elle est entourée de dizaines, centaines, milliers, millions de gens, identiques. Ils sont elle, elle n'est qu'eux.»
En finale, la disparition complète aura bien lieu : «Elle croque son pinceau », et disparaît, avec ses couleurs.
Si l’on en croit la symbolique du chiffre 9, structure de ce texte, un nouveau cycle recommence-t-il ?
Toujours reste-t-il, grimoire pour mémoire, la pièce 4 :
Et si tu tombes dans la boue,
Recueille la et fais en un vase rutilant.
Magnifique !