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Corne de brume

- Par Francine Ségeste

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- Date de publication sur In Libro Veritas : 19 mars 2008 à 15h30
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Quelques poèmes exprimant la fascination de la mort en fin de l'adolescence.
C'est la seconde partie du recueil "Destin de sable"publié chez ILV-Edition. Pour le commander : http://www.ilv-edition.com/librairie/destin_de_sable... -
- Mot clés :
- limbes, adolescence, angoisse
- L'auteur
- Pas de vente papier
- 8 commentaires
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229 lectures |
18 pages
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SUPERBE ! Je voudrais ...
SUPERBE ! Je voudrais l'écrire encore plus gros... Vous êtes un auteur rare. Chapeau très très bas, au sous-sol !
Magistral
Sonia a raison, chapeau bas et bottes de cuir. Sérieusement, difficile de trouver les mots, après ce déluge d'images. Des poèmes émouvants, qui prennent à la gorge.
Attention : il y a un doublon pages 10 et 12, deux fois le même poème. Ou alors, c'est pour redoubler notre plaisir !
J'avais oublié...
... la note. Mais peut-on vraiment noter la poésie ?
On note comme on peut
... mais c'est sûr que ça vaut plus de dix. Je viens de lire "Corne de brume" en parallèle à "L'amour en feu". Non , ce n'est pas du tout du Verlaine finalement, et pas tout à fait du Rimbaud, sauf parfois par le rythme et le choix terrible "ou l'absolu ou la mort" . Peut être du tres bon Eluard, en plus
violent (mais pas tant que "L'amour en feu").
Une oeuvre manifique se dessine qui va traverser le siècle terrible (ça on le sait par "Mémoire de la mer", avec son char d'utopies (ça on le sait par "Cité de solitudes").
Mais jusqu'où va monter la poésie de Francine Ségeste ? Et pourquoi ces merveilles seulement maintenant ?
"En fin d'adolescence " dit l'auteure ? ben mon vieux, avec un tel bagage, la vie sera bien exigeante.
Hé ! Hé ! J'ai lu...
Je n'aime pas le titre. Corne de brume. "Corne " pour moi ne peut avoir de puissance poétique que dans un contexte savant. Je ne suis pas friand de la poésie en petites phrases-cliché alignées. Marteau de la nuit/ coeur nu de la terre.etc... Coeur nu fait penser à cornue. On en revient à "Corne " Corne de brume.
Vers libre et corne de brume
Chouette ! « L’auteur le plus populaire d’ILV » (selon sa notice) plonge la main dans le cambouis et se lance dans la critique constructive de Ségeste. Lui qui n’aime pas le vers libre et court, comme on le voit dans ses propres œuvres, prend son courage à deux mains et vient corriger le dernier vers de la page 32 de la seconde partie de « Destin de sable ». Dommage : ça vient de sortir chez ILV-édition. Quelques semaines plus tôt l’auteure aurait peut-être pu en tenir compte. L’Histoire a de ses rendez-vous manqués…
Bon, il fait trois critiques.
1. Une rédhibitoire : il n’aime pas le vers libre et court. Ca , Ségeste n’y peut rien :c’est son style. On va pas rentrer ici dans le débat de la poésie moderne comme Pangloss dans sa critique du bel ensemble en vers réguliers de Vincent Jost. Même Aragon dans sa « Diane de France » a fait son autocritique, ça n’a pas empêché des gens comme Edouard Glissant de continuer. On les mettra jamais en chanson, na !
Et deux critiques constructives, enfin, « constructives » en filigrane.
2. « Corne de brume » est un titre mal choisi. Mouais. Corne, en littérature, c’est en effet ou bucolique (les vaches) ou allégorique (corne d’abondance). Ségeste en fait entrer un troisième type en littérature : la Corne de brume, qui rejoint avantageusement la Trompette marine, déjà prise par Apollinaire. Moi j’aime bien la sonorité de « Corne de brume » , cet accent sur la première syllabe qui se perd dans les 3 suivantes assourdies (et la dernière, féminine en plus !), le mot brume par son sens accentuant ce glissement. Je serais Ségeste, je garderais ce titre pour la prochaine édition.
3. Ensuite la troisième critique éclaire la seconde. En lisant « cœur nu » Bernard pense à « cornue » et donc relit le titre en pensant « corne-cornue », et donc attend un contexte savant. Ce qui montre que Bernard sent remarquablement bien qu’un poème isolé n’est pas pareil qu’un poème en recueil.
La question devient donc : Ségeste aurait-elle pu éviter qu’en utilisant « cœur nu » elle ne sabote son titre « Corne de brume » en faisant penser à « cornue » ?
D’abord, beaucoup de lecteurs/trices ont ils été choqués ? Moi, qui l’ai relu plusieurs fois, ce recueil (et y ai repéré bien des scories que j’ai communiquées directement à l’auteure, laquelle en a le plus souvent tenu compte, mais pas toujours), je n’avais pas remarqué celle-là. Ni maintenant d’ailleurs : « cœur nu » ne me fait toujours pas penser à « cornue ». Me manque une synapse ? Mais il y a au moins un lecteur pour qui ce phénomène auditif (« paronomase ») se produit…
Faut-il en tenir compte ? Pas focément, car tout lecteur ou lectrice ne partage pas la haine de Bernard pour le vers libre, qui par exemple lui fait citer de travers « Le marteau de la nuit/ Le cœur nu de la terre ». Or c’est justement un des rares alexandrins en « rythme national » (comme dit Mallarmé : 3-3, 3-3) qu’on trouve chez Ségeste. Et comme le second hémistiche commence par un article masculin, je pense que très peu de lecteurs subira la paronomase qui perturbe Bernard.
Supposons même qu’ils la subissent (au moins un : Bernard.) Est-ce que du coup ils vont nécessairement relire « Corne de brume » comme élément de laboratoire (cornue) qui « ne peut avoir de puissance poétique que dans un contexte savant » ? J’ai là encore des doutes. D’abord parce que ce poème de la page 32 n’est qu’un parmi d’autres du sous-ensemble « Corne de brume », et l’effet collectif de recueil auquel veille avec raison Bernard vaut aussi pour les autres poèmes. L’auteure, sommée par le logiciel d’ILV de mettre un résumé, écrit « Quelques poèmes exprimant la fascination de la mort en fin de l'adolescence. » Mmmm. Oui, c’est ça aussi, mais elle oublie de dire que cette fin d’adolescence (vers 1954 , disons, selon Wikipedia) est nourrie d’une enfance et d’une adolescence de guerres. Ces poèmes mêlent les obsessions morbides de la jeune adolescente (virgin suicides) à l’actualité proche : bombes, fusillés. Le co-texte n’est pas savant, Bernard a raison, mais justement « corne de brume », l’idée de danger masqué, de résistants aux abois s’appelant à travers Brocéliande, colle très bien à l’ensemble du sous-recueil.
En tout cas merci à Bernard d’avoir surmonté sa répugnance pour le vers libre pour venir discuter dans le détail l’œuvre d’une voisine qui n’est pas de sa « tendance ». C’est si rare sur ILV !
Hé ! Hé ! Lancelot...
Je n'ai pas "discuté dans le détail" l'oeuvre de Ségeste, ni même son poème. Autre point : je n'ai rien contre les vers libres, seulement contre ceux qui se croient libres d'être des vers.
J'ai lu
Et et.... j'attends