L'ASSASSIN
Ce tueur en série avait de quoi être fier... Il pouvait se targuer d'avoir tenu en échec les plus fins limiers du quai des orfèvres car chacun de ses crimes était un bijou : la précision de l'horloge, l'esthétique du cousu-main, la perfection faite meurtre.... Et ses nombreux forfaits avaient toujours été si bien orchestrés que jamais, au cours sa longue carrière, le moindre soupçon ne s'était porté sur sa personne. Cependant, malgré cette belle réussite, le serial killer restait sur sa faim... Avait-il soif d'autres victimes ? Non... Tuer ne le passionnait plus guère. Il avait d'ailleurs mis fin à ses activités et jouissait maintenant d'une paisible retraite. Alors quoi ?... C'est son énorme ego qui le faisait souffrir ! Son oeuvre, pensait-il, méritait pour le moins l'attribution d'un prix Nobel ! Mais pas une âme pour partager sa gloire et jouir de son génie ... Ce travers de personnalité allait l'entraîner sur la mauvaise pente.
Rongé par l'amour-propre, il décida d'aller confesser ses pêchés capitaux à un prêtre. L'idée était astucieuse : il bénéficierait ainsi d'une oreille attentive en toute impunité car sous le sceau du secret. L'homme d'église, pourtant fin connaisseur, montra fort peu d'enthousiasme et je crois même qu'il s'endormit au récit détaillé des deux cent quarante trois meurtres perpétrés par notre homme qui, soit dit en passant, fut très désappointé.
Autant s'adresser à Dieu plutôt qu'à ses saints se dit l'assassin ... Dès lors, il commença à laisser traîner des indices pour mettre la police sur sa piste. Mais il les avait si bien brouillées, les pistes, que cela ne donna aucun résultat. Foi de mégalomane, ça ne se passerait pas comme ça ! De rage, il résolut de se dénoncer lui-même par lettre anonyme. Hélas, convoquée au poste, notre victime joua si finement la partie que le commissaire dut se confondre en excuses ...
A bout de nerf, au bout du rouleau mais ne voyant venir celui du tunnel, il finit par se livrer aux policiers et leur avoua tout : les noms, les dates, les lieux et tous les détails du modus operandi. Mais rien n'y fit : on le prenait pour un fou.
Alors il joua son va-tout ... et les inspecteurs de la brigade criminelle furent bien obligés de le croire quand devant leurs yeux incrédules il s'infligea l'ultime humiliation de déterrer quelques unes de ses victimes ! On a raison de dire que le crime parfait n'existe pas. Un grain de sable et ...
Alors il joua son va-tout ... et les inspecteurs de la brigade criminelle furent bien obligés de le croire quand devant leurs yeux incrédules il s'infligea l'ultime humiliation de déterrer quelques unes de ses victimes ! On a raison de dire que le crime parfait n'existe pas. Un grain de sable et ...
Chapitre suivant : LA MACHINE A REMONTER LE TEMPS