Le réveil
Le soleil luit, étonnamment doux pour ces jours de début février. Les animaux qui s’étaient endormis, engourdis par l’hiver, se réveillent peu à peu. Ils pointent le bout du nez ou du bec pour sentir si le fond de l’air est encore frais.
Une taupe s’enhardit en rejetant les dernières mottes de terre qui la séparent des rayons de lumière. En même temps, elle sent le sol bouger, anormalement. Tout était si calme pourtant quelques instants auparavant.
Vite, elle redescend dans son trou. Mais le tremblement devient de plus en plus puissant comme si un troupeau allait passer près de son refuge. Elle se dépêche de descendre plus bas vers son nid douillet où elle était bien à l’abri. « Ouf, ici je suis en sécurité » pense-t-elle.
Mais l’onde sonore provoquée par ces êtres qui troublent sa tranquillité se ressent encore. La taupe essaie de prendre son mal en patience.
« Ces importuns ne viendront pas me déranger ici, ils ne pourront pas pénétrer dans mon trou car il me semble qu’ils sont bien trop gros pour cela. Le bruit de leurs pattes est bien trop lourd. Ces bêtes doivent bien peser une soixantaine de kilogrammes, sinon plus pour certaines. »
Non loin de là, le pic vert réveillé en sursaut par tout ce remue-ménage, tente de regarder à l’extérieur de son trou. Comme il est dans un grand arbre, il peut voir loin.
Il se met à ricaner bruyamment pour alerter ses congénères. « Surtout restez à l’abri, ne vous faites pas voir, nous sommes attaqués ».
Les autres animaux de la forêt ont compris le message et restent dans leurs abris respectifs tout en tentant de deviner quand ce chari vari va se terminer et quand ils pourront enfin profiter du premier jour de douce chaleur.
Un écureuil décide de sortir, le bruit est assourdissant. Il remarque que non seulement les importuns courent dans tous les sens mais ils émettent des sons et des cris. Ils vont et viennent par petits groupes. Les plus petits avancent plus vite que les autres puis s’arrêtent en hurlant jusqu’à ce que les grands les rejoignent. Du haut d’un grand arbre, l’écureuil est affolé, il y en a tant et tant de ces grosses bêtes, jamais il n’aurait cru cela possible. Le flot est incessant, il y en a qui arrivent et d’autres qui les croisent. Le grand chemin qui traverse cette partie des bois est taché de points sombres ou colorés qui se déplacent et tout à coup, il entend :
Un écureuil décide de sortir, le bruit est assourdissant. Il remarque que non seulement les importuns courent dans tous les sens mais ils émettent des sons et des cris. Ils vont et viennent par petits groupes. Les plus petits avancent plus vite que les autres puis s’arrêtent en hurlant jusqu’à ce que les grands les rejoignent. Du haut d’un grand arbre, l’écureuil est affolé, il y en a tant et tant de ces grosses bêtes, jamais il n’aurait cru cela possible. Le flot est incessant, il y en a qui arrivent et d’autres qui les croisent. Le grand chemin qui traverse cette partie des bois est taché de points sombres ou colorés qui se déplacent et tout à coup, il entend :
- Regarde papa, un écureuil, il est beau, tu crois qu’il viendra près de nous.
Mais l’écureuil est déjà reparti, il va dire aux autres que l’après-midi est déjà bien avancé et que bientôt, ils pourront sortir à leur tour.