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Ma Triste Confession aux Auteurs d'ILV

- Par Bernard Lancourt

-
- Date de publication sur In Libro Veritas : 16 janvier 2008 à 23h05
- Dernière modification : 4 juillet 2010 à 14h42
- L'auteur
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hé hé hé, tu t'es dénoncé...
Donc Bernard Lancourt n'est plus et vous lui avez volé son pseudo!
Qui est donc derrière???
Qui est la bien aimée???
Je déclare la chasse ouverte! Nous ne pouvons accepter un tel état de fait.
Wicked, repère l'adresse IP dont se sert ce sacripant et compare la à celle dont se servent les autres membres...
La vérité sera peut être dure à avaler, mais nous l'obtiendrons!
A bientôt sur d'autres vers
oui là...
Je cherche le mot qui me viens et je dirais simplement génial...Si c'est réél mon berni je te souhaite d'être heureux le plus longtemps possible et si ça ne l'es pas, tu as vraiment un imaginaire de génie :)
Je m'en veux d'aimer vos écrits...
parce que dans vos critiques, vous n'êtes ni tendre ni explicite. Mais tant pis, ne soyons pas trop susceptible. Je préfère, et de loin, votre prose à vos poésies. Si je puis me permettre. hé hé ;-)
L’imagination de l’écr...
L’imagination de l’écrivain est sans limites. Pour notre plus grand plaisir, vous venez de nous en faire une brillante démonstration.
Hé ! Hé ! Merci à tous
Signé : X
C'est bien simple, de...
C'est bien simple, de blonde aux yeux verts, je n'en vois qu'une, ici. Son avatar porte même un masque...
Mais bon, je ne connais pas toutes les blondes d'ILV^^
Quant au pauvre pseudo usurpé...tout le talent d'un auteur consiste à introduire le doute dans l'esprit du lecteur : fiction ou réalité ? Bernard y parvient fichtrement bien.
D'emblée, la vraissem...
D'emblée, la vraissemblance est là: cela se passe sur ILV, et le je qui parle est B. Lancourt. On doute. On se demande même si vous ne l'auriez pas tué de vos mains,ce jeune auteur, si l'on s'en réfère à vos propos parfois assassins sur ILV.
Mais on se ravise au fur et à mesure de la progression de votre texte(que j'avoue avoir lu, relu et encore relu), car un simple usurpateur d'identité ne peut pas produire une nouvelle aussi ingénieuse.
(Je vous en pardonnerai presque pour vos critiques sarcastiques...non, je plaisante.)
Je ne m'adresse pas à la personne B. Lancourt mais au génie qui l' habite...
Hé ! Hé ! Pardon à Canelle...
Je suis grossier. J'essaye de me corriger. C'est sans doute le travail (le boulot qui me donne à manger - et aux autres (je suis garçon de café)-). Pardonnez-moi si je vous ai offensée. Votre générosité me donne des remords. Encore pardon devant tout le monde.
X.
Du grand art.
La curiosité, le doute et le malaise suscités par ce récit, cette confession ? sont à la fois terribles et exquis.
cette curiosité, ce doute et ce malaise... sont-ils aussi signés X ?
Parfois
La Vérité est trop belle ou trop affreuse pour être suivie au pied de la lettre.
Un bel essai sur l'inconsistance d'être toujours soi-même... surtout lorsque les autres nous inspire plus que nous-mêmes et ce que l'on vit tous les jours.
Un écrivain est un voleur, un menteur et un joueur. Que ce vol en soi un d'identité, que ce mensonge soit une étrange vérité qui dérange, que ce jeu soit aussi grave ou plus légère que la vie elle-même que l'on porte devant soi trop souvent... au risque d'oublier d'être soi... et au plaisir de voir quelqu'un d'autre véritablement notre place au sommet de notre Art.
Un cadeau joli comme une comète qui passe. Je fais un voeu. Après tout, ce n'est pas tous les jours que l'on voit pareil lumière fugitive éclairée notre espace : le cyberespace.
Un espace ou le vrai et plus faux que nature et ou le faux peut recevoir tous les mérites du vrai sans être plus brûlant et plus vivant que la Nature.
Bravo au garçon de café ! Mais je préfère boire du jus de fruit, cher monsieur Lancourt. ;-) Le fruit de ma passion pour l'écriture.
Bravo
Bravo. Bravo. Sept fois bravo !
Au départ, c'est bien...
Au départ, c'est bien concentré autour de l'idée du pseudo, et l'attention du lecteur est attirée, car un pseudo n'est ni un nom et un surnom.
Oserai-t-on dire que c'est un masque? pas sûr, puisque l'Autre (lecteur ou pas) est derrière son écran, et pas plus que l'auteur n'a pas besoin de masque pour ne pas être découvert ou rester incognito.
Cependant la seule hypothèse de l'Autre peut suffir, tant il est vrai que l'on peut s'imaginer apparaître à un Autre que nous anticipons présent ou que nous imaginons. Ainsi l'amoureux se voit déjà, aperçu par sa belle, et s'anticipe comme pouvant lui plaire.
Bref le pseudo donne de nouvelles possibilités modernes à une situation virtuelle, bien que, une fois que l'on a lâché le mot de "virtuel", on s'imagine avoir tout dit, alors que rien n'est pensé.
C'est pourquoi le texte de Bernard Lancourt attire l'attention du lecteur, car chacun de nous sur Internet croit innocemment que le pseudo le cache, au lieu que cette liberté révèle davantage de lui.
Peut-être que derrière le pseudo se cache une nouvelle possibilité de se dire, car le pseudo est peut-être une invention qui permet l'accès à une certaine vérité, même si les locuteurs sont saisis en dehors des griffes de l'existence, ou de la soit-disant "réalité" des situations.
Donc il se pourrait faire qu'un intervenant usurpe un pseudo déjà existant, ou encore liquide son porteur, ce qui voudrait dire que dans le monde réel le porteur du pseudo meurt en deça de son écran, et que seule subsiste au-delà de ce même écran son pseudo.
Mais l'affaire se complique quelque peu si ce pseudo a acquis dans l'espace cybernétique une certaine notoriété, comme si quelqu'un, une personnalité inexistante en corps mais bien captée par tous les lecteurs, avait trouvé une consistance plus certaine que ce même corps mort en-deça de l'écran, de toute façon déjà inutile.
En deça de l'écran il est donc possible qu'un corps meurt, ou que s'éteigne une certaine psychée au reflet désormais vide, ou encore, qu'un corps en remplace un autre, mais la question se pose de maintenir en ligne la réputation du pseudo, autrement dit, de continuer à écrire sans décevoir le lecteur, tout en se faisant passer pour le premier proprétaire du pseudo.
Cette idée rejoint celle déjà classique du meurtre de l'original par jalousie, de manière à en prendre la place au yeux du public.
Donc pas soi-même cette idée du pseudo pourrait faire une bonne nouvelle, à partager entre le pseudo, le public des lecteurs, l'écrivain original derrière le pseudo. L'usurpateur de ce corps original s'installe en-deça de l'écran pour s'emparer d'une réputation de laquelle il ne profite pourtant pas dans on existence objective, celle de son entourage immédiat de l'existence, mais réputation dont il peut tout de même se gaver au point de rstaurer un certain corps.
Car le paradoxe d'internet c'est de se faire une réputation sans être vu, comme un acteur de renom qui se passerait de l'applaudissement du public, ou du moins des pplaudissments de la salle.
Le problème c'est que le texte pour ainsi dire se déconcentre de deux façons, d'une part en introduisant l'idée que le narrateur profite de la mort du porteur du pseudo déjà célèbre, simplement pour séduire sa belle. On ne nous dit pas si celle-ci est virtuelle ou pas. Dès lors nous rejoignons l'idée de la séduction et de la jalousie, de l'appropriation de l'identité d'un autre à seule fin de séduire, ce qui bien entendu est un problème de fond en ce bas monde, puisque les simulacres et les faiseurs prennent la place des originaux afin de séduire ces dames.
Ensuite le texte se délite aussi dans sa forme, ou dans son style, mais là chacun appréciera. Ce serait un peu comme si sur la fin le style n'était pas à la hauteur de l'idée créatrice de départ, ou comme si le corps du texte ne parvenait pas à se rassembler autour de cette idée, qui du moins selon moi reste peu exploitée.
Reste que l'on peut imaginer , à l'instar de Saliéri soit-disant jaloux de Mozart (dans le film qui nous est montré), qu'un homme puisse être jamoux d'un autre et, ne s'aimant pas lui même dans le reflet d'une réputation attendue qui manque à venir, puisse désirer devenir l'autre et prendre sa place, ne serait-ce qu'aux yeux d'un public, et relativement à une image de soi que ce même public pourrait enfin donner à voir.
On en resterait à une forme pour ainsi dire transcendée du narcissisme, où l'image de soi a besoin des autres pour se montrer gratifiante, mais sans pour autant que se manifeste pour cause ou alibi de cette manoeuvre, comme dans le texte de Lancourt, l'idée d'une belle à séduire. Il eût en effet suffi de replacer le contexte médiatisé Salieri/Mozart dans une version moderne avec pseudos.
On pense aussi, en lisant la nouvelle de Lancourt, à un certain adolescent nommé Rimbaud, qui déjà à 17 ans s'il n'était pas vraiment célèbre à son époque l'est devenu plus tard et au même âge, comme si jamais il n'avait été besoin de vieillir pour mûrir et parfaire son art.
C'est que certains, assez rares il est vrai pour être remarqués, dès la crèche sont déjà réalisés, alors que bien d'autres rament toute leur vie sur les galères de l'Art,pour devenir quelqu'un dans le miroir des autres.
Mais peut-être que Lancourt s'est rendu coupable d'un meurtre d'un vieux papa de 17 ans nommé Rimbaud, qui comme en retour du refoulé revient sur Internet, tant il est vrai que "ce qui est refoulé dans le réel revient dans le virtuel", cela dit pour détourner un bon mot de Sigmund, dont tout un chacun saura reconnaître le sien.
Nous savons ici par un aveu de notre auteur ce qu'il pense de Rimbaud, et sans doute Lancourt a assis Rimbaud sur ses genoux, et il l'a injurié.
Aussi en deça de l'écran où pourrit lentement le cadavre du poète que la traumaturgie médiatique prétend avoir laissé mourir alors qu'il lui a fait depuis longtemps ses adieux; en deça de l'écran donc et à la place du corps se concocte une nouvelle alchimie pour la conquête de la gloire, ou une nouvelle ontologie de l'indifférence face à l'idée assez crapuleuse de la réussite littéraire. Mais tout comme la mort du poète Rimbaud n'entraîna pas celle de son homme, espérons que la mort du corps de l'adolescent n'entraînera pas celle de la poésie.
Plus qu'une boutade, j...
Plus qu'une boutade, je pense que ce texte est une vraie lettre d'amour à ILV. Une belle écriture, avec des accès poétiques. J'y ai vu de le travail de l'émotion et ça m'a plu.
Petit bémol : hihi haha héhé à la fin.
un texte à la manière ...
un texte à la manière de Stephen King qui a beaucoup écrit sur l'écrivain et son double, le plagiat et le fameux pacte avec le Diable sur le vol des droits d'auteur...
Personnellement je vis bien avec mon pseudo a tel point qu'il est devenu un deuxième moi même.Dans la vraie vie quand les gens m'appellent Jean Marcel je sais que c'est de l'autre qu'ils parlent
bravo
...je dois vous avouer...
...je dois vous avouer que je suis agréablement surprise de lire votre lettre autobiographique ou pseudobio-graphique (il est vrai que je désapprouve certains de vos commentaires blessants faits à d'autres auteurs)- où se mêlent la beauté et la cruauté, le tout écrit comme si "vous" n'aviez plus rien à perdre ou presque , avec les trippes. C'est réussi,
sauf pour la fin, là je n'ai pas aimé
...le pseudo : une Liberté ? ou une pseudo liberté ?
Décidément, j'aime mie...
Décidément, j'aime mieux les critiques de Sonia que les œuvres de la "Traumsen".
Le truc de Bernard ? Beaucoup mieux que ses poèmes.
Le mauvais truc, l'ironie de la fin qui n'arrive pas à cacher l'émotion du texte, ... mais qui la casse !
J'ai apprécié l'idée et la forme.
Je regrette le PS qui me semble de trop et j'aurai bien aimé que soit plus développée l'idée de "devenir l'autre", il y aurait eu beaucoup à dire et moyen d'aller plus loin.
Les émotions sont bien servies par les mots et le style, c'est un très bon moment de lecture.