Prolifération
Une maladie génétique rarissime a détruit mon existence, me clouant de façon définitive dans cette pièce isolée de l’extérieur. Branché à un appareillage compliqué qui me maintient en vie, mes cellules prolifèrent, se multiplient à un rythme ahurissant.
Un seul visiteur, qui se prétend mon père, vient me voir. Il me surnomme affectueusement son tas de viande. Papa prend soin de moi, me dit de garder foi en l’avenir, même si je n’y crois plus.
Chaque matin, à l’aide d’un couteau aiguisé, il taille dans ma masse, élimine les surplus de chair, avant de les présenter à l’étal de sa boucherie.
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